Richard Therrien
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<em>Star Académie</em>: plus humain, moins de potins

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Star Académie: plus humain, moins de potins

CHRONIQUE / Star Académie n'a jamais été Loft Story, mais avait son côté voyeur. Tout cet aspect un peu racoleur de la téléréalité, la nouvelle production n'en veut plus: le Star Académie de 2021, qui apparaîtra cet hiver à TVA, se concentrera sur la musique et sur l'humain.

Le diffuseur a fait cette promesse mardi en dévoilant les grandes lignes de ce retour très attendu, signé Productions Déferlantes. «On a opté pour une approche très humaine, de type documentaire d'observation. On ne souhaitait pas être très voyeurs et invasifs», explique le vice-président des contenus originaux chez Québecor Contenu, Denis Dubois, à quelques jours de la tournée d'auditions à travers le Québec et le Nouveau-Brunswick.

Des 100 meilleurs qu'ils auront trouvés, 22 seront choisis pour prendre part au camp de sélection, qui fera l'objet de deux émissions spéciales en janvier. Quinze d'entre eux seront sélectionnés pour former la cohorte 2021 et participer au premier de 12 directs en février.

S'il y avait un nom qui ne circulait pas parmi les animateurs potentiels, c'était bien celui de Patrice Michaud. L'auteur-compositeur-interprète qui a pondu les succès Mécaniques générales et Kamikaze fait ses débuts comme animateur, à la barre des variétés du dimanche soir. Il avait déjà reçu d'autres offres d'animation depuis deux ans, mais celle-ci arrivait à point. «La musique sera au premier plan. C'est la différence entre l'ancienne mouture et l'actuelle: j'ai eu l'impression qu'on me proposait l'animation d'un spectacle de musique à la télé, plus qu'un spectacle de télé avec de la musique.» L'émission quotidienne, présentée comme un docu-réalité, n'aura plus d'animateur.

Le nom de Mika avait déjà été dévoilé au poste de directeur artistique, mais c'est Lara Fabian qui hérite du titre de directrice de l'Académie, un rôle tour à tour joué par Josélito Michaud, Denise Filiatrault, Denis Bouchard et René Angélil dans l'ancienne version. Gregory Charles, de l'équipe de profs de l'édition 2012, reprend du service en compagnie d'Ariane Moffatt. Deux autres profs seront annoncés bientôt.

Gregory conserve d'excellents souvenirs de son rôle de professeur. «Star Académie, c'est une saison de Formule 1. On a 15 bolides et il faut les amener chaque semaine en course», dit-il, se souvenant des tourments, des remises en question et des défis de ses étudiants, avec qui il a gardé contact. Par ailleurs, on a créé un nouveau cours d'identité artistique, qui sera attribué à plusieurs profs invités, dont Anne Dorval, Yannick Nézet-Séguin et Pepe Munoz, le fameux danseur et chorégraphe de Céline Dion. Celle-ci viendra-t-elle faire son tour aux variétés du dimanche? On n'en est pas là, répond Jean-Philippe Dion. On annonce aussi un laboratoire de création et une chanson-thème originale, créée à 100% par des artistes d'ici, et non empruntée aux classiques de la chanson québécoise comme par les années passées.

La nouvelle production, qui arrive cet hiver à TVA, veut clairement se démarquer de la première version. On insiste sur la diversité des styles, qui faisait défaut à la cuvée d'origine, lisse et uniforme. On abandonne aussi l'élimination par genres. À l'époque, les filles éliminaient l'une d'entre elles avant que les gars en fassent autant la semaine suivante, et ainsi de suite en alternance. En 2020, ça n'a plus sa place, juge la production. Ce sont les profs et la directrice qui désigneront les académiciens qui devront se présenter en évaluation, à partir de leur performance au gala du dimanche.

C'est sûrement pour toutes ces raisons qu'Ariane Moffatt a accepté de joindre le corps professoral de cette nouvelle cuvée, elle qui, à l'époque, refusait de participer à Star Académie. «Notre industrie a tellement évolué depuis, on classe beaucoup moins qu'avant les types de musique dans des cases, quelque chose s'est démocratisé dans les styles et dans la façon de mener sa carrière.» L'idée de mettre les humains au centre du processus de création, d'insister moins sur l'aspect compétitif et sur l'ascension d'une grande star de la chanson, l'ont aussi séduite. «Aujourd'hui, je suis complètement en phase avec le mandat de l'émission et je n'ai pas l'impression de me trahir, d'aller à l'encontre de mes valeurs», affirme l'ancienne coach de La voix.

Alors qu'ils étaient pratiquement coupés du monde dans les précédentes saisons, qu'ils n'avaient droit qu'à un vulgaire appel téléphonique ici et là – rappelez-vous des conversations entre Wilfred et Denise! –, les académiciens auront maintenant accès aux réseaux sociaux et pourront même consulter les journaux. «On ne veut pas que ça les démoralise, que ça teinte leur état d'esprit, que ça crée de la mauvaise compétition dans le groupe, mais tout ça peut arriver dans la vie», explique le producteur Jean-Philippe Dion, qui évoque la possible présence d'un psychologue pour soutenir les participants. Denis Dubois y voit l'occasion de faire de l'éducation autour des réseaux sociaux. «Des fois, ça peut être violent. On va voir l'impact que ça aura sur eux.»

À première vue, tout ce qui m'irritait de Star Académie semble avoir été évacué de la nouvelle formule. J'ai moins l'impression d'assister à la fabrication d'une star, formatée, usinée, qui ne chante pas nécessairement ce dont elle a vraiment envie, et qui s'habille comme on lui a dit de s'habiller. Pourvu qu'on livre la marchandise, qu'on offre un large éventail de styles et qu'on donne beaucoup plus de lest aux candidats. Qu'on les laisse être eux-mêmes.

BON DÉPART POUR DISCUSSIONS AVEC MES PARENTS

Le clan Morency était apparemment fort attendu: le premier épisode de la saison de Discussions avec mes parents a été vu lundi par 1 107 000 fidèles sur ICI Télé, contre 507 000 pour Sucré salé à TVA. La chaîne publique a dominé toute la soirée à partir de District 31, vue par 1 633 000 accros, contre 622 000 pour Refuge animal. Mon fils obtient 709 000, s'approchant d'Une autre histoire, choisie par 777 000. Enfin, avec ses 626 000 téléspectateurs, Fragile prend les devants sur À tour de rôles, la nouveauté de Marie-Eve Janvier, vue par 419 000, et La semaine des 4 Julie, choisie par 217 000 sur Noovo. En début de soirée, OD chez nous attire ses 450 000 irréductibles.

SOPHIE CADIEUX ET ISABELLE BLAIS DANS BÊTE NOIRE

Isabelle Blais est fort occupée par les temps qui courent: en plus de ses rôles dans L'échappée et Faits divers, on la verra dans Bête noire, la nouvelle série de Sophie Deraspe (Antigone), signée Patrick Lowe et Annabelle Poisson. Dans cette minisérie de six épisodes prévue à Séries Plus la saison prochaine, où elle partage l'écran avec Sophie Cadieux, elle jouera la mère d'un adolescent ayant commis un geste impardonnable. Stéphane Gagnon, Martin Dubreuil, Zakary Auclair, Lévi Doré et Pierre-Luc Brillant apparaissent aussi au générique.

Patrice Michaud animera les variétés de <em>Star Académie</em>

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Patrice Michaud animera les variétés de Star Académie

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BLOGUE / Patrice Michaud aura la tâche d'animer les variétés du dimanche soir de Star Académie, cet hiver à TVA.

Le nom de l'auteur-compositeur-interprète ne figurait pourtant pas parmi les noms qui circulaient.

L'équipe de l'émission a aussi révélé que Lara Fabian aurait le titre de directrice de l'Académie, alors que Gregory Charles et Ariane Moffatt feront partie des professeurs de ces 15 nouveaux académiciens, qui doivent être sélectionnés dans les prochaines semaines, au Québec et au Nouveau-Brunswick.

Un nouveau cours d'identité artistique sera donné par des profs invités, dont Anne Dorval, Yannick Nézet-Séguin et Pepe Munoz, le fameux danseur et chorégraphe de Céline Dion.

La dernière édition de Star Académie remontait à 2012. Gregory Charles y était d'ailleurs professeur.

Deux émissions spéciales se consacreront au camp de sélection en janvier, avant le premier variété du dimanche en direct en février.

Parmi les modifications apportées, on a renoncé à la mise en danger des gars et des filles séparément. On annonce aussi un laboratoire de création et une chanson-thème originale, créée à 100% par des artistes d'ici.

Plus de détails à venir.

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<em>Les pays d'en haut</em>: Séraphin traverse les lignes

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Les pays d'en haut: Séraphin traverse les lignes

CHRONIQUE / Les Américains pourront bientôt suivre les péripéties de Séraphin, de Donalda, d'Alexis et de tout Sainte-Adèle. C'est que Les pays d'en haut, la série diffusée sur ICI Télé, a été acquise par Walter Presents, service de vidéo sur demande britannique, qui la rendra disponible aux États-Unis à partir de janvier prochain, me glisse à l'oreille mon rapporteur officiel. Une belle occasion de faire la piasse, dirait Séraphin.

Appartenant à la chaîne britannique Channel 4, Walter Presents a la particularité de proposer des séries étrangères qui ne sont pas en anglais et les présentent avec des sous-titres, ce qui sera le cas des Pays d'en haut, rebaptisée True North en anglais. C'est Walter Iuzzolino lui-même qui choisit les séries se retrouvant sur cette plateforme qu'il a cofondée, et à laquelle il a donné son prénom. Créée il y a quatre ans au Royaume-Uni, Walter Presents est maintenant disponible en Irlande, en Australie, en Italie, en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Walter Iuzzolino n'achète que les titres pour lesquels il a un coup de cœur, et Les pays d'en haut en fait partie.

Le sceau de qualité de Walter Presents est reconnu dans le milieu; la plateforme se targue de posséder les meilleures séries de partout dans le monde. La série signée Gilles Desjardins et inspirée de l'oeuvre de Claude-Henri Grignon est le premier titre québécois à entrer dans le catalogue de Walter Presents, qui se déploie aux États-Unis sur PBS Masterpiece, Comcast Xfinity X1 et Roku, pouvant atteindre une très large clientèle. Pour l'instant, seule la première saison a été achetée, mais les autres pourraient suivre, selon le succès obtenu par la série. True North pourra aussi être vue au Canada anglais, via Roku et PBS Prime Video Channel.

Les histoires les plus locales et typiques sont souvent celles qui obtiennent le plus de chances de voyager. François Rozon, d'Encore Télévision, qui coproduit la série avec Sophie Deschênes de Sovimage, était pourtant le premier à douter du potentiel d'exportation des Pays d'en haut. «Séraphin, le curé Labelle... on se disait, qui ça va intéresser à l'étranger? Mais Pagnol s'est exporté partout dans le monde, parce que c'est une bonne histoire, et une histoire universelle», explique François Rozon.

Walter Presents se spécialise entre autres dans les «period drama», ou drames historiques. Chef de la distribution internationale chez Encore, Chrystine Girard travaille depuis plus d'un an à vendre la série québécoise à cette plateforme, jusqu'à l'entente qui s'est conclue en mars, juste avant la pandémie. «Ils recherchent des séries de qualité qui connaissent un grand succès dans leur marché, mais qui ont un propos où le public étranger peut se retrouver. Partout au monde, il y a des défricheurs qui ont bâti leur pays, ce sont les mêmes enjeux à la base.»

Quant à nous, il faudra bientôt dire adieu aux personnages de Sainte-Adèle puisque la sixième saison, diffusée cet hiver, sera bel et bien la dernière. Le tournage, qui en est aux deux tiers, se conclura le 11 octobre, si tout va bien. Les producteurs ont trouvé des astuces pour faciliter les choses tout en respectant les règles de distanciation physique, notamment en attribuant les rôles d'Iphigénie Lepotiron et de Raphaël Lacour à Bianca Gervais et Sébastien Diaz, un véritable couple dans la vie.

DEUX CAS DE COVID CHEZ ICI PREMIÈRE

Annie Desrochers et une de ses collègues d'ICI Première à Montréal ont toutes deux contracté la COVID-19. Depuis lundi, l'animatrice du 15-18 a dû céder son micro à Karyne Lefebvre au moins jusqu'à mardi. En quarantaine, Annie Desrochers n'a pour l'instant que de légers symptômes, ce qui pourrait lui permettre de reprendre l'animation à partir de son domicile dès mercredi. «Le virus est sournois, restons solidaires. J'espère vous retrouver bientôt!» a-t-elle écrit sur Twitter, souhaitant que le reste de son équipe soit préservé. Lorsqu'elle a appris samedi dernier qu'elle avait été en contact rapproché avec une personne atteinte de la COVID-19, elle a aussitôt été testée, avant que la Santé publique l'informe le lendemain que ses résultats étaient positifs. À Radio-Canada, on a voulu rassurer les employés hier, après ces deux cas de COVID, pour un total de cinq à la radio depuis le début de la pandémie. «Nous sommes persuadés d'avoir pris toutes les précautions appropriées pour protéger nos employés. Ceci dit, nous révisons/améliorons constamment nos pratiques au fil de l'évolution de la pandémie en consultation avec les experts de la santé», a fait savoir Marc Pichette, directeur de la promotion et des relations publiques. Quelques heures plus tôt, le Dr Horacio Arruda venait de confirmer le début d'une deuxième vague dans la province. Le diffuseur n'a pas souhaité identifier la deuxième personne atteinte.

Les Gémeaux loin derrière <em>La voix</em>

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Les Gémeaux loin derrière La voix

Richard Therrien
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BLOGUE / Les 35es Prix Gémeaux ont attiré 854 000 téléspectateurs dimanche soir sur ICI Télé. C'est beaucoup moins que l'an dernier, alors que 1 539 000 avaient suivi la cérémonie.

Il faut dire que l'an dernier, la compétition était moins forte avec le film Mamma mia, vu par 216 000 à TVA. Dimanche, le plus gros de l'auditoire est allé aux chants de la bataille de La voix, vus par 1 459 000 téléspectateurs à TVA. Et Vlog juste avant en a eu 787 000. Sur Noovo, Occupation double chez nous a pour sa part rallié 480 000 irréductibles, suivie d'OD extra, regardée par 256 000. La première de Ce soir on char en a attiré 241 000.

Vendredi, la première de Bonsoir bonsoir! en version hebdomadaire a été vue par 451 000 fidèles, le même nombre qu'Au suivant juste avant. À 21h, la première des Bogues de la vie a attiré 234 000 curieux, tout comme Le grand rire de..., qui suivait. En après-midi, la première du magazine de cuisine Savourer a retenu l'attention de 129 000 téléspectateurs. TVA a dominé la soirée de vendredi avec 678 000 téléspectateurs devant Moi Mario et 513 000 pour Du talent à revendre.

Samedi, sur ICI Télé, En direct de l'univers de Mélissa Bédard a été suivie par 839 000 fidèles, et Josélito au coeur du monde, par 409 000.

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35es Gémeaux: un bon et un beau gala

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35es Gémeaux: un bon et un beau gala

CHRONIQUE / On ne voulait pas de Zoom ni de Skype, mais on aurait excusé quelques imperfections. Pendant que les Emmy s'y donnaient allègrement dans les remerciements à domicile, l'équipe des 35es Gémeaux s'est fendue en quatre pour nous offrir un gala bien au-delà des attentes et réunir les nommés en studio: pas d'images qui gèlent, beaucoup d'émotion, un décor beau, beau, beau, un superbe hommage à l'information, une Véronique Cloutier en pleine possession de ses moyens. Et les grands honneurs à District 31 et C'est comme ça que je t'aime.

Ce n'est pas ce qu'on peut appeler un gala paresseux. Pas question qu'on laisse le public avec l'impression qu'il était devant un semblant de gala parce qu'on est en pandémie. La réalité augmentée, qui permettait entre autres de voir les nommés debout en marge des extraits durant leur catégorie, aurait pu relever du gadget; pas du tout, elle apportait beaucoup de vie à ce gala. C'était superbement utilisé et, à ma connaissance, pas un seul pépin technique. Et on n'était même pas au Saint-Denis mais bien au Studio 42.

District 31 a autant séduit le public que les jurys des Gémeaux: la série de Luc Dionne a remporté le prix du public et celui de la série dramatique annuelle. «On va être là le plus longtemps possible», a lancé Fabienne Larouche en allant chercher le premier, faisant allusion à la deuxième vague annoncée, qui pourrait mettre fin aux tournages, ce qu'on ne souhaite surtout pas. Michel Charette allait plus tard cueillir le trophée du meilleur premier rôle masculin pour son interprétation de Bruno Gagné, alors que Geneviève Schmidt avait remporté celui du rôle de soutien pour Nancy Riopelle. C'était clairement leur année à ces deux-là.

Bien que les juges auraient dû penser à nommer Pier-Luc Funk pour Fragile, Antoine L'Écuyer, absolument phénoménal dans Mon fils, méritait pleinement son prix dans la catégorie des séries dramatiques. J'ai beaucoup aimé Florence Longpré dans M'entends-tu?, qui l'a remporté pour une deuxième année consécutive, mais tout le monde a souligné la performance exceptionnelle de Marilyn Castonguay en Huguette dans C'est comme ça que je t'aime. «J'ai pas mis de brassière. Liberté!» s'est écriée Florence Longpré en fin de discours, une ligne reprise avec humour par Guylaine Tremblay et Josée Deschênes, qui elles, en portaient un.

Élue meilleure série dramatique en plus de remporter les prix pour la réalisation et les textes en après-midi, C'est comme ça que je t'aime est certainement l'une des meilleures surprises que nous aura données la télé cette année. Dommage tout de même que Fragile n'ait rien eu dimanche soir, et une chance que Martin Drainville avait sauvé la mise en après-midi avec son Gémeaux du rôle de soutien.

Récompensée pour son rôle d'Anémone dans Une autre histoire, Marina Orsini n'avait pas remporté de Gémeaux depuis ceux de L'or et le papier et Les filles de Caleb en 1990 et 1991. Lâcher prise, qui a pris fin cette année, a remporté le Gémeaux de la meilleure comédie, en plus de voir l'une de ses vedettes, Sophie Cadieux, repartir avec statuette. Du côté masculin, c'est Fabien Cloutier qui l'a remporté pour Léo, dont on devra hélas se passer cette année.

Véronique Cloutier avait dit qu'elle laisserait ses collègues tranquilles, mais elle s'est quand même permise quelques gags salés, reprenant le titre de Lâcher prise pour «un documentaire qui relate les derniers mois dans la vie de l'agente de Lucie Laurier». Elle s'est aussi moquée d'un Normand Brathwaite fatigué, qui cherche ses ancêtres dans les pubs d'Ancestry. «Non Normand, on veut pas savoir d'où tu viens, on veut juste que t'ailles faire dodo!»

Sans conteste, le plus beau moment de la soirée: la chanson Face au vent par Mélissa Bédard, Louis-Jean Cormier et Marieme Ndiaye, sur fond d'images de cette folle année dans l'actualité. Un beau prétexte pour décerner le Grand Prix de l'Académie aux chefs d'antenne, journalistes et artisans des services de l'information, qui ne l'ont pas volé! Il n'y avait plus de compétition entre Sophie Thibault, Céline Galipeau, Pierre Bruneau et Patrice Roy, réunis sur scène. Et ce, quelques heures à peine après une conférence de presse du ministre Dubé, qui n'avait vraiment pas de bonnes nouvelles à nous annoncer.

Plusieurs numéros de présentations, pas tous, ont atteint leur but. On a réuni Simon Olivier Fecteau, créateur du Bye Bye, et son souffre-douleur Michel-Olivier Girard des pubs d'A&W, dans un numéro d'affrontement digne des Olivier. Le premier a fini par offrir à l'autre un rôle dans le prochain Bye Bye. Au nom de tous les travailleurs du Québec, Girard lui a dit: «Va chier!» Je ne serais quand même pas surpris de voir le comédien apparaître dans la revue de fin d'année... si elle a bien lieu! Marie-Eve Janvier et Katherine Levac, l'ancienne et nouvelle animatrice de L'amour est dans le pré se sont aussi taquinées, la deuxième félicitant la première pour À tour de rôles, «une émission que je vais sûrement finir par animer quand tu vas en quête de nouveaux défis».

Belle idée de demander à Raphaël Duplessis de la série Autiste, bientôt majeur de présenter la catégorie des médias numériques avec Élijah Patrice-Baudelot d'Alerte Amber. Gagnante pour C'est quoi l'trip?, Rosalie Bonenfant en a profité pour déplorer le manque de diversité dans les galas. «C'est quoi l'trip de célébrer juste une fraction de la population?» a demandé celle qu'on verra cet hiver à Deux hommes en or. Belle idée aussi de confier la catégorie des jeux à deux personnes du public qui aiment assister aux émissions, et qui s'ennuient des studios. Guy Jodoin, qui a gagné pour Le tricheur, son premier Gémeaux pour l'animation, a justement eu une pensée pour l'animateur de foule Gino Lévesque, le seul de l'équipe à avoir perdu son emploi.

Inspiré d'«Un café avec nos aînés», mon segment préféré de Bonsoir bonsoir! cet été, «Un café avec nos nommés» a ramené Patsy Gallant, Soeur Angèle et Shirley Théroux pour interviewer les nommés en téléréalité dans un numéro décousu mais drôle. «J'ai tellement hâte de pouvoir vous serrer dans mes bras», a lancé à ses parents Élyse Marquis, qui méritait pleinement son trophée des Chefs! Très émue, l'animatrice a salué le métier exigeant de cuisinier, «pas assez reconnu». France Beaudoin est repartie non pas avec un mais bien deux trophées fort mérités aussi, pour En direct de l'univers, spéciale du Jour de l'an et Pour emporter.

Il n'y a pas à dire, la télé méritait son gala cette année, et ses artistes et artisans aussi. Qu'on soit en zone jaune ou orange, on sera bien contents d'avoir la télé dans les mois qui viennent, en se les souhaitant pas trop pénibles.

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Le vice-président de TVA Nouvelles, Serge Fortin, est remercié

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Le vice-président de TVA Nouvelles, Serge Fortin, est remercié

Richard Therrien
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BLOGUE / Après 16 ans de services, Serge Fortin n'est plus vice-président de TVA Nouvelles et de TVA Sports. Les cadres et les employés de l'entreprise en ont été informés aujourd'hui par la présidente et chef de la direction du Groupe TVA, France Lauzière, dans une lettre obtenue par Le Soleil.

Serge Fortin dirigeait l'ensemble des activités du service de l'information et des affaires publiques du Groupe TVA depuis 2004. Il avait pris la direction de TVA Sports dès son lancement en 2011.

L'intérim sera assuré par Martin Picard, nommé vice-président et chef de l’exploitation du contenu au Groupe TVA en 2017. Xavier Brassard-Bédard devient quant à lui rédacteur en chef de la salle des nouvelles, alors que Louis-Philippe Neveu, producteur exécutif, assumera le rôle de gestionnaire principal pour les équipes de TVA Sports.

Avant de diriger le service de l'information de TVA, Serge Fortin a aussi été journaliste et producteur aux stations de Québec et de Gatineau. «C’est sous sa responsabilité que plusieurs projets ont vu le jour et connaissent de grands succès d’écoute, notamment le lancement des chaînes LCN et TVA Sports. Il a également été à la tête des équipes de TVA Nouvelles dédiées à la couverture et l’analyse des grands événements qui ont marqué le Québec depuis 2004», écrit France Lauzière.

Des rumeurs couraient à cet effet depuis plusieurs semaines, mais les raisons du départ de Serge Fortin n'ont pas été expliquées. La direction de TVA n'a pas voulu répondre à nos questions. Selon certaines sources, M. Fortin pourrait demeurer au sein de Québecor Média dans de nouvelles fonctions, mais rien n'a été confirmé.

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Oubliez <em>La fureur</em> cette année

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Oubliez La fureur cette année

Richard Therrien
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BLOGUE / Il n'y aura pas de spéciale de La fureur en janvier prochain. Trop compliqué: avec les contraintes imposées par les normes sanitaires, la direction d'ICI Télé a pris la décision de passer son tour cette année.

Avant la pandémie, on avait pris pour acquis que la spéciale annuelle de La fureur serait de retour pour une troisième année consécutive. Alors que d'autres émissions de variétés peuvent plus facilement se passer de public en studio, La fureur repose sur les réactions des spectateurs et sur la proximité des équipes.

En entrevue avec Paul Houde et Thérèse Parisien dimanche au 98,5 pour parler de la soirée des Prix Gémeaux, Véronique Cloutier a confié que l'équipe a préféré annuler la soirée dans les circonstances.

«Vois-tu ça, les joueurs à deux mètres, pas de public, pas le droit de high five quand t'as une bonne réponse? Voyons, c'est pas le fun!» a-t-elle fait remarquer.

Pierre-Yves Lord ne pourra donc pas prendre sa revanche, après avoir fait perdre son équipe avec une mauvaise réponse – l'animateur a répondu We Will Rock You au lieu de We Are the Champions, ce qui a permis aux filles, qui tiraient pourtant de l'arrière, de l'emporter 14 à 13. L'émission a attiré 1 517 000 téléspectateurs le 4 janvier dernier.

Par ailleurs, Véronique Cloutier a dit que l'équipe des Gémeaux allait bien sûr se plier aux nouvelles exigences de la Santé publique, annoncées lors d'une conférence de presse, dimanche à 17h. Elle a évoqué la possibilité que les spectateurs soient moins nombreux au studio 42 et qu'ils aient à porter le masque durant la cérémonie.

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Des Gémeaux malgré tout 

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Des Gémeaux malgré tout 

CHRONIQUE / On ne peut pas dire que la télé ne méritait pas de gala. Voyez tous les services qu’elle nous a rendus, pauvres confinés, depuis le début de cette pandémie. Prévenante et réconfortante, elle nous aura été essentielle du matin au soir, en direct comme en différé, sur toutes les plateformes. 

Très rapidement, on a rejeté l’idée d’annuler la soirée des 35es prix Gémeaux, présentée dimanche à 20h sur ICI Télé. «En cette année particulière, la télé a pris tout son sens. Les gens se sont tournés vers la télé en direct et le contenu numérique. S’il y a une année qu’il ne fallait pas sauter pour souligner le travail des artisans, c’était cette année», croit fermement Véronique Cloutier, de retour à l’animation.

Et tant pis pour les rabat-joie. «On aura toujours nos détracteurs, des gens pour dire : “franchement, des vedettes qui se donnent des tapes dans le dos entre eux autres”. Mais il y a aussi une grande partie du public qui est attaché à sa télé et à ses vedettes. C’est encore pertinent de le faire.»

Un gala reste un gala. Mais celui de cette année aura une couleur particulière, teintée par la pandémie, mais aussi un peu par les dénonciations, qui ont fait perdre à Maripier Morin et à Julien Lacroix leurs nominations aux Gémeaux. «Il y aura peut-être un ou deux gags là-dessus, mais on n’abordera pas le sujet de front», admet Véronique, qui ne veut pas de malaise dans son gala. 

Ce n’est pas parce qu’il n’y aura pas de tapis rouge que ce gala sera dénué de glamour. N’empêche qu’on a opté pour la sobriété, dans les circonstances. «Je ne me voyais pas rentrer avec des danseurs, faire des grosses jokes d’humour très caustique. Déjà qu’il y a tout un protocole sanitaire pour les nommés, qui doivent être escortés jusqu’à leur siège. Je ne me voyais pas non plus les asseoir là et les écœurer. Ça aurait été déplacé.»

La décision de la Santé publique d’autoriser les lieux publics intérieurs à recevoir 250 personnes a été une bénédiction pour la production. «On a sauté là-dessus. Là, on regarde les cas augmenter et on espère juste se rendre à dimanche!» confie l’animatrice. Si tout va bien, la majorité des nommés seront présents dans le studio 42, préféré au Théâtre Saint-Denis. Une soixantaine de personnes seront assises à des tables avec leurs proches, entourant la scène, au centre du studio. Une trentaine d’autres, seules, assisteront au spectacle dans les estrades, tous à deux mètres de distance, il va sans dire.

Pas question qu’on passe les deux heures en direct à regarder des gagnants remercier sur Skype, de leur salle de lavage. «Tout le monde a été créatif et on a vu le côté débrouillard de notre industrie depuis le début de la pandémie. Le téléspectateur s’habitue à tout. On s’est habitué à voir des gens mal cadrés, pas maquillés, avec un son un peu moyen. Mais là, c’est un gala, et le gala de la télé en plus. Je ne voulais pas qu’on se contente de ça.»

L’animatrice va plus loin en promettant un gala visuellement agréable à regarder, grâce à la réalité augmentée, un procédé souvent utilisé lors des soirées électorales des réseaux français et américains, mais aussi à la Fête du Canada cette année. «C’est comme si on venait juxtaposer un autre décor par-dessus notre décor avec la technologie. Quand c’est bien fait, c’est franchement beau.»

De tout ce que Véronique Cloutier a vu dans sa télé cette année, son cœur balance entre C’est comme ça que je t’aime et Fragile, qu’elle a adorées. «Mais je n’ai pas encore vu La faille, et il paraît que c’est vraiment très bon», prévient-elle. D’ailleurs, C’est comme ça que je t’aime domine avec 15 nominations, suivie de Fragile, qui en obtient 13. Les deux séries viennent à peine de commencer sur ICI Télé après avoir été disponibles sur l’Extra d’ICI Tou.tv. Bye Bye 2019, District 31, La faille et Léo en ont chacune 11.

C’est un automne plus chargé que prévu qui s’annonce pour Véronique Cloutier. Après les Gémeaux, elle entreprend le tournage de L’œil du cyclone, comédie dans laquelle elle incarne la sœur du personnage principal, joué finalement par Christine Beaulieu, venue remplacer Julie Le Breton, prise par le tournage des Beaux malaises 2.0. Véro enregistre également six nouvelles émissions de Rétroviseur, sa série d’entrevues, facile à tourner dans ces conditions. Viendra ensuite 1res fois, diffusée cet hiver sur ICI Télé.

«C’est un tour de force des producteurs, mais aussi des techniciens ce qui se passe en ce moment. En juillet, mon chum [Louis Morissette], qui produit plusieurs fictions, ne croyait pas du tout à la reprise des tournages. Les producteurs se parlaient, Guillaume Lespérance réfléchissait à plein d’affaires. Et ça s’est concrétisé. Tout le monde est hyper vigilant et respectueux parce que personne ne veut retourner chez soi. Le cauchemar des productions en ce moment, c’est d’arrimer les horaires des acteurs qui travaillent tous en même temps.»

C’est l’humoriste Arnaud Soly qui aura la tâche d’animer L’avant-première des Gémeaux, en direct sur ICI ARTV à 14h30. Et qui, de C’est comme ça que je t’aime, Bonsoir bonsoir!, District 31, En direct de l’univers et La vraie nature remportera le prix du public?

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<em>Savourer</em>: la cuisine de la vraie vie

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Savourer: la cuisine de la vraie vie

CHRONIQUE / Peu d'ingrédients, peu d'étapes, très peu de vaisselle mais beaucoup de plaisir. C'est ce que nous propose Savourer, la nouvelle émission de Geneviève O'Gleman, qui a fait ses classes télévisuelles à Canal Vie avant de passer plusieurs saisons à Télé-Québec, puis maintenant nouvelle recrue d'ICI Télé. Dès cette semaine, la nutritionniste importe son site web Savourer.ca dans un magazine télé d'une heure, chaque vendredi à 16h, la case occupée les quatre autres jours par On va se le dire.

Oubliez les ingrédients fins qu'on ne trouve pas dans les grandes épiceries et les recettes complexes, qui prennent des heures de préparation. Geneviève nous simplifie la vie, elle ne nous la complique pas, elle est l'est déjà assez comme ça. «Quand c'est long et compliqué, je décroche!» dit-elle. Ça tombe bien, nous aussi.

«C'est la vraie vie. Les gens vont passer à l'action si ce que je propose est connecté à leur réalité. Si ça coûte cher, si c'est difficile à trouver, je serai complètement inefficace comme nutritionniste», affirme l'animatrice.

Je n'ai vu que la première, diffusée vendredi, mais c'est assez pour avoir envie d'y revenir. Il y aura 27 émissions d'une heure jusqu'au printemps. Chaque semaine, Geneviève convie à sa grande table deux invités. Dans la première, vous retrouverez avec joie Ann-Rika Martin. La seule femme à ce jour à avoir remporté la finale des Chefs! tient toujours avec sa mère l'O'Ravito Café-Relais à Lévis. Aussi à table: Noémie Pichette, copropriétaire de Bocal, entreprise spécialisée dans la livraison de salades en pots.

Ce que j'aime de Savourer, c'est que tout paraît simple. Une plaque avec du bœuf, des légumes grillés et du vinaigre balsamique au four, même moi je peux faire ça. Et il en reste assurément pour le lendemain. Moins pour moi: une soupe aux lentilles à la marocaine, qu'on fait cuire toute la nuit dans une mijoteuse, même si c'est vraiment appétissant. Mais j'ai noté la recette de muffins aux bananes avec céréales de psyllium, qui semblent irrésistibles. Les fans de la première heure de Geneviève O'Gleman les connaissent.

Geneviève O'Gleman tourne ses émissions peu avant leur diffusion, question de coller à l'évolution des normes sanitaires, notamment dans les écoles, où les élèves ne peuvent utiliser les micro-ondes. Dans la première émission, elle suggère d'investir dans un thermos de qualité à double paroi en inox, plus coûteux mais durable et plus efficace. Votre ado vient de vous annoncer qu'il devient végétarien? Vous pensez depuis longtemps à réduire votre consommation de viande mais vous ne savez pas comment? On aura aussi des trucs pour vous, même si les carnivores sont bienvenus à Savourer.

L'émission est belle à regarder et invite à se mettre à table. C'est pour cette raison qu'on l'a logée le vendredi à 16h, en début de week-end. Parfait pour l'automne, quand les samedis et dimanches seront gris et qu'on voudra cuisiner.

MIKA, DIRECTEUR ARTISTIQUE DE L'ACADÉMIE

Grande vedette mondiale très aimée des Québécois, Mika occupera le siège de directeur artistique dans la prochaine édition de Star Académie, cet hiver à TVA. L'artiste fera donc plusieurs sauts au Québec pour donner des ateliers aux académiciens, en plus de préparer avec eux des numéros de variétés. Il leur promet des «moments magiques» et «un monde de possibilités». Mika a annoncé la nouvelle dans une vidéo livrée sur Facebook, à partir de sa maison de Florence en Toscane. Les fans de Star Académie se souviennent de son passage à la finale de 2012, dans deux numéros spectaculaires. Cette annonce n'est que la première d'une longue liste, puisque TVA annoncera dans les prochaines semaines les noms de l'animateur et des professeurs, de même que l'emplacement de la fameuse maison des académiciens.

PÉNÉLOPE AU MINI FESTIF!

À défaut d'un vrai Festif!, Baie-Saint-Paul nous a donné La Petite Affaire, micro-festival de remplacement en mode distanciation physique. ICI Québec y consacre une émission de 30 minutes, Le Festif! fait sa petite affaire, samedi à 18h30, animée par Pénélope McQuade, qui affectionne particulièrement le Festif! depuis plusieurs années. L'animatrice s'est promenée en coulisses pour rencontrer les artistes, les spectateurs et les organisateurs. Seulement 1000 billets ont été mis en vente pour cette édition réduite avec entre autres Les Cowboys Fringants, Les Trois Accords, Patrick Watson et Les Deuxluxes. À la télé, dans le marché de Québec samedi, puis sur ICI Tou.tv à partir du 21 septembre.

Mika, directeur artistique de <em>Star Académie</em>

Télé

Mika, directeur artistique de Star Académie

Richard Therrien
Richard Therrien
Le Soleil
BLOGUE / Grande vedette mondiale très aimée des Québécois, Mika occupera le siège de directeur artistique dans la prochaine édition de Star Académie, cet hiver à TVA.

L'artiste fera donc plusieurs sauts au Québec pour donner des ateliers aux académiciens, en plus de préparer avec eux des numéros de variétés. Il leur promet des «moments magiques» et «un monde de possibilités».

Mika a annoncé la nouvelle dans une vidéo livrée sur Facebook, à partir de sa maison de Florence en Toscane.

Les fans de Star Académie se souviennent de son passage à la finale de 2012, dans deux numéros spectaculaires.

Cette annonce n'est que la première d'une longue liste, puisque TVA annoncera dans les prochaines semaines les noms de l'animateur et des professeurs, de même que l'emplacement de la fameuse maison des académiciens.

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Richard Therrien
Le Soleil
Richard Therrien
<em>Escouade 99</em>: Patrick Huard défend son casting

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Escouade 99: Patrick Huard défend son casting

CHRONIQUE / «Ceux qui sont là, ce sont les meilleurs que j'ai trouvés pour chacun des personnages.» Réalisateur d'Escouade 99, l'adaptation de Brooklyn Nine-Nine resituée à Québec, Patrick Huard prend sur ses épaules le choix de deux actrices blanches pour des rôles initialement joués par des Latino-Américaines. La décision a soulevé bien des questions sur la diversité dans nos séries, notamment de la part de Melissa Fumero, actrice la version originale, qui s'est exprimée sur Twitter.

En conférence de presse virtuelle mercredi à l'occasion de la sortie de la série dès aujourd'hui sur le Club illico, Patrick Huard n'a pas attendu les questions avant d'aborder de front la controverse. On le sent très sensible sur cette question. «On l'a fait avec notre cœur, personne n'avait de mauvaises intentions», assure le réalisateur, qui n'avait encore jamais commenté l'affaire publiquement. «Chose certaine, il n'y a pas eu de white washing», dit-il, fier de la série qu'il présentait aux médias.

Huard explique que la composition d'un casting comporte de multiples défis, dont ceux de représenter un Québec crédible et de créer une cohésion entre les acteurs. «Nos choix ne sont pas toujours cohérents avec les attentes des gens», admet celui qui n'avait pas réalisé depuis 10 ans. Vous ne l'entendrez pas dire qu'il regrette son choix, ou qu'il ferait les choses autrement si c'était à refaire. «Ne me demandez pas de renier mon cast, je les aime comme mes enfants et je vais les défendre», dit-il, considérant avoir procédé aux auditions de la manière la plus rigoureuse qui soit.

À ce titre, on l'a vu sortir ses griffes, la gorge nouée, en dénonçant la façon odieuse dont ont été traitées les deux comédiennes, Bianca Gervais et Mylène Mackay, envahies de messages haineux alors qu'elles n'y sont pour rien et qu'elles n'ont fait que leur travail. «Ça, je ne l'accepte pas. Je suis prêt à écouter ce que les gens ressentent par rapport aux choix qu'on a fait et que j'assume complètement. […] Mais ces personnes ne méritent pas de se faire insulter, de se faire menacer physiquement. Ça ne fait rien avancer et c'est socialement inacceptable», a-t-il martelé, à raison.

La direction de TVA le dit et le répète: Escouade 99 n'est pas un remake mais une adaptation, destinée aux novices. «Ceux qui ont vu la version originale, je ne peux que les décevoir. Je m'adresse aux millions de Québécois qui ne connaissent pas la série», admet d'emblée Patrick Huard, devançant les inévitables comparaisons des amateurs déçus.

Bien qu'elle reprenne les scénarios d'origine, la série aura sa touche bien québécoise, parce que nous sommes différents des Américains à bien des égards. «Notre oreille humoristique n'est pas la même que la leur. Le niveau de jeu, le montage, les looks, on a moins ça dans l'oeil. On s'attend à un niveau de jeu plus proche de la vérité, on ne tripe pas tant sur les décors, on préfère les lieux réels. On aime les pauses, on aime les silences au Québec.»

Pourquoi refaire quelque chose qui a déjà été fait ailleurs? Les Français croient encore qu'Un gars, une fille a été créée en France, le plus beau compliment qu'ait pu recevoir la production. Ça signifie que le sujet de base est universel et que l'adaptation a atteint son but, sans dénaturer le produit. Je préfère bien sûr qu'on crée nos propres histoires, mais je ne rejette pas d'emblée une adaptation, si elle est bien faite.

Alors que d'autres séries se déroulent à Québec sans y avoir été tournées, celle-ci, produite par ComediHa!, a bel et bien planté ses caméras dans la capitale. On veut montrer autre chose que le Château Frontenac. «Le Québec qu'on montre n'est pas celui des touristes mais celui des résidents», précise le réalisateur. Pour mieux coller à notre réalité, le texte est assorti de références québécoises, d'une réplique du film De père en flic – «Habite tes testicules!» – aux paroles de la chanson Quand on se donne de Francis Martin. Pour le reste, l'oeuvre demeure très fidèle à la série originale.

L'histoire commence alors que l'équipe du poste de police #99 accueille un nouveau commandant, Raymond Célestin (Widemir Normil), beaucoup plus sévère que son prédécesseur, et qui a l'intention de mettre aux pas ses détectives, une gang de mésadaptés, brouillons et dissipés malgré leur efficacité. Le pitre en chef s'appelle Max Lemieux (Mickaël Gouin), un ado attardé jamais sérieux et qui n'a surtout pas l'air d'un détective. Autour de lui, une galerie de personnages hétéroclites, dont l'ambitieuse Fanny Lizotte (Mylène Mackay), qui fait tout pour impressionner le commandant, Charles Lépine (Guy Jodoin), le nerd du poste, savant mais maladroit, et Rosalie Boucher (Bianca Gervais), dure à cuire, mystérieuse et qui ne s'en laisse pas imposer. Un détestable personnage vient leur empoisonner l'existence, le lieutenant Bourgault, surnommé le Vautour, des Crimes majeurs, terriblement arrogant avec l'équipe – «ciao, les losers!» –, sexiste de surcroît, et joué avec mordant par l'humoriste Olivier Martineau. Les habitués, qui connaissent le personnage du voleur de Pontiac, le verront cette fois repris par Mehdi Bousaidan.

Si on a biffé la présence latine de l'histoire, on a conservé les personnages noirs, ici d'origine haïtienne. Lorsque le commandant s'adresse à son lieutenant Jeff Bourjoly (Fayolle Jean Jr.), il lui parle souvent en créole. Escouade 99 est une comédie très physique, tirant sur la bande dessinée, où le burlesque et le slapstick se mêlent aux enquêtes. Un genre qu'on exploite très peu au Québec. Guy Jodoin peut aussi bien finir dans la chute à déchets qu'étendu dans un présentoir de fromages à l'épicerie. Son imitation du vautour est particulièrement hilarante.

Escouade 99 souffrira-t-elle de la comparaison avec Brooklyn Nine-Nine? Chez les initiés, sûrement; chez les autres, j'en doute, la comédie américaine n'est pas si connue au Québec. Pour ma part, il me faudra plus de deux épisodes pour mieux cerner les personnages, particulièrement les rôles féminins, et pour m'adapter au ton, très américain malgré l'adaptation. On verra avec l'usage, mais pour l'instant, c'est gros et pas toujours drôle.

À propos de la diversité, la production n'a certainement pas agi de mauvaise foi, mais je pense encore qu'elle aurait dû minimalement recevoir en auditions des actrices d'origine latine. Il y en a, elles existent, mais on ne les voit pratiquement jamais. Le talent de Bianca Gervais et Mylène Mackay n'est pas remis en cause ici, on a maintes fois souligné leurs qualités. C'est plutôt que l'origine de ces deux personnages a beaucoup d'importance dans l'oeuvre originale. Avoir retenu l'origine des rôles haïtiens mais pas celle des latinas reste inexpliqué.

Et ne venez pas me dire que ça n'existe pas, «une police mexicaine». Ne venez pas me dire non plus que vous n'avez jamais croisé une personne originaire d'Amérique latine dans les rues de Québec. Ça existe aussi. Et ça devrait exister encore plus dans notre télé. L'affaire aura au moins eu ça de bon: soulever une question importante.

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<em>District 31</em> toujours numéro 1

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District 31 toujours numéro 1

Richard Therrien
Richard Therrien
Le Soleil
BLOGUE / Fidèle à son habitude, District 31 a été l'émission la plus regardée lundi soir avec 1 521 000 téléspectateurs, sur ICI Télé. C'est pratiquement égal à l'an dernier, alors que le premier épisode de la saison en avait rallié 1 523 000. À la même heure à TVA, Refuge animal a été choisie par 692 000 téléspectateurs.

À 19h30, le rediffusion de Discussions avec mes parents a été vue par 775 000 téléspectateurs sur ICI Télé, contre 587 000 pour Sucré salé à TVA.

À 20h, Une autre histoire sur ICI Télé (824 000) a eu le dessus sur Mon fils à TVA (763 000).

À 21h, la nouveauté À tour de rôles, animée par Marie-Eve Janvier, a dominé de peu avec 617 000 téléspectateurs à TVA, contre 572 000 pour l'excellente série de Serge Boucher, Fragile, sur ICI Télé, et 180 000 pour La semaine des 4 Julie sur Noovo.

À 18h, TVA Nouvelles retient 810 000 téléspectateurs, alors que les meilleurs moments d'Un souper presque parfait intéressent 153 000 irréductibles. À 18h30, Le tricheur est suivi par 910 000 habitués à TVA, alors que la première d'Occupation double chez nous a attiré 253 000 curieux sur Noovo. Le téléjournal de 18h rejoint 393 000 fidèles à 18h et 364 000 à 18h30 sur ICI Télé.

Source: Numeris

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Richard Therrien
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<em>Toute la vie</em>: meilleur qu'avant

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Toute la vie: meilleur qu'avant

CHRONIQUE / J'ai mis du temps la saison dernière à apprécier Toute la vie, la série de Danielle Trottier qui succédait à Unité 9. Alors que l'histoire de Marie Lamontagne m'avait captivé dès le départ, celle des filles de l'école Marie-Labrecque m'a plutôt laissé froid. Mais le bébé a pris de l'assurance en cours de route, on a resserré le montage, l'ensemble a plus de rythme. Comme quoi il faut parfois laisser du temps à une série avant d'abandonner.

Je ne suis pas le seul, l'auditoire a augmenté de 15% entre l'automne et l'hiver, pour une moyenne de 1 025 000 chaque mardi soir. Toute la vie reprend donc à 20h sur ICI Télé, alors qu'Anaïs (Cassandra Latreille), 14 ans, allait accoucher. Les lendemains seront beaucoup plus difficiles que le croyaient l'adolescente et son amoureux, Tommy (Thomas Delorme). Leurs parents, qui semblaient tous un peu dégénérés, semblent avoir gagné en intelligence, ce dont je ne me plaindrai pas!

Richard Therrien
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<em>District 31</em>: bombe à retardement

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District 31: bombe à retardement

CHRONIQUE / AVERTISSEMENT: NE PAS LIRE CE QUI SUIT SI VOUS N'AVEZ PAS VU LES QUATRE DERNIERS ÉPISODES DE DISTRICT 31.

J'ai toujours détesté Laurent Cloutier. Encore plus depuis le retour de District 31 lundi dernier. Le voir mener l'équipe du 31 et surtout Daniel Chiasson par le bout du nez m'irrite profondément.

On l'a vu la semaine dernière: notre Laurent (Patrick Labbé) est en train de perdre la boule, impatient de retrouver ses précieux diamants. Il a commis l'acte de trop en s'en prenant à Virginie Francoeur (Catherine-Audrey Lachapelle), montrant à quel point c'est un être misogyne, sans pitié, à l'ego surdimensionné. Voir Daniel (Gildor Roy) humilier Patrick (Vincent-Guillaume Otis) en relâchant son bon ami Laurent m'a levé le cœur. Moi aussi, j'ai (failli) perdre toute estime pour le commandant. Bon, j'exagère un peu.

Outre le suicide de Nancy Riopelle (Geneviève Schmidt), Luc Dionne nous a surpris là où on ne s'y attendait pas, à propos d'une affaire majeure, qui traîne depuis deux saisons, mais qu'on croyait tassée pour un bon bout de temps: le meurtre de Phaneuf. Il faut être habile en diable pour étirer une histoire aussi longtemps sans lasser le téléspectateur. L'auteur est maître en la matière.

J'ai revisionné je ne sais combien de fois cette scène fabuleuse où Mélissa Corbeil et André Dallaire (Pierre-François Legendre) espionnent Daniel et Patrick, qui leur livrent l'aveu suprême sur un plateau d'argent. Voir Brigitte Paquette bondir de sa chaise, tenant les deux hommes par les couilles, avait quelque chose de jouissif, même si j'aime haïr ce personnage. «Je les ai échappés une fois ces esties-là, je les échapperai pas une deuxième fois. Je leur dois un chien de ma chienne», dira-t-elle cette semaine avec une joie non dissimulée. Je n'ai jamais compris pourquoi cette comédienne est restée si longtemps loin de nos écrans.

En ce qui concerne Nancy Riopelle, outre la déception de ne plus voir Geneviève Schmidt, solide dans ce rôle détestable, Luc Dionne a pris la bonne décision: il aurait été difficile d'exploiter encore plus ce personnage, qui s'enfonçait toujours un peu plus dans la folie.

Privilège de chroniqueur télé: j'ai regardé d'un trait les quatre premiers épisodes de la cinquième saison, diffusés à partir de lundi à 19h sur ICI Télé. On revient (hélas!) aux demi-heures, mais on assiste à un crescendo angoissant entre Daniel Chiasson, Laurent Cloutier et l'équipe du 31. Un jeu dangereux qui finira mal, j'aime mieux vous le dire d'avance. Comme l'avait révélé récemment la productrice Fabienne Larouche en conférence de presse, il y aura deux morts, dont un parmi les personnages principaux. Évidemment, je ne vous dirai pas qui, même sous la torture de Laurent Cloutier.

Autant les rapports entre Daniel et Patrick ont été mis à rude épreuve la semaine dernière, autant l'amitié indéfectible entre le commandant et Laurent pourrait éclater cette semaine. «Arrête de jouer au tough, Cloutier, ça te va pas bien», lance Chiasson à l'infiltrateur des «SS», complètement hors de lui d'avoir été arrêté comme un vulgaire bandit. Vous n'aurez jamais vu Laurent aussi déchaîné, des fusils dans les yeux, prêt à exploser telle une bombe à retardement. «Une niaiserie pis vous êtes tous en vacances!» envoie-t-il à son «ami» lors d'un échange particulièrement houleux.

C'est aussi cette semaine qu'entrent en scène deux nouveaux personnages. D'abord, Alexandra Paradis, jouée par Éveline Gélinas, conjointe de Vincent-Guillaume Otis dans la vraie vie, qui joue une avocate engagée par le service des enquêtes indépendantes pour l'orienter dans la suite des procédures après l'aveu de Patrick et Daniel. Puis, Rémy Girard fait une brève apparition en grand patron des Services secrets. Il prendra bien sûr de l'importance dans les semaines à venir.

On assiste encore une fois à de belles scènes, notamment quand Gabrielle (Geneviève Brouillette) se porte à la défense de son équipe et lance un ultimatum à Daniel, se montrant extrêmement convaincante. J'ai trouvé que l'auteur règle un peu vite le cas de la démission de Patrick, mais rien pour gâcher mon plaisir. Encore une fois, on peut parler de départ canon pour District 31!

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Richard Therrien
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L’automne en 10 séries

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L’automne en 10 séries

CHRONIQUE / Les services de vidéo en ligne, refuge par excellence durant le confinement, n’ont jamais été aussi prisés que depuis le début de la pandémie. Pour plusieurs, ils ont été un réconfort, une soupape pour freiner l’angoisse et oublier tout le reste. Deuxième vague en vue? Voici une sélection de 10 séries à voir, pour tous les goûts.

1. ESCOUADE 99

Début : 17 septembre
Club illico

À Québec, le poste de police #99 accueille un nouveau commandant, qui veut en faire «le plus performant» de la province. Patrick Huard a réalisé cette adaptation d’un succès américain, Brooklyn Nine-Nine, tournée à Québec. Widemir Normil joue le commandant d’une équipe composée notamment de Mickaël Gouin, Mylène Mackay, Bianca Gervais, Fayolle Jean Jr, Léane Labrèche-Dor et Guy Jodoin. La comédie de 13 épisodes n’est pas sortie que déjà, elle suscite la polémique : le choix de biffer du scénario l’origine latine de deux personnages majeurs a récemment fait bondir une actrice de la série originale américaine, Melissa Fumero.

2. RATCHED

Début : 18 septembre
Netflix

Vous vous souvenez de l’infirmière Mildred Ratched dans Vol au-dessus d’un nid de coucou? Imaginez-la dans la peau de l’incomparable Sarah Paulson, héroïne de la nouvelle série de Ryan Murphy (American Horror Story, Hollywood) sur Netflix. L’oeuvre de huit épisodes relate la genèse de ce personnage emblématique qui donne froid dans le dos, dont vous ne voudriez croiser le chemin pour rien au monde, surtout pas dans un hôpital psychiatrique. Le casting impressionne et intrigue à la fois avec des noms comme Sharon Stone (oui, oui!), Cynthia Nixon (Sexe à New York) et Corey Stoll (House of Cards). 

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Cuisiner avec Marina, c'est toujours la fête

Richard Therrien

Cuisiner avec Marina, c'est toujours la fête

CHRONIQUE / Si on la compare avec celle d'il y a 10 ans, la grille de jour des différents réseaux fait pitié. Des reprises, des reprises, tiens, un film à l'eau de rose cheap, ah, un bulletin de nouvelles. Qu'ICI Télé décide d'ajouter cinq nouvelles demi-heures de programmation, du lundi au vendredi à 11h30, est en soi une bonne nouvelle.

En plus, Marina Orsini est adorable. J'avais été déçu l'année dernière quand on lui avait enlevé sa quotidienne du matin. Un rendez-vous sympathique, sans prétention, qui allait comme un gant à son animatrice. Content de la voir revenir chaque jour dans 5 chefs dans ma cuisine, qui commence lundi, tout de suite après Ricardo.

Pas un autre show de cuisine? C'est la tendance partout et ça marche. Aux États-Unis, on a remplacé plusieurs soaps d'après-midi par des émissions de cuisine, populaires, moins coûteuses, tellement nombreuses qu'elles ont leur propre catégorie aux Daytime Emmy Awards. Et Marina rappelle qu'en confinement, les gens ont repris goût à cuisiner. «S'il y a une chose qu'on ne peut pas arrêter de faire comme être humain, c'est de manger», dit-elle. L'animatrice y voit aussi l'occasion de donner un coup de pouce aux chefs restaurateurs qui traversent une période difficile.

J'ai vu les premières émissions, dont celle du lundi sans viande, avec un chef que je ne connaissais pas, Blake Mackay, qui a déjà eu son restaurant à Edmonton et auteur du livre Bouffe style Blake. Son steak de céleri rave, un peu raide, m'a laissé un peu perplexe, mais l'idée est intéressante, d'autant que plusieurs d'entre nous tentons de diminuer notre consommation de viande. J'ai été beaucoup plus convaincu par le gâteau 1000 crêpes de Bob le Chef, cochon à souhait, avec tartinade choco-amandes et crème fouettée au fromage. Bob vous réconciliera peut-être même avec le pain tranché blanc, honni par les nutritionnistes.

Chaque jour, un chef pour un thème différent: le lundi sans viande; le mardi local; le mercredi pour la cuisine en grande quantité; le jeudi des saveurs du monde; et le plaisir de recevoir le vendredi. Vous verrez que le décor a été pensé en mode COVID pour permettre la distanciation. Marina et son chef invité ne sont jamais en contact, chacun cuisine avec ses propres instruments, sa propre cuisinière, ce qui peut donner deux versions d'un même plat, bien différentes dans les émissions que j'ai vues, comme dans la vraie vie. Il faudrait être aveugle pour ne pas constater l'écart qui sépare Marina et son chef, mais j'y vois plus de la débrouillardise qu'un réel irritant pour le téléspectateur. C'est ça ou rien.

Même si deux émissions de cuisine se suivent entre 11h et midi, on verra la différence. On s'assure entre autres que Ricardo et Marina ne préparent pas des sushis le même jour. Même chose pour Savourer, la nouveauté de Geneviève O'Gleman, qui aura un menu différent le vendredi à 16h. Le ton des trois émissions sera aussi différent.

Vous verrez là un grand éventail de chefs, dont plusieurs que vous apprendrez à connaître. La journée du jeudi sera particulièrement riche en découvertes avec entre autres des cuisines des Caraïbes, du Vietnam, de la Syrie de même que de la cuisine autochtone. Marina retrouve une partie de son équipe du matin, dont le producteur Luc Rousseau chez Zone 3, et plusieurs chefs, dont son complice Marc Maula, Pasquale Vari et Jérome Ferrer. Vous y verrez aussi des anciens de l'émission Les chefs!, dont Arnaud Marchand, Luca Cianciulli et Émilie Rizzetto.

Avec 140 épisodes de 5 chefs dans ma cuisine, Marina n'a plus beaucoup de moments libres. Même qu'elle a répondu à nos questions sur sa tablette au centre de son salon funéraire d'Une autre histoire, en plein tournage! Outre la série de Chantal Cadieux et son nouveau magazine quotidien, elle tourne pour l'hiver Deuxième chance, en compagnie cette fois de Monic Néron.

Des trois séries, c'est Une autre histoire qui est la plus complexe à tourner en temps de pandémie. «C'est très exigeant. Je deviens impatiente par bouts parce que j'ai chaud», admet l'interprète d'Anémone Leduc. Chaque comédien doit porter des lunettes et un masque, du matin au soir, et les enlever uniquement quand ils tournent. «Le monde en télé, on est toujours en train de se coller, se saluer, se toucher. Pour moi, c'est encore plus difficile!»

Marina Orsini prend un réel plaisir à revenir au quotidien, ça se voit dans 5 chefs dans ma cuisine. Plus que dans tout autre créneau, la télé de jour est là pour accompagner le public, le réconforter dans sa routine. Un rôle idéal pour l'animatrice. Parce que cuisiner avec Marina, c'est toujours la fête.

<em>District 31</em> rallie 1,6 million de fans impatients

Richard Therrien

District 31 rallie 1,6 million de fans impatients

Richard Therrien
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BLOGUE / Les deux premiers épisodes d'une heure de District 31, qui marquaient le retour de la série quotidienne de Luc Dionne après une interruption involontaire au printemps, ont tous deux dépassé 1,6 million de téléspectateurs sur ICI Télé. Alors que le premier en a rallié 1 656 000 lundi soir, le second en a conservé 1 625 000 mardi.

C'est considérable, mais pas un record, puisque l'épisode du 2 avril dernier avait retenu 1 739 000 fidèles. Seulement lundi, la moitié de l'auditoire à l'écoute regardait District 31. La série rejoint en moyenne 1 497 000 habitués.

Au fait, avez-vous reconnu l'actrice qui joue Vanessa Marois, la femme venue dénoncer son ex-mari pédophile? Il s'agit de Sophie Dion, comédienne de Québec qui tenait le rôle de Gabrielle dans 4 et demi... Elle avait succédé dans ce rôle à Michèle-Barbara Pelletier.

Aux autres réseaux lundi soir, La rentrée TVA 2020 a été suivie par 1 119 000 curieux, contre La fête de la rentrée sur Noovo, choisie par 385 000 téléspectateurs.

Le gala de Noovo sera d'ailleurs rediffusé dimanche à 18h30, alors que que celui de TVA sera repris le même soir à 20h30, tout juste après La voix.

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Richard Therrien
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Josélito et ses inconnus d'exception

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Josélito et ses inconnus d'exception

CHRONIQUE / Josélito Michaud carbure aux confidences. Pour faire de la bonne télé, sûrement, mais beaucoup pour saisir les nuances de l'être humain, celles qu'on ne veut pas toujours voir. Ça tombe bien, parce que ça manque cruellement de nuances par les temps qui courent dans nos rapports, vous ne trouvez pas?

L'animateur revient sur ICI Télé le temps de sept émissions de Josélito au cœur du monde, diffusées dès samedi à 20h, tout de suite après En direct de la rentrée sur ICI Télé. Le Josélito de cette nouvelle série est sensiblement le même que celui d'On prend toujours un train, celui qui cherche à comprendre avec empathie les motivations de ses invités, et l'impact de leurs décisions sur le reste de leur vie.

Si votre fils ou votre fille avait commis un meurtre, lui parleriez-vous encore? Dilemme terrible pour des parents, tiraillés entre l'amour et la honte. C'est dans le thème de la première émission: «Quand on commet l'irréparable». L'animateur y rencontre Daniel Benson, condamné pour meurtre après avoir assassiné son beau-père en juin 1982 à Oka. L'homme a purgé 17 ans de prison. Même si son beau-père violentait sa mère, qu'il l'a tué pour protéger les siens, Daniel Benson croit avoir mérité sa peine de prison. Sa franchise à l'écran, qui relève du courage, permet de mesurer l'ampleur des dégâts posés par un tel geste. Une vie hypothéquée par deux coups de fusil, qui font toute la différence.

La mère de Daniel Benson, qui se confie aussi à Josélito, n'en a jamais voulu à son fils. Elle ne peut nier que la mort de son ex-conjoint a été une libération, et elle a encore du mal à croire que c'est l'oeuvre de son fils, qui a pourtant avoué son crime. Lorsqu'il était en prison, elle lui rendait visite trois fois par semaine. La demi-soeur de Daniel, Karine, dit n'avoir jamais retrouvé son frère tel qu'il était avant son crime, qu'il a été libéré «physiquement mais pas mentalement». Manifestement, ces gens-là s'aiment.

Le deuxième cas abordé dans l'émission est celui de Frédérick Gingras, qui a tué deux personnes en décembre 2016 à Montréal, avant qu'on lui diagnostique un trouble de schizophrénie. Sa tante Caroline le soutient malgré tout, mais a voulu s'enlever la vie à trois reprises. L'entrevue avec sa soeur Amy, qui ne reconnaît plus vraiment son frère, est aussi très émouvante. Carolanne Cyr-Vanier, fille d'une des victimes de Gingras, est incapable de lui pardonner son geste, mais n'en veut pas à la famille.

«Quand on commet l'irréparable» a nécessité deux émissions, la deuxième étant diffusée à la fin de la série, le 24 octobre. On y donne entre autres la parole à Monique Lépine, mère du tueur de Polytechnique. «Quand on a vécu un attentat» se déploie aussi en deux émissions, les 3 et 10 octobre. Seule personnalité connue de la série, Pauline Marois revient sur la soirée de son élection et sur ce qu'elle est capable maintenant d'appeler un attentat. On revient sur celui de la mosquée de Québec, douloureux souvenir encore frais à nos mémoires.

«Quand on prête son corps», le 19 septembre, s'intéresse aux mères porteuses et aux couples qui font appel à elles. Pouvez-vous croire que les mères porteuses se font juger sévèrement? Se font traiter de mauvaises mères et d'égoïstes? Se font dire qu'elles le font pour l'argent, alors qu'elles ne sont pas rémunérées au Québec? Même en 2020, on a le jugement facile. Vivre et laisser vivre, c'est un concept qui ne sied pas à tout le monde semble-t-il.

Pour «Quand on est accusé injustement», le 26 septembre, Josélito parle avec Réjean Hinse, condamné par erreur. Enfin, le 17 octobre, «Quand on change de vie» traite entre autres du changement de sexe. Josélito, qui a eu le temps de tourner toute la série avant le début de la pandémie, pose toujours les bonnes questions. Soulignons l'impeccable réalisation de Marianne Farley, Adam Kosh, Brigitte Couture et Pierre-Antoine Fournier. De son côté, Véronique Béliveau, aussi la conjointe de Josélito Michaud, est productrice au contenu.

SECRETS DE COULISSES

Attirer la confession a bien servi Josélito Michaud – les gens ont pleine confiance en lui –, mais il y avait un prix à payer. À l'époque d'On prend toujours un train, l'animateur recevait tant d'appels à l'aide de la population qu'il a fini par se sentir envahi et par mettre un terme à l'émission. «Je n'étais plus capable. Je recevais des centaines de lettres, des milliers de courriels de gens qui voulaient que j'entende leur histoire. À l'épicerie, les gens m'arrêtaient constamment.» Ne se sentant pas outillé pour leur répondre adéquatement, il les référait à des organismes d'aide. «Moi-même, je me suis mis à consulter. Je ne comprenais pas tout ce qui m'arrivait.»

En pesant le pour et le contre, il a eu de nouveau envie de donner la parole à ceux qu'il appelle ces «inconnus d'exception». «Parce qu'il faut le faire et que j'avais vraiment envie de revenir», confie-t-il. Mais déjà, les gens n'ont vu que la bande-annonce et ont recommencé à l'aborder à l'épicerie.

Autre secret de coulisses: Josélito ne parle jamais avec ses invités avant de les interviewer, mis à part pour les prévenir que certaines questions risquent d'être difficiles. Il n'insiste pas non plus quand il reçoit un refus, à l'exemple de son modèle, Oprah Winfrey. «Je respecte beaucoup les gens qui disent non. Quand c'est non, c'est non. On l'accepte.» Dans l'émission sur les mères porteuses, un couple de parents gais a refusé de se montrer à l'écran, un choix qui a bien sûr été respecté.

Je vous le concède, voilà des sujets pas toujours jojo qui en rebuteront certains. Mais ce qui en ressort est lumineux, malgré tout. Il n'y a pas là de bla bla inutile, on sent une réelle volonté de mettre des mots sur des expériences souvent difficiles, mais d'autres heureuses.

Christine Beaulieu remplace Julie Le Breton dans <em>L'œil du cyclone</em>

Richard Therrien

Christine Beaulieu remplace Julie Le Breton dans L'œil du cyclone

Richard Therrien
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Le Soleil
BLOGUE / C'est non pas Julie Le Breton mais bien Christine Beaulieu qui jouera le rôle principal de la comédie L'œil du cyclone, disponible dans la section Véro.tv d'ICI Tou.tv Extra. Un conflit d'horaire oblige Julie Le Breton à renoncer à ce personnage, elle qui reprendra les tournages des Beaux malaises, de retour à TVA.

D'abord prévue pour octobre, la sortie a été retardée en raison de la pandémie. Ainsi, le tournage commencera finalement le 23 septembre prochain, d'où le conflit d'horaire. Christine Beaulieu, qu'on a vu notamment dans Cerebrum, hérite donc du rôle d'Isabelle Gagnon, une mère divorcée qui élève ses trois enfants en garde partagée, et qui dirige à domicile sa propre entreprise d’organisation de mariage. Malgré ses multiples tâches, elle parvient à concilier travail et famille non sans tourner les coins ronds!

Ses jumeaux sont joués par Lilou Roy-Lanouette et Joey Bélanger, sa fille aînée par Emi Chicoine, son ex, par Patrick Hivon. Véronique Cloutier joue la sœur d'Isabelle, Éliane, alors que Danielle Proulx incarne leur mère.

Alain Chicoine et Julie Hogue réalisent la série de 13 demi-heures produite chez KOTV, et écrite par une équipe d'auteurs, avec Jean-François Léger au poste de script-éditeur des sketchs. Celui-ci est aussi l'auteur d'une nouvelle comédie sur ICI Télé intitulée Survivre à ses enfants, et mettant en vedette Mélissa Désormeaux-Poulin et Mani Soleymanlou, en tournage dès la semaine prochaine.

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Richard Therrien
Le Soleil
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Du Noovo et du réchauffé

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Du Noovo et du réchauffé

CHRONIQUE / On nous le promet: Noovo ne sera pas une chaîne de reprises. Avec un nom pareil, ç'aurait été surprenant! N'empêche qu'il n'y aura pas que du nouveau sur Noovo cet automne. La pandémie a été dure pour tout le monde, et ces nouvelles fictions qu'avait la chaîne généraliste de Bell Média dans ses cartons devront attendre à l'hiver.

En attendant, Noovo s'appuie sur des assises solides comme la franchise OD. Jay Du Temple a dû renoncer au Brésil et proposera Occupation double chez nous à partir du Québec, du dimanche au jeudi à 18h30, à la Montagne coupée de Saint-Jean-de-Matha dans Lanaudière. On a présenté les candidats dans une émission spéciale lundi soir dernier. La saison commence le 14 septembre et le tapis rouge est prévu pour le 20 septembre. Avant même que la production ait commencé, un candidat, David Pineau, a été exclu de l'aventure par la production pour des raisons obscures. Ça fait jaser? La production ne s'en plaindra pas.

C'est avec le slogan «Noovo, c'est nous!» que l'entreprise a donné le coup d'envoi à la première programmation de cette chaîne. «On amène la chaîne à un autre niveau», lance fièrement Suzane Landry, partie de TVA pour devenir vice-présidente, développement de contenu et programmation de langue française chez Bell Média, qui a des moyens autrement plus importants que Groupe V Média.

On sent qu'il s'agit d'une programmation de transition, mais pas aussi pire qu'entre TQS et V – rappelez-vous de Monsieur Showbiz. Oui, on ramène la fiction québécoise, mais on parle ici de séries déjà disponibles ailleurs. Que ce soit Mon ex à moi (lundi à 19h30) avec Sophie Desmarais, présentée à Séries+ il y a cinq ans, ou plus récemment, Pour toujours, plus un jour (mercredi à 19h30) avec Pier-Luc Funk et Catherine Brunet, disponible sur Crave. Pour l'hiver, une première comédie est déjà en tournage, Contre-offre, avec Marie Soleil Dion, Noémie O'Farrell, Emmanuelle Lussier Martinez, Normand D'Amour, Antoine Vézina et Pierre-Yves Cardinal. On y suivra les aventures d'une famille dysfonctionnelle dans le domaine de l'immobilier. D'autres titres seront annoncés.

Noovo ajoute à cela Destin amoureux, version française de l'excellente série américaine de HBO Max, Love Life, avec Anna Kendrick, le mardi à 19h30. En milieu de soirée, on y va de séries comme Transplanté avec Laurence Leboeuf (mercredi à 20h), qui a rallié 4 millions d'Américains mardi sur NBC, et Cardinal avec Karine Vanasse (vendredi à 21h). Mais aussi Tommy avec Edie Falco en chef de police (lundi à 20h) et 911 Texas avec Rob Lowe et Liv Tyler (mardi à 20h).

En productions originales, deux nouveautés humoristiques sont prévues, en commençant par Ce soir on char!, série de quatre émissions enregistrées au Ciné-parc Saint-Eustache cet été, diffusée le dimanche à 21h dès le 20 septembre. Philippe Bond et Dominic Paquet animent ce défoulement collectif contre la COVID-19. Puis, dans Le prochain stand-up, les trois juges P-A Méthot, Mariana Mazza et Louis Morissette confronteront leurs opinions sur les humoristes de la relève qui se présenteront devant eux, le jeudi à 20h dès le 17 septembre. Marie-Lyne Joncas anime cette compétition, qui remettra au gagnant une bourse en argent, une présence à la radio et un spectacle d'une heure en ligne au prochain Festival Juste pour rire.

Autre dommage collatéral de la pandémie: il a été impossible de tourner de nouveaux épisodes d'Un souper presque parfait, mais on proposera un montage des meilleurs moments depuis le début de la série. Quand je parlais de réchauffé. André Ducharme apparaîtra à l'écran pour en relater les coulisses, en semaine à 18h. À 19h, À table avec mon ex a dû se faire avec plexiglas entre les candidats, du moins avant l'assouplissement des règles sanitaires.

De retour le lundi 14 septembre à 21h, La semaine des 4 Julie, dont je vous ai déjà parlé, proviendra désormais de la Place Bell à Laval, pour cause d'indisponibilité de studios au MTL Grandé. On ramène plusieurs collaborateurs, auxquels s'ajoutent le journaliste Meeker Guerrier, les humoristes Guillaume Pineault, Jérémy Demay et Mathieu Dufour, de même que Marie-Ève Lévesque, qui s'était fait connaître avec sa «Classe en ligne» durant le confinement.

Pour le retour des nouvelles, annoncé pour le printemps prochain, Bell Média construira deux studios destinés à l'information, un à Montréal et un autre à Québec. «En toute franchise, c'est la plus grande opération d'embauche de journalistes depuis plusieurs années», affirme le directeur général de l'information, Jean-Philippe Pineault.

«C'est vraiment une opportunité unique de bâtir une salle des nouvelles de zéro [...] et une opportunité pour le milieu journalistique. Les mauvaises nouvelles se sont accumulées dans les dernières années. Des salles de nouvelles se sont vidées, et là, on entre avec quelque chose de très positif.» La construction d'un premier studio au centre-ville de Montréal est déjà entreprise. «On va aussi aménager un studio à Québec. Il y aura des équipes à Saguenay, Trois-Rivières et à Sherbrooke», a révélé M. Pineault, qui compte accélérer le recrutement de journalistes dans les prochains mois.

Rien n'a été annoncé sur la forme que prendront les nouvelles sur Noovo, mais on sent une volonté de faire les choses différemment. «On veut présenter une troisième voix distinctive, très propre à Noovo», affirme Suzane Landry. Bell est mieux d'y mettre le temps, la première impression est importante. Rappelons que Remstar avait décidé de fermer les salles de nouvelles de TQS à la grandeur de la province lors de l'achat du réseau en 2008.

Un grand spectacle regroupant une trentaine d'artistes de renom, La fête de la rentrée, a été enregistré au Centre Bell samedi dernier et sera présenté lundi à 20h. C'était la première fois depuis le début de la pandémie qu'on tenait un spectacle dans cet amphithéâtre, devant 250 personnes. La soirée à laquelle participent entre autres Les Cowboys Fringants, Charlotte Cardin et Half Moon Run a été conçue par Stéphane Laporte et produite par Julie Snyder. Pas un montage d'extraits de la rentrée, nous promet-on, mais bel et bien un spectacle pour souligner la naissance de Noovo.

«NOTRE VIE» DOUBLÉE MAIS PAS DIFFUSÉE

Vous êtes très nombreux depuis le printemps à me demander quand ICI ARTV présentera enfin la quatrième saison de Notre vie, version française de This Is Us. Sachez que, même retardé par la pandémie, le doublage de cette saison est complété depuis deux mois, même que tous les épisodes ont été diffusés sur la chaîne Canal+ en France, le dernier à la mi-juillet. Mais encore une fois, on tarde à nous les relayer chez nous, ce qui encourage hélas le piratage. Pourvu qu'ICI ARTV puisse les obtenir sans trop attendre afin de satisfaire les fans québécois.

ERREUR SUR L'ÂGE

Dans ma chronique de lundi dernier, François Morency confiait que le comédien Jacques Girard avait 72 ans, mais il en a en réalité 65. L'acteur a dû renoncer au rôle de Roch «Chesseuse» Garneau dans la comédie Discussions avec mes parents, parce qu'il souffre de diabète. Il a été remplacé par Denis Bouchard dans les épisodes qui commenceront le lundi 21 septembre à 19h30 sur ICI Télé.

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Noovo aura des studios de nouvelles à Montréal et à Québec

Richard Therrien

Noovo aura des studios de nouvelles à Montréal et à Québec

Richard Therrien
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BLOGUE / Bell Média construira deux studios destinés à l'information pour son réseau généraliste Noovo, un à Montréal et un autre à Québec. L'entreprise a profité de son lancement de programmation pour annoncer que les bulletins de nouvelles feront leur retour sur cette chaîne dès le printemps prochain.

«En toute franchise, c'est la plus grande opération d'embauche de journalistes depuis plusieurs années», affirme le directeur général de l'information, Jean-Philippe Pineault.

«C'est vraiment une opportunité unique de bâtir une salle des nouvelles de zéro [...] et une opportunité pour le milieu journalistique. Les mauvaises nouvelles se sont accumulées dans les dernières années. Des salles de nouvelles se sont vidées, et là, on entre avec quelque chose de très positif.»

La construction d'un premier studio au centre-ville de Montréal est déjà entreprise. «On va aussi aménager un studio à Québec. Il y aura des équipes à Saguenay, Trois-Rivières et à Sherbrooke», a révélé M. Pineault, qui compte accélérer le recrutement de journalistes dans les prochains mois.

Rien n'a été annoncé sur la forme que prendront les nouvelles sur Noovo, mais on sent une volonté de faire les choses différemment. «On veut présenter une troisième voix distinctive, très propre à Noovo», a affirmé Suzane Landry, vice-présidente, développement de contenu et programmation de langue française chez Bell Média. Rappelons que Remstar avait décidé de fermer les salles de nouvelles de TQS à la grandeur de la province lors de l'achat du réseau en 2008.

C'est avec le slogan «Noovo, c'est nous!» que l'entreprise a donné le coup d'envoi à la première programmation de cette chaîne, en ondes le 7 septembre. On a notamment retiré les rediffusions de la grille du soir pour les remplacer par des nouveautés et des fictions empruntées aux plateformes et aux chaînes spécialisées. Noovo compte résolument revenir à la fiction québécoise, délaissée par V. À commencer dès l'hiver par une première comédie intitulée Contre-offre, et mettant en vedette Marie Soleil Dion, Noémie O'Farrell, Emmanuelle Lussier Martinez, Normand D'Amour, Antoine Vézina et Pierre-Yves Cardinal. On y suivra les aventures d'une famille dysfonctionnelle dans le domaine de l'immobilier.

Un grand spectacle regroupant une trentaine d'artistes de renom, La fête de la rentrée, a été enregistré au Centre Bell samedi dernier et sera présenté lundi à 20h.

Plus de détails sur les plateformes Le Soleil jeudi.

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Richard Therrien
Le Soleil
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L'année <em>Star Ac</em> à TVA: diversité et variétés

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L'année Star Ac à TVA: diversité et variétés

CHRONIQUE / Vous n'aurez jamais vu autant de nouveaux visages et de diversité à TVA qu'à l'automne. Le vice-président aux contenus originaux de Québecor Contenu, Denis Dubois, en fait une promesse, sur laquelle il a insisté lors du lancement de presse virtuel de la programmation mardi. Ce n'est pas tant dans les têtes d'affiche de l'antenne que dans les personnages de séries et les candidats des émissions qu'on devrait voir la différence.

C'est un début, mais attendons de voir. Le diffuseur a été critiqué la semaine dernière quand une vedette de la série américaine Brooklyn Nine-Nine, Melissa Fumero, a déploré sur Twitter qu'on ait confié deux personnages d'origine latine à des actrices blanches, dans l'adaptation québécoise, Escouade 99, disponible dans quelques semaines chez Club illico.

Onze nouveautés, dont neuf productions originales, composent la programmation automne-hiver de TVA. Parmi elles, une nouvelle série à sketchs pilotée par Véronic DiCaire l'hiver prochain, une version 2021 de Caméra café, et bien sûr, le grand retour de Star Académie, attendu pour février.

TVA veut reprendre la tête les dimanches soir, où Tout le monde en parle a eu pas mal le champ libre au printemps. Ainsi, on retrouve La voix le 13 septembre à 19h avec un résumé des premières émissions, avant les champs de bataille et quatre émissions en direct, devant un public restreint, composé notamment des familles des candidats. Lara Fabian, Ariane Moffatt, Michel Rivard et Luc De Larochellière prendront part aux directs.

Quand tout ça sera terminé, on enchaînera le 25 octobre avec deux nouveautés. D'abord, Bijoux de famille, où Charles Lafortune combinera stand-up d'humour et discussions à 19h. L'émission est tournée à l'extérieur, ce qui permet la présence de public. Puis, à 20h, Marc Dupré permettra à des chanteurs amateurs d'enregistrer une chanson avec des professionnels, qu'ils dédieront à quelqu'un qui leur est cher. En studio est une adaptation d'un concept australien, The Recording Studio. Je n'ai pas entendu fausser durant les extraits, c'est rassurant.

L'ouragan Star Académie est attendu pour février. On ne sait pas encore qui l'animera, mais on en sait un peu plus sur la nouvelle formule: 15 académiciens au lieu de 14, qui devront passer la première phase d'auditions, effectuée dans six villes du Québec et au Nouveau-Brunswick, à partir du 25 septembre. Cent candidats seront retenus pour une seconde phase, un camp de sélection devant les profs de l'Académie. Jean-Philippe Dion promet lui aussi plus de diversité chez les candidats, qu'on espère en effet moins formatés qu'à l'époque de la première mouture.

Je suis intrigué par La tour, un concept très risqué, alliant le talk-show à la comédie de situation. Ainsi, Patrick Huard recevra du lundi au jeudi des invités liés à l'actualité. Viendront occasionnellement des personnages fictifs se greffer à leurs conversations. Dans ce loft imaginé en haut d'une tour, un piano permettra aussi aux musiciens de laisser aller leur inspiration. «Avec ce qu'on vit, les gens ont envie de se parler pour vrai», croit Patrick Huard, qui se dit courtisé depuis 16 ans pour l'animation d'un talk-show. Notez bien l'heure: 19h30. Il était évident que TVA n'allait pas envoyer Patrick Huard se battre contre District 31 une demi-heure plus tôt. Le diffuseur conserve pour 19h ses docu-réalités Refuge animal (lundi) et Première ligne: chaque seconde compte (mardi), La voix extra (mercredi) et son immortelle Poule aux œufs d'or (jeudi). Ça finit bien la semaine conserve sa case du vendredi.

Diffusée le lundi à 21h à partir du 14 septembre, À tour de rôles marque l'arrivée de Marie-Eve Janvier à TVA, dans un décor magnifique tapissé d'écrans. Difficile de ne pas penser aux Enfants de la télé en voyant les premiers extraits, qui montrent une Sonia Vachon raconter les coulisses de sa scène de baise dans les étals de fruits avec Denis Bouchard dans Laura Cadieux. TVA avait élaboré le concept avant qu'on sache s'il serait possible de faire des fictions à temps pour l'automne; À tour de rôles pigerait au moins dans les archives de films et de séries du passé, commentées chaque semaine par deux invités qui ont déjà partagé l'écran. Ainsi, on verra Anne Dorval et Guy Nadon, Karine Vanasse et Pierre Lebeau, Guylaine Tremblay et Marc Messier, Denis Bouchard et Anne-Élisabeth Bossé.

En plus de Sans rancunes, déjà annoncée pour l'hiver avec Pier-Luc Funk, on a révélé au lancement avoir confié à Véronic DiCaire un concept de parodies et de sketchs. L'émission d'une demi-heure n'a pas encore de titre, mais regroupera chaque semaine plusieurs nouveaux visages autour de l'imitatrice et chanteuse. On promet des parodies d'émissions de télé, de pubs et de chansons, un genre qu'on ne voit plus à la télé en dehors du Bye Bye. Josée Fortier, une pro de l'humour, est productrice au contenu, et Marie-Andrée Labbé, auteure de Trop., signe les textes.

TVA a une offre de fictions moins importante qu'ICI Télé. Là aussi, on a pigé dans le catalogue de la plateforme numérique, Club illico, dont La faille, prévue à partir du 13 octobre, le mardi à 21h. Si vous n'avez pas vu Mon fils, ne manquez surtout pas cette minisérie de six épisodes, avec Antoine L'Écuyer, phénoménal en jeune homme atteint de schizophrénie. À voir le lundi à 20h, avant qu'on enchaîne avec les nouveaux épisodes de L'Échappée. Ça va brasser dans cette série de Michelle Allen, qui accueille plusieurs nouveaux personnages, dont la nouvelle directrice du poste de police, jouée par Chantal Fontaine, et un couple campé par Isabelle Blais et Pierre-Luc Brillant, parents d'un enfant qui a tué son frère de deux ans. Il faut dire que L'Échappée a été converti en centre pour jeunes contrevenants, qui traite des cas beaucoup plus lourds. Sylvain Marcel joue le nouveau directeur du centre. Jade (Charlotte Aubin) a quant à elle hérité de l'auberge, et on apprend que Martine (Sophie Bourgeois) a détourné pas moins de 200 000$ durant le confinement! L'Échappée est d'ailleurs la première série que je vois qui tient compte de la pandémie dans ses intrigues, sans toutefois en faire un élément central.

Retour d'une comédie plus simple à tourner en temps de pandémie, Caméra café, en janvier. René Richard Cyr et Mathieu Handfield assurent la réalisation de cette nouvelle mouture. On annonce aussi que les tournages de la nouvelle série des Beaux malaises et d'Alertes, série dérivée d'Alerte Amber, commenceront bientôt, et que ces deux titres devraient être prêts pour l'hiver. Déception: il faudra attendre au moins un an avant de voir la saison finale de L'heure bleue, impossible à tourner pour l'instant, l'intrigue nécessitant beaucoup trop de rapprochements.

Chiffres à l'appui, TVA souligne avoir connu la hausse la plus importante d'auditoire de toutes les chaînes généralistes, chez tous les groupes d'âge, y compris chez les 18 à 34 ans, en progression de 26%. Et tenez-vous bien: 90% de l'écoute de TVA se fait en direct. De quoi rejeter du revers de la main l'idée que les gens ne regardent plus la télé en direct. Netflix est loin d'avoir gagné.

Prévue d'abord le 13 septembre, La rentrée TVA 2020, émission spéciale animée par Patrice Bélanger, vient d'être devancée le lundi 7 septembre à 20h. Tiens, tiens, directement contre La fête de la rentrée de Noovo, le grand spectacle du concurrent Bell Média, animé entre autres par Julie Snyder, Jay Du Temple et Katherine Levac au Centre Bell. Il y a parfois de ces hasards. La spéciale de TVA sera tout de même rediffusée le 13 septembre.

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Richard Therrien
Le Soleil
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ICI Télé: du neuf à 90 % en soirée

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ICI Télé: du neuf à 90 % en soirée

CHRONIQUE / La télé existe, beaucoup, pour nous changer les idées, pour nous faire voir la vie autrement. Elle continuera sans aucun doute à nous informer à satiété de la pandémie, mais Dieu merci, elle nous emmènera ailleurs tout l'automne et tout l'hiver. Sur ICI Télé, 90 % de la programmation en heures de grande écoute sera composée d'émissions originales, donc pas des reprises ou des acquisitions, un exploit dans les circonstances.

Avez-vous hâte de retrouver vos séries? Moi oui. Outre District 31 – encore six dodos! –, elles seront toutes de retour, de 5e rang à Une autre histoire, de Toute la vie à Discussions avec mes parents. En prime, on nous offre des titres déjà disponibles sur l'Extra d'ICI Tou.tv: Fragile le lundi à 21h, C'est comme ça que je t'aime le mercredi à 21h, et Les bogues de la vie le vendredi à 21h. Sauf pour District 31 (7 septembre) et Discussions avec mes parents (21 septembre), tous ces titres arrivent dans votre écran dans la semaine du 14 septembre. Sachez que trois séries prévues à l'hiver nous feront leurs adieux: Trop., Faits divers et Les pays d'en haut. Dans le cas de Séraphin, cette fois, ce serait vrai, lui qui devait initialement nous quitter la saison dernière. Faut dire que notre homme n'est pas tuable.

Sachez aussi que Les mecs, la nouvelle comédie de Jacques Davidts, sera prête pour l'automne sur l'Extra d'ICI Tou.tv, et à l'hiver sur ICI Télé. La Maison-Bleue, dont on verra la première saison sur ICI Télé en janvier, repart en tournage pour une deuxième. Et on a donné le go à L'oeil du cyclone, la comédie avec Julie Le Breton, destinée à Véro.tv. Par contre, il faudra attendre pour Sans rendez-vous, la comédie de Marie-Andrée Labbé avec Magalie Lépine-Blondeau sur une clinique de santé sexuelle, incompatible avec les normes imposées aux tournages.

Bonne nouvelle: toutes les émissions de variétés seront au rendez-vous, toutefois sans spectateurs, que ce soit Tout le monde en parle (toujours en direct), Les enfants de la télé, Au suivant! et Infoman dès cet automne, et Prière de ne pas envoyer de fleurs et 1res fois à l'hiver. Dans le cas de Silence, on joue!, en semaine à 17h30, on a dû renoncer à certains jeux, dont celui du pop corn qui explose, de même qu'aux divans, remplacés par des fauteuils individuels. À 100 génies, le jeudi à 20h, seuls 31 concurrents ont été admis dans le studio 42, mais la crème de la crème, nous promet-on. Janette Bertrand aura droit à son En direct de l'univers, de retour pour une 12e saison avec une spéciale rentrée le samedi 12 septembre à 18h30, puis avec Mélissa Bédard comme première invitée, le 19 septembre à 19h. Bonsoir bonsoir!, dont j'ai beaucoup aimé la formule cet été, revient chaque vendredi à 20h à partir du 18 septembre. On annonce davantage de prestations musicales.

Dès le samedi 12 septembre à 20h, dans la nouvelle série Josélito au cœur du monde, l'animateur rencontre des gens qui ont vécu des situations hors du commun, reliées par un thème, que ce soit «quand on a vécu un attentat», «quand notre enfant a commis l'irréparable», etc. Mohamed El Hafid, témoin de la tuerie de la mosquée de Québec, et Johanne Dufresne, survivante de l'attentat de Polytechnique, se sont confiés à Josélito Michaud.

Comme il l'avait fait avec Janine Sutto, André Robitaille propose à Dominique Michel un dernier tête-à-tête dans Dodo, le dernier acte, le vendredi 11 décembre à 19h. Dernier, vraiment? Celle qui a juré à de multiples reprises que c'était son «dernier Bye Bye» avait fait ses adieux aux Enfants de la télé l'an dernier, mais on l'a revue avec bonheur à Bonsoir bonsoir! cet été. Inspirée par le mouvement Black Lives Matter, Isabelle Racicot propose le documentaire Pour mes fils, mon silence est impossible, dans l'espoir de leur laisser un avenir meilleur, où le racisme n'a plus sa place. Le lundi 23 novembre à 21h.

Comme OD, Deuxième chance ne sort pas du pays pour son retour. Maintenant en duo avec Monic Néron, Marina Orsini a pris l'avion pour la Colombie-Britannique, mais tous les cas de retrouvailles concernent le Québec. À voir cet hiver.

Il n'y a pas à dire: le studio 42 n'aura jamais autant servi que dans ses derniers milles! Même que les galas des Gémeaux, de l'ADISQ et des Olivier (repoussés en mars) y ont été rapatriés pour plus de sécurité. Alors que la radio a commencé à déménager dans la nouvelle maison de Radio-Canada, la télé attendra peut-être même jusqu'au printemps, en raison de la pandémie. De sorte que Tout le monde en parle, Les enfants de la télé, 1res fois et toutes les autres continuent d'occuper le 42, auquel on consacrera un documentaire, diffusé au moment du déménagement final.

La présentation de certaines émissions reste en suspens, comme la prochaine saison des Chefs! au printemps ou encore la spéciale de La fureur, qu'on diffuse au retour des Fêtes. Dans les deux cas, on regarde comment il serait possible de les maintenir tout en respectant les normes sanitaires, ce qui serait toute une paire de manches.

Le jour, on cuisine. À 11h, avec Ricardo, qui tourne ses émissions à son atelier dans une nouvelle formule. Et à 11h30, la nouveauté 5 chefs dans ma cuisine, où Marina Orsini garde ses distances avec ses chefs invités. Rassurez-vous, par la magie de la télévision, elle ne goûtera que ce qu'on aura préparé en coulisses en respectant les règles; on ne nous imposera tout de même pas des chefs avec leurs masques pendant toute la demi-heure.

Sur ICI ARTV, France Beaudoin propose de nouveaux Pour emporter le vendredi à 20h, avec entre autres Julie Snyder, Fabien Cloutier et Pier-Luc Funk. Autre documentaire à surveiller: 2020: Notre cinéma en quarantaine, signé Catherine Beauchamp et Yves Gagné, élaboré avant et pendant la pandémie, et diffusé juste avant les Fêtes. Nouveauté à l'hiver sur ICI Explora: Doc Vadeboncoeur contre-attaque!, où l'urgentologue bien connu explique avec humour sept formes de décès, de l'hypothermie à l'électrocution. Et Les aventures du Pharmachien reviennent à l'hiver pour non pas 13 mais 23 nouveaux épisodes.

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Un documentaire sur Jean Lapierre en préparation

Richard Therrien

Un documentaire sur Jean Lapierre en préparation

Richard Therrien
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Le Soleil
BLOGUE / Québecor Contenu et Zone3 annoncent la production d'un documentaire en hommage à Jean Lapierre. L'œuvre sera diffusée à LCN le 29 mars 2021, cinq ans jour pour jour après la mort tragique du politicien et commentateur politique, et plus tard à TVA.

Outre sa carrière politique puis dans les médias, le documentaire fera une grande place aux Îles-de-la-Madeleine, là où il a grandi, mais là aussi où il a péri dans un accident d'avion, qui a emporté une partie de sa famille.

On promet aussi de multiples images d'archives, tirées notamment de ses envolées qui ont fait sa renommée dans les médias. Homme du peuple, au sens de l'humour incomparable, Jean Lapierre a entre autres été commentateur politique et chef d'antenne à TVA, LCN, TQS et dans les stations de radio de Cogeco.

Denis Lévesque sera l'animateur de cette émission spéciale, réalisée par Marc-André Chabot et produite par Mathilde Boucher-McGraw et Pascale Wilhelmy.

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Richard Therrien
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Le baiser du plexiglas

Télévision

Le baiser du plexiglas

CHRONIQUE / Pour la troisième saison de Discussions avec mes parents, François Morency a dû réécrire un épisode complet et modifier de multiples scènes. Mais il y en a une à laquelle il tenait, même en temps de COVID-19: un long baiser entre son personnage et la nouvelle élue de son cœur, trop important pour être biffé de l’histoire. Scène qu’on a dû se résoudre à tourner, tenez-vous bien, à travers un plexiglas.

«Je n’ai jamais travaillé aussi fort pour un french de toute ma vie! Pour un plan qui va peut-être durer sept secondes à l’écran, ça a pris deux heures et quart à tourner. Le directeur photo a sué toutes les gouttes de son corps à essayer d’éclairer la scène», m’a confié François Morency, sur le plateau de la série à La Salle, que Le Soleil a eu le privilège de visiter jeudi dernier.

Richard Therrien
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Richard Therrien
20 buzz télé de l’automne

Télévision

20 buzz télé de l’automne

Rentrée pas ordinaire dans notre télé cet automne, mais plus garnie qu’on l’anticipait! En plus de District 31, dont on attend le retour avec fébrilité, plusieurs nouvelles émissions de variétés combleront l’absence de fictions, reportées en raison de la pandémie. Pour se changer de la COVID, voici 20 titres à surveiller sur nos télés généralistes et sur les chaînes spécialisées.
  • DISTRICT 31
    Début : lundi 7 ­septembre à 19h
    ICI TÉLÉ

L’attente n’aura pas été vaine : nous verrons enfin les huit derniers épisodes de la précédente saison, réunis la même semaine en quatre heures. Plus folle que jamais, Nancy Riopelle (Geneviève Schmidt) prépare sa vengeance, qu’on devine terrible! Une mésentente au sujet de la protection de Virginie Francoeur (Catherine-Audrey Lachapelle) créera de la bisbille entre Patrick et Daniel (Vincent-Guillaume Otis et Gildor Roy). Un nouveau personnage fera son apparition dans la cinquième saison, en la personne du grand patron des Services Secrets, joué par Rémy Girard. Conjointe dans la vraie vie de Vincent-­Guillaume Otis, Éveline Gélinas jouera une avocate. De quoi rendre jalouse Noélie (Catherine St-Laurent)!

  • FRAGILE
    Début : lundi 14 septembre à 21h
    ICI TÉLÉ

Si vous ne l’avez pas déjà vue sur l’Extra, l’histoire de ces deux amis que tout éloignait demeure incontournable. Marc-André Grondin et Pier-Luc Funk offrent une performance extraordinaire dans cette série signée Serge Boucher, qui nous a tant émus avec Feux, Aveux et Apparences. Le premier épisode commence avec un grave accident, avant qu’on retourne dans le passé pour expliquer cette issue tragique.

  • LES MUTANTS
    Du lundi au vendredi à 18h30
    TÉLÉ-QUÉBEC

Deux garçons passent l’été chez leur grand-père (Rémy Girard), dans cette quotidienne destinée aux 8 à 10 ans. L’un des deux forme un trio complice avec un garçon atteint du syndrome d’Asperger et une fillette hyperactive. Ensemble, ils devront faire la lumière sur une famille disparue, en plein processus de mutation.

Richard Therrien
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<em>L’avenir nous appartient</em>: le nouveau duo de Télé-Québec

Télévision

L’avenir nous appartient: le nouveau duo de Télé-Québec

CHRONIQUE / On le sait : Les francs-tireurs feront leurs adieux en décembre, après 23 ans à l’antenne, un choix du diffuseur. Qui leur succédera en janvier? Deux femmes, Émilie Perreault et Monic Néron, dans un concept qui promet le meilleur, L’avenir nous appartient, une des grandes nouveautés de la programmation automne-hiver de Télé-Québec, dévoilée à la presse mercredi.

On parle ici d’un grand magazine inspiré du journalisme de solutions, qui propose un portrait de société à partir de ce qui fonctionne bien, de ce qui a fait ses preuves, plutôt que par ce qui va tout de travers. On est moins dans la polémique que dans ce qui peut nous inspirer. Le concept a beaucoup allumé le nouveau directeur général des programmes de Télé-Québec, Richard Haddad, arrivé tout droit de TVA. On a vu quelques images de l’émission pilote, où on rencontre un jeune homme qui s’en est sorti grâce à la Direction de la protection de la jeunesse, pointée du doigt plus souvent qu’autrement pour ses multiples ratés.

Les deux femmes se sont connues à la radio et sont devenues des amies très proches, en plus de travailler à un documentaire sur les victimes d’agressions sexuelles, toujours en cours de production. Sur papier, le concept de L’avenir nous appartient fait un peu «lunettes roses», mais je serais étonné que ce duo chevronné se limite à des bons sentiments. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Monic Néron aura une grosse année. En plus de cette nouveauté, elle se joint comme collaboratrice à l’émission Dans les médias, en plus de succéder à Patrick Lagacé à Deuxième chance avec Marina Orsini cet hiver sur ICI Télé.

Outre le duo Perrault-Néron, Deux hommes en or se voit aussi gratifiée d’une touche féminine, avec la présence de Rosalie Bonenfant, nouvelle collaboratrice dont la contribution reste à définir, mais qui ne sera pas que figurante. Autre changement majeur : l’émission de Patrick Lagacé et de Pierre-Yves Lord sera désormais présentée en direct, le vendredi à 21h. Comme l’an dernier, le talk-show ne sera en ondes qu’à partir de janvier. Y’a du monde à messe tient le fort jusqu’à Noël, culminant dans une émission spéciale des Fêtes.

Un des points forts à cette antenne : les docu-réalités. À commencer bien sûr par l’incontournable De garde 24/7, le titre le plus populaire de l’antenne avec une moyenne de 264 000 téléspectateurs pour sa première diffusion, et qui a inspiré plein d’autres concepts depuis. L’émission revient pour une sixième saison, en pleine pandémie, alors que les médecins de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont ont dû filmer eux-mêmes, compte tenu des circonstances. La crise occupera les trois premiers épisodes, le jeudi à 20h, dès le 10 septembre. Retour aussi de 180 jours pour une dernière saison, à l’hiver.

Deux nouveautés dans la même veine : Nos élus, une idée de Martine Forand, conjointe de Bernard Drainville, qui suit le quotidien de députés des quatre formations politiques provinciales. Le jeudi à 20h à partir du 19 novembre. Question de démystifier le travail des agents de la paix, le Service de police de la Ville de Québec a permis aux caméras de les suivre dans l’exercice de leurs fonctions, pour la série Police en service, qu’on verra cet hiver. Dans les deux cas, les premières images donnent vraiment envie de voir la suite.

Télé-Québec a bien joué son rôle de gardienne au plus fort du confinement, en développant en trois semaines trois quotidiennes éducatives, qui ont obtenu beaucoup de succès auprès des écoliers. Les rares retards de diffusion occasionnés par la pandémie concernent les fictions, dont M’entends-tu? La troisième et dernière saison de cette excellente série de Florence Longpré devait entrer en ondes en janvier, mais a été repoussée au printemps. Pour les nouveaux épisodes de Passe-Partout, il faudra attendre à l’hiver.

Les mutants, qu’on avait annoncé pour le printemps dernier, a commencé lundi à 18h30. Une quotidienne, du lundi au vendredi, avec Rémy Girard en grand-papa un peu bougon, qui accueille ses deux petits-fils pour l’été. L’un d’eux souffre d’anxiété et doit faire face à ses peurs quand une famille de mutants fait son apparition.

Je suis un fan fini de Kebec, la série historique de Noémi Mercier. Bonne nouvelle : une troisième saison est prévue pour le printemps, avec 24 nouvelles thématiques, dont le crime, l’après-guerre et l’environnement. En plus d’accueillir Monic Néron et Vanessa Destiné comme collaboratrices, Dans les médias compte sur de nouveaux chroniqueurs le jeudi à 21h : Marie-France Bazzo, Luc Ferrandez, Monique Jérôme-Forget, Amir Khadir et Laurence Mathieu-Léger. En vrac, d’autres titres de retour : Cette année-là, Ça vaut le coût, Belle et Bum (pour une 18e saison!), Un chef à la cabane, Format familial, Génial!, L’indice Mc$ween, Moi j’mange, et Like-moi! pour une dernière saison. 

Le catalogue de documentaires de Télé-Québec impressionne toujours. Quelques titres : Globésité, sur le surpoids qui touchera la moitié de la population dans 10 ans; Génération écrans, génération malade, sur la dépendance aux écrans qui touchent enfants et ados; et Les poussières de Daech, suite de T’es où Youssef, où le journaliste Raed Hammoud et Leïla, sœur de Youssef, partent en Syrie pour retrouver la fillette de ce jeune Québécois d’origine marocaine, qui s’était radicalisé en joignant les rangs de Daech. Ce dernier documentaire est diffusé mercredi prochain à 20h.

Vous êtes nombreux à vous interroger au sujet d’Homeland, dont la saison finale n’a toujours pas été diffusée. Elle est enfin doublée en français, mais n’arrivera sur les ondes qu’à l’hiver. Encore un peu de patience. Deux autres séries étrangères dont on nous dit beaucoup de bien sont prévues : Unforgotten : le passé déterré, le mardi à 21h, sur un duo d’inspecteurs, une femme et un homme, qui enquêtent sur des affaires non résolues à Londres; et au printemps, le thriller Secrets de famille, sur un clan singulier qui semble avoir beaucoup de squelettes dans son placard.

Le mieux pour tout savoir de la programmation, c’est de regarder Curieuse rentrée, la grande émission spéciale du vendredi 4 septembre à 21h, animée par Christian Bégin, de sa terrasse, avant son retour à Curieux Bégin l’hiver prochain.

Au fait, le diffuseur public a reçu un financement de 3 millions de dollars par année pour les cinq prochaines années, destinés à la captation de spectacles, autant de théâtre, de danse que de musique. Une façon d’appuyer le milieu des arts et de permettre au public de garder contact, à défaut d’y être en personne. C’est au moins ça.

Richard Therrien
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«District 31»: complètement folle

Télévision

«District 31»: complètement folle

CHRONIQUE / C'est presque un miracle. Non mais, qui aurait gagé que nos enquêteurs favoris de District 31 nous reviendraient dans de nouveaux épisodes en septembre? Pas moi. Privés des deux dernières semaines de la saison en avril, on nous les offre emballés en quatre épisodes de 60 minutes, dès le lundi 7 septembre à 19h, avant d’enchaîner avec la cinquième saison, sur ICI Télé. Croyez-moi, vous ne serez pas déçus.

Et boum! En rencontre de presse virtuelle, la productrice Fabienne Larouche laisse tomber qu’il y aura un mort parmi les personnages principaux dans la semaine du 14 septembre. Mais qui? Déjà qu’on pense en avoir un sur les bras au terme de la première semaine. Ça va faire mal.

Vous pensiez que Nancy Riopelle (Geneviève Schmidt) était folle à lier? C’est pire que jamais. Celle qui accuse Bruno Gagné (Michel Charette) de l’avoir violée et mise enceinte erre dans la maison avant de prendre le large, armée. Vous aurez peur de ce qu’elle peut faire. Et ça peut aller très loin.

Vous vous souvenez sans doute que la dernier épisode se concluait sur le retour d’entre les morts d’un personnage qu’on avait un peu oublié, Gaétan Filion (Michael D’Amico), l’associé de François Labelle (Peter Miller). Stéphane (Sébastien Delorme) voudra en finir avec le caïd. Je ne donne pas cher des rapports déjà tendus entre Patrick et Daniel (Vincent-Guillaume Otis et Gildor Roy). Une mésentente sur la protection de l’escorte Virginie Francoeur (Catherine-Audrey Lachapelle) risque de donner le coup de grâce entre le sergent-détective et son commandant. Une lutte à finir, dont risque de profiter Laurent Cloutier (Patrick Labbé), de plus en plus abject. La dernière scène de la première semaine m’a décroché la mâchoire. Parce que plus rien ne sera jamais pareil après ça.

Deux enquêtes s’amorceront dans ces derniers épisodes : l’agression présumée d’une enseignante par un de ses élèves, et la vengeance d’une femme venue dénoncer la pédophilie de son ex. Puis, vous reverrez Julia Deveau (Bénédicte Décary), la fraudeuse que Florence (Catherine Proulx-Lemay) a prise en grippe. 

Pas de COVID-19 à l'écran

Rassurons-nous tout de suite : la COVID-19 n’existe pas dans l’univers du district 31. Même si au tournage, impossible de ne pas constater les effets du coronavirus avec l’abondance de précautions sur le plateau, ça n’a eu aucune influence sur l’histoire. Tant mieux. Comme la quotidienne ne repose pas sur des scènes de lit ou de grandes histoires d’amour, l’auteur Luc Dionne n’a pas dû ajuster beaucoup son scénario. Que des détails. Comme il y avait encore de la neige en avril, on a dû faire un petit saut dans le temps pour les huit derniers épisodes, réunis en quatre heures.

Mine de rien, District 31 sera la première fiction québécoise post-confinement à arriver sur les ondes. Il se peut que, dans les premières minutes, vous perceviez des différences à l’écran; des personnages qui se parlent séparés par une voiture, des boîtes, une table de pique-nique ou de patio. Honnêtement, ça ne m’a pas dérangé. Et on finit vite par oublier. «Ça passe comme une lettre à la poste», affirme Fabienne Larouche, fière du résultat, alors que l’équipe en est à sa septième semaine de tournage.

J’ai éprouvé un grand plaisir à voir District 31 en tranches d’une heure. Mais croire que Luc Dionne puisse rouler à ce rythme le reste de la saison est impensable. Il nous faudra revenir aux demi-heures dès le début de la cinquième saison.

Le bon côté, c’est que vous n’aurez pas tout un été à attendre entre la quatrième et la cinquième, qui commence le 14 septembre. Avec de nouveaux personnages, dont le grand patron des Services Secrets, joué par Rémy Girard, bien difficile à cerner. «Il est comme un savon, t’es pas capable d’attraper ça», dit Luc Dionne pour le décrire. Son nom? Des fois Pierre, ou Normand, ça dépend des jours! Puis, Éveline Gélinas, conjointe de Vincent-Guillaume Otis, viendra jouer une avocate. Ça se peut que Noélie (Catherine St-Laurent) soit jalouse. L’auteur a aussi intégré un couple de patrouilleurs, joués par Karl Walcott (Charles dans Le chalet) et Marie-Pier Labrecque (Mégane dans O’).

Luc Dionne, qui croyait pouvoir prendre de l’avance dans l’écriture, n’y est pas parvenu. À peine trois jours de vacances, et puis hop!, on reprend le boulot. Il passera bientôt le cap des 500 épisodes, un exploit en télévision, même si on est encore bien loin des 1740 épisodes de Virginie.

La saison dernière, en moyenne 1 769 000 fidèles téléspectateurs regardaient la série chaque soir, pour une part de marché spectaculaire de 47,5 %. Quand je vois que TVA veut installer La tour, le nouveau talk-show de Patrick Huard, à 19h, je me dis que c’est l’envoyer à l’abattoir.

Cafouillage conservateur: sortez les barres tendres

Télé

Cafouillage conservateur: sortez les barres tendres

Richard Therrien
Richard Therrien
Le Soleil
CHRONIQUE / J’ai souvent pesté contre les soirées électorales brouillonnes de Patrice Roy. Depuis quelques années, particulièrement depuis la pandémie, je n’ai rien à redire sur le chef d’antenne de Radio-Canada, d’une irréprochable efficacité. Au plus fort de la crise, l’homme s’est imposé comme un compagnon rassurant des téléspectateurs, avant et après le point de presse du premier ministre. Le ton juste dont nous avions besoin.

Ça s’est reconfirmé dimanche soir, à l’annonce qui ne finissait jamais par arriver du nouveau chef conservateur, Erin O’Toole. Un ratage total du côté du parti fédéral, qui s’est couvert de ridicule avec sa machine détraquée qui déchiquetait les bulletins de vote, mais une réussite en tous points sur ICI Télé, alors que Patrice Roy et ses quatre analystes ont dû étirer ça jusqu’à 1h50 du matin! Si interminable que le chef d’antenne et les membres du panel, qui en riaient plus souvent qu’autrement, ont réclamé du café et des barres tendres pour passer au travers.

Richard Therrien
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Richard Therrien
Tout le monde aime Raymond

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Tout le monde aime Raymond

CHRONIQUE / «Ray-mond! Ray-mond! Ray-mond!» Dans un bar, on scande le prénom de Raymond Boulanger comme si c’était un héros, on lui demande son autographe. L’homme revient sur les lieux où il a été arrêté le 18 novembre 1992, à Casey en Haute-Mauricie. Ce jour-là, ce pilote d’expérience transportait à bord d’un Convair 580 pas moins de 4300 kilos de cocaïne.

À ce jour encore, c’est la plus grosse saisie de coke de tous les temps au pays. Un record dont Boulanger, aujourd’hui atteint d’un cancer incurable, ne semble pas peu fier. «Ça a été le gros fun. […] C’est des bons souvenirs», dit-il aujourd’hui, alors qu’on revoit son fameux clin d’oeil à la caméra après avoir été menotté.

Raymond Boulanger a passé 23 ans derrière les barreaux. Son histoire rocambolesque est racontée dans les quatre épisodes de la fascinante série documentaire Le dernier vol de Raymond Boulanger, idée originale de Marc-Antoine Audette et de Sébastien Trudel (Les Justiciers masqués), disponible sur Crave depuis mercredi. L’homme est un personnage de film, un original, la série n’est pas moins digne d’un scénario hollywoodien.

Malgré le titre, la série ne porte pas seulement sur ce dernier vol, mais sur l’ensemble de l’oeuvre, depuis les premiers cours de pilotage de Raymond Boulanger à Cartierville dans les années 60, et ses années de pilote de brousse. «Tout un numéro. […] Un méchant énervé», s’est dit le pilote et instructeur Ghislain Durocher en le voyant arriver. La première épouse de Boulanger, Louise-Marie, raconte les nuits blanches qu’il lui a fait passer, quand il a survécu presque miraculeusement à un grave accident en 1968, puis quand il a disparu en pleine forêt, quelques années plus tard. Un récit révélateur de l’homme intrépide qu’il était déjà à l’époque, une caractéristique qui pouvait à la fois charmer les femmes et les rendre folles d’inquiétude. Quand l’épouse a demandé à son mari de choisir entre les avions et elle, Boulanger n’a pas réfléchi longtemps.

La suite est un véritable film d’action, à l’image des fréquentations de Boulanger, du cascadeur Peter Knox, doublure de l’acteur James Coburn, à un vendeur d’armes belge, qui l’embarquent dans des affaires louches. «Ferme ta gueule Boulanger, ta job, c’est de piloter l’avion. Ce qu’il y a dedans, c’est pas de tes affaires», se fait-il dire quand il découvre qu’il transporte une importante quantité de coke. C’est le début d’une grande carrière.

Des déserts aux lieux les moins fréquentés, Boulanger volera à basse altitude pour déjouer les radars, avec un talent certain. «C’est pas tous des génies, les narcotrafiquants!» se moque-t-il, en repensant à tous ceux qui ont payé de leur vie par imprudence. Pourquoi voler la nuit quand on peut très bien voler le jour sans se faire prendre? Boulanger savait comment. Comme «un pilote de Formule 1 en avion».

Le premier épisode peut laisser croire à une œuvre un peu complaisante; Boulanger y passe pour le bon gars, drôle et charismatique. Un portrait plus nuancé à partir du deuxième épisode, où les bons sentiments du «héros» s’accompagnent de réalités plus tragiques. «On a une job à faire», comme dit Boulanger, s’en lavant les mains. Mais à côté, il y a les meurtres d’innocents, notamment parmi les représentants de la presse. Quand un journaliste d’enquête colombien explique qu’il a besoin de neuf gardes du corps et deux véhicules blindés pour le protéger, et qu’un autre se fait dire qu’il ne lui reste qu’un mois à vivre, on confirme à quel point ces narcoterroristes ne rigolent pas.

Parmi les récits les plus surréalistes, il y a ce séjour en prison d’un an et demi, presque raconté comme des vacances dans un tout-inclus. «Le temps a passé vite», avoue Raymond Boulanger. Son père a même passé l’année complète derrière les barreaux en sa compagnie. «On a ri comme des fous!» Un être fantasque et pas un ange gardien, dira son fils. Tel père...

Combien d’argent Raymond Boulanger a pu encaisser au cours de sa fructueuse carrière? Et où est passé le magot? Pas de vos affaires, répond le principal intéressé, qui n’éprouve pas une once de regret. «Y’a rien que les imbéciles qui regrettent.» Et puis, pourquoi on met tant d’argent à enrayer le trafic de drogues? «Personne ne veut que ça arrête. L’argent, c’est l’argent», considère Boulanger.

Y a-t-il lieu de douter de sa parole? Certaines de ses connaissances admettent qu’il a tendance à «broder», à beurrer épais quand il raconte ses aventures. Ça fait de la bonne télé. N’empêche, plusieurs corroborent les faits, et pas nécessairement ses plus grands admirateurs. Extrêmement bien documentée, la série s’intéresse autant au cartel colombien et à Pablo Escobar qu’à la collaboration de Boulanger avec les vétérans de la guerre du Vietnam, notamment par les explications des journalistes Daniel Renaud, auteur du livre «Raymond Boulanger : le pilote mercenaire», Yves Thériault, Normand Lester et plusieurs autres.

Raymond Boulanger est de ces êtres qu’on regarde avec un mélange d’amusement et de réprobation. L’homme fascine, c’est clair. Mais l’instant d’après, on s’en veut presque de lui accorder du crédit. Tout ce qu’il faut pour faire une bonne série documentaire. À quand le film? Avec qui dans le rôle principal?