Marie-Paule Royer présente l'exposition Des plumes et des pinceaux à la Galerie d'art du Centre sportif Mégantic jusqu'au 18 juin. Elle pose ici entre deux toiles parmi ses préférées, La pharaonne et Regard.

Retour aux sources pour Marie-Paule Royer

Marie-Paule Royer effectue un retour dans son coin de pays natal pour exposer ses oeuvres sous le thème Des plumes et des pinceaux, à la Galerie d'art du Centre sportif Mégantic.
« Je suis fière d'exposer ici parce que, pour moi, c'est un retour à mes racines, à la terre qui a nourri l'artiste que je suis devenue... C'est un vrai cadeau pour moi. Plumes, c'est le résultat de ma passion d'écrire, et Pinceaux, celle de peindre depuis toujours. Ces deux passions ont pris naissance ici », confie-t-elle.
« Il y a exactement 15 ans, j'exposais pour la première fois hors des murs de ma maison de Lac-Drolet, au Printemps des artistes et à la Galerie d'art du Centre Mgr-Bonin de Lac-Mégantic », a-t-elle rappelé. « Ça m'a fait du bien d'être reconnue. »
L'artiste utilise les couleurs comme une matière première qu'elle possède à profusion, ce qui a pour résultat des oeuvres très colorées, éclatantes de vie et de joie. Elle mélange aussi les techniques, comme du tissage de papier avec de l'acrylique. Dans une toile intitulée Mon arbre maquillé, elle a incorporé à l'acrylique des produits de maquillage, vernis à ongles, rouge à lèvres, ombre à paupières...
« Les oeuvres sont réalisées avec des techniques mixtes pour la plupart, avec des coups de pinceaux, des traits de crayons, le tout supporté par de courts textes pour les oeuvres sur papier Yupo. Mes oeuvres naissent sur les papiers ou les toiles, sans préméditation du résultat final, issues de l'émotion que je vis. Mon exposition vise à marier deux formes d'expression pour partager ma passion », ajoute Marie-Paule Royer.
Créative jusque dans les affaires
La peintre a été femme d'affaires dans sa vie passée à Lac-Drolet et également mairesse de ce village à l'est de Lac-Mégantic. Avec son mari de l'époque, elle a fondé le Groupe Attraction. Elle a aussi travaillé comme intervenante en développement économique et comme conseillère aux entreprises et directrice du CLD d'Asbestos, de même que pour quelques organismes d'aide aux entrepreneurs.
Mais elle insiste : « J'ai été créative à chaque étape de ma vie, j'étais déjà une artiste dans l'âme. Actuellement, je ne gagne pas ma vie avec mon art, mais il me nourrit! » proclame-t-elle.
Marie-Paule Royer a aussi créé Les Cahiers de Marie à la suite d'un accident. La couverture de son cahier était brisée. Elle y a peint un mini-tableau avec les restes de peinture de sa palette d'artiste. Son amie Andrée-Anne Guay, de Piopolis, a tellement trouvé ce cahier beau qu'elle lui en a commandés pour sa boutique, lui donnant le titre déjà cité.
« J'en ai produit plus de 500 à ce jour et il y a des Cahiers de Marie qui voyagent à travers le monde », admet-elle fièrement.
Mais l'artiste a connu des ennuis de santé durant la dernière année. Elle a toutefois découvert que son art avait pour elle un effet bienfaisant. « Mon projet a permis de me projeter dans l'avenir, d'avoir un objectif, une belle raison de me lever le matin. »