La 5e édition de Rivières des Lumières fera appel à la communauté latine de Sherbrooke. Sur la photo, Kristelle Holliday, directrice générale et codirectrice artistique du Théâtre des Petites Lanternes, Danielle Berthold, mairesse suppléante et conseillère municipale, et Angèle Séguin, directrice artistique du Théâtre des Petites Lanternes.

Rivières de Lumières à saveur latine

SHERBROOKE - La culture latine sera à l'honneur lors de la 5e édition de Rivières de Lumières, qui se déroulera du 23 au 29 septembre. Le toujours très populaire déambulatoire de lanternes se tiendra quant à lui le 28 septembre.

« Nous avons eu une expérience positive l’an dernier avec le festival Accès Asie et ça nous a donné le goût d’intégrer une communauté culturelle », indique Kristelle Holliday, directrice générale et codirectrice artistique du Théâtre des Petites Lanternes. « Il y a plus de 3000 personnes d’origine latine qui habitent à Sherbrooke. C’est une présence assez grande. Nous voulons leur donner une place, mais pas de manière folklorique. Nous souhaitons intégrer la vision artistique d’un peuple à l’intérieur d’un projet qui existe déjà. »

« Notre ADN est de créer avec les communautés », ajoute Angèle Séguin, directrice artistique du Théâtre des Petites Lanternes. « Rivières de Lumières s’inscrit de plein fouet dans ça. C’est un festival qui s’ouvre à des artistes issus de la diversité qu’on ne connaît pas, qu’on ne voit pas, sans savoir qu’ils sont sur notre territoire. Là, non seulement nous les invitons, mais ils portent avec nous une vision artistique de l’événement. »

Parmi les différentes activités à saveur latino-québécoise, les curieux pourront se rendre une table ronde (le 26 septembre au Centre des arts de la scène Jean-Besré) portant sur la participation et l’intégration des artistes latino-américains dans l’environnement québécois d’aujourd’hui. Le 24 septembre, une projection spéciale du film Jericó, le vol infini des jours de la réalisatrice colombienne Catalina Mesa sera tenue au Centre des arts de la scène Jean-Besré et sera suivie d’une discussion.

Dès le mercredi 25 septembre, les festivaliers pourront aussi admirer les œuvres d’Estella Lopez Solis et Camila Vasquez par l’entremise de l’exposition À travers les lignes au Café Général. Lors du dernier jour du festival, les amateurs de poésie et de musique pourront terminer le week-end en compagnie de l’auteur-compositeur-interprète argentin franco-québécois Tomas Jensen et plusieurs auteurs latino-québécois.

Un déambulatoire raccourci

Malgré les dizaines d’activités, la pièce maîtresse de Rivières de Lumières reste sans aucun doute le déambulatoire. Il sera d’ailleurs un peu plus court que les années passées.

« Nous avons réalisé ce qu’était la formule gagnante l’an dernier, mentionne Mme Holliday. Nous voulons que les gens puissent vivre un moment magique à travers les rues du centre-ville, sans que ce soit trop long, pour qu’ils ne se fatiguent pas et arrivent au marché de nuit à une heure raisonnable. L’idée est de ne pas dépasser 90 minutes. »

Le Théâtre des Petites Lanternes a également lancé lundi le projet d’une résidence artistique.

« Nous invitons les artistes à déposer un projet pour venir nous rejoindre une semaine ou deux, résume Mme Séguin. Nous voulons installer un dialogue avec eux. Ensuite, nous allons inviter ces artistes à venir travailler sur nos créations. »