Les médecins Alain Vadeboncoeur et Hugo Viens, et l'étudiant au doctorat en médecine, Frédéric Cloutier

«Les médecins n'ont pas besoin d'argent»

BLOGUE / Les médecins seraient-ils tous prêts à geler leur salaire pour injecter plus d'argent dans le système de santé? Deux médecins, Hugo Viens et Alain Vadeboncoeur, et un étudiant en médecine de l'Université Laval, Frédéric Cloutier, ont unis leurs voix pour manifester leur désaccord au sujet de l'augmentation des salaires des médecins de 2 milliards $ en 10 ans, sur le plateau de «Tout le monde en parle» dimanche soir.

«Les médecins n'ont pas besoin d'argent en ce moment, on s'entend très bien là-dessus. Mais ils espèrent que le réseau fonctionne mieux et que les patients aient plus d'accès», affirme l'urgentologue Alain Vadeboncoeur, qui déplore que ses collègues s'expriment rarement sur la place publique sur ce sujet. Le bon docteur a lui-même hésité à accepter l'invitation de Guy A. Lepage, alors que la présidente de la Fédération des médecins spécialistes, Diane Francoeur, elle, a tout simplement refusé. Leurs collègues risquent-ils de ne pas aimer leur intervention? «On va voir lundi. C'est pas monolithique la profession médicale», affirme le médecin.

Alain Vadeboncoeur n'a pas voulu signer la pétition demandant la démission du ministre Gaétan Barrette, soulignant qu'il a perdu beaucoup de pouvoir ces derniers mois. «La vraie pétition c'est quand même dans quelques mois», a rappelé l'urgentologue, visant les élections. Celui-ci a été interpellé par la lettre qu'a signée Frédéric Cloutier, étudiant au doctorat, dans laquelle il affirme avoir honte de dire qu'il deviendra médecin et souligne l'iniquité avec les conditions des autres professionnels de la santé.

Pas d'étoile du match dans cette édition qui manquait d'éclat et n'a jamais vraiment levé. Plus tôt, il a été plus question de caca que de Gémeaux dans l'entrevue avec Jean-Philippe Wauthier, seul animateur du gala de la télévision cette année. C'est qu'une dame est venue déféquer sur son terrain, filmée par la caméra de surveillance de l'animateur. Les recherchistes ont trouvé le nom de la fautive, remis secrètement dans une enveloppe à Jean-Philippe Wauthier.

L'animateur n'a pas reparlé à Éric Salvail depuis le scandale. On a revu un passage prémonitoire de leur numéro de l'an passé, où Wauthier affirmait qu'il se passerait de Salvail l'année suivante. Le beau dimanche, qu'il animera pour une deuxième saison cet été en compagnie de Rebecca Makonnen, recevra sûrement plus de politiciens avec l'élection provinciale qui s'en vient à l'automne.

De retour au Parti Québécois après un exil de sept ans, Jean-Martin Aussant répète qu'il ne se présentera pas dans la circonscription d'Agnès Maltais à Québec, mais dans la région de Montréal, où il habite maintenant. «On y réfléchit encore», dit-il. M. Aussant n'est pas un partisan d'un référendum rapide, mais croit qu'il faut prendre le temps de convaincre la population des bienfaits de la souveraineté.

Très prudent, il n'y est pas allé de déclarations fracassantes et est resté très prudent. PKP au PQ? Tant mieux si tous les souverainistes unissent leurs forces, répond-il. Selon lui, tous les partis sont plus populaires que leur chef, y compris le Parti Québécois. «Il faut arrêter d'attendre que ce soit notre tour, il faut y aller tout le monde ensemble.» Le pire défaut de son parti? «Tout le monde au PQ pense qu'il devrait être chef.» Celui des libéraux : «L'histoire.» De la CAQ : «Les coups d'éclat.» De Québec solidaire : «Manque de souplesse.»

Malgré le scandale sexuel qui ébranle Oxfam Grande-Bretagne, dont les activités ont été suspendues en Haïti, la ministre canadienne du Développement international, Marie-Claude Bibeau, refuse de couper les vivres aux branches québécoise et canadienne de l'organisme. Le spécialiste de l'aide humanitaire François Audet partage sa position. «Si on ferme la shop aujourd'hui, je peux vous assurer que l'équilibre mondial en dépend», dit-il, rappelant que le scandale en Haïti est l'affaire de «crapules qui ont profité du système.»

À quoi ressemblerait la carrière de Philippe Brach s'il avait participé à Star Académie? L'artiste avait été accepté aux auditions, a considéré la chose, mais ne voulait pas signer le fameux contrat de Productions J, qui liait les candidats pour cinq ans. «Je me suis dit : si je me fais chier, je vais me faire chier longtemps.» Il a ensuite vu Ginette Reno faire de l'aquaforme dans l'émission avec les candidats : «Si tu me demandes si je regrette, depuis ce moment-là, je regrette pas pantoute!» dit-il.

Brach, qui trouvait qu'on avait trop vu sa face, a eu l'idée de se présenter mi-homme, mi-animal sur la pochette de son album Le silence des troupeaux. Autre preuve qu'il ne fait rien comme les autres : avant l'album, il a imaginé un canular avec 2Frères et Paul Daraîche pour lancer une fausse chanson, un geste insolite mais tout à fait cohérent avec le propos de l’album.

Le mouvement #moiaussi fait changer l'humour : les blagues de mononques n'ont plus leur place. «C'est pas de la censure, c'est de l'évolution», croit Simon Olivier Fecteau. Celui qui lance de nouveaux épisodes d'En audition avec Simon pense néanmoins qu'on peut encore rire de tout, encore faut-il trouver la manière. De toutes les critiques du Bye Bye, le commentaire de Léane Labrèche-Dor, qui trouvait qu'il ne parlait pas suffisamment de #moiaussi, est celui qui l'a fait «le plus chier». «Je ne critiquerais pas mes confrères, consoeurs comme ça», a-t-il dit, plaidant que trois ou quatre sketchs du Bye Bye s'inspiraient du mouvement. «Notre but, c'est que ce soit drôle.»

Était-il trop présent dans son propre Bye Bye? «J'ai toujours joué dans mes projets. Je suis le seul gars qui m'engage», a-t-il répondu.

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