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Simon Delisle est fébrile à l’idée de retrouver la scène pour présenter son spectacle solo <em>Invincible</em>.
Simon Delisle est fébrile à l’idée de retrouver la scène pour présenter son spectacle solo <em>Invincible</em>.

Rire des épreuves de la vie avec Simon Delisle

Émilie Pinard-Fontaine
Émilie Pinard-Fontaine
La Tribune
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Après avoir écrit pour plusieurs humoristes et projets et avoir été partiellement arrêté par la pandémie, Simon Delisle foule les planches du Théâtre Granada avec son nouveau spectacle solo Invincible. Fruit de ses dix dernières années de travail en tant qu’humoriste, ce spectacle sans flaflas aborde les épreuves que l’on surmonte et qui nous permettent d’apprécier encore plus la vie,

« Je dirais qu’Invincible, ce sont des numéros qui vont dans tous les sens, un stand-up très pur, un tabouret avec une bouteille d’eau et un micro, pas de flaflas, une heure et quart de blagues. Et on a beaucoup de plaisir », lance Simon Delisle.

Pour celui qui est atteint de polyendocrinopathie de type 1 (une dysfonction des glandes incurable qui le prive de ses cheveux et l’empêche de sécréter de l’adrénaline) et de diabète de type 1, parler de son parcours atypique et des épreuves qu’il a vécues est une évidence, mais avec Invincible, il aborde aussi les influenceurs, les complotistes, la vasectomie et plus encore.

« Ça va vraiment dans tous les sens. J’aime calibrer mon humour un peu comme une bande dessinée, donc avec beaucoup d’images fortes », précise-t-il.

Si Invincible est un spectacle que Simon Delisle avait tout d’abord écrit avant la pandémie, il a beaucoup évolué avec le temps. 

« Entre-temps, j’ai gagné Le prochain stand-up, j’ai fait des galas, j’ai fait beaucoup de numéros qui finalement ont été portés à la télé. Alors j’ai écrit du nouveau matériel pour faire évoluer le spectacle », mentionne-t-il.

L’humoriste ressent une grande fébrilité à l’idée de remonter sur scène pour enfin présenter ce spectacle solo.

« Même si les salles ne sont pas pleines pour les raisons qu’on connait, il y a une ambiance électrisante. Dans tous les spectacles que j’ai faits jusqu’à maintenant, l’énergie était là, l’enthousiasme était là, les gens sont contents d’être là. Donc je ne suis pas nerveux, j’ai juste très, très, très, très hâte. Je fais beaucoup de travail d’écriture et j’aime beaucoup ça, mais la scène, ça reste mon premier amour et mon amour absolu », lance-t-il.

Allier écriture et scène

En effet, Simon Delisle est reconnu comme auteur sur de multiples projets à titre de concepteur, auteur et conseiller aux textes. Nommons entre autres les spectacles de Rachid Badouri, Mariana Mazza, Dominic et Martin, Emmanuel Bilodeau ainsi que de nombreux galas Juste pour rire.

« J’aime beaucoup ça, travailler pour d’autres, que ce soient d’autres humoristes ou d’autres projets, parce que ça fait travailler une autre partie de mon cerveau. On dirait que, quand j’écris pour d’autres, vu que j’ai une distance émotionnelle par rapport aux textes, je peux me laisser aller d’une autre façon », précise-t-il.

« J’aime ça, avoir plein de petits projets différents qui gravitent en même temps, ça me permet d’être très rigoureux, de travailler beaucoup et de ne jamais avoir l’impression de m’ennuyer », continue-t-il.

Même si le travail d’auteur peut parfois être ingrat, l’humoriste ne pourrait s’en passer.

« Autant le travail à l’ordinateur peut être laborieux, la récompense qu’on a quand on monte sur scène est complémentaire au travail qu’on fait comme auteur. La combinaison des deux me permet de rester heureux », mentionne-t-il.

  • Vous voulez y aller?
  • Invincible
  • Simon Delisle
  • Vendredi 18 juin, 20 h 
  • Théâtre Granada
  • Entrée : 25 $