Les organisateurs espèrent attirer 2000 visiteurs pour la 2e édition du Mini Maker Faire samedi. Sur la photo, Fred Forêt en formation de taille de pierre.

Renouer avec la création au Mini Maker Faire

Les inventeurs dans l'âme ou les bricoleurs à la recherche d'inspiration auront une bonne raison de sortir samedi. La Fabrique organise le 2e Mini Maker Faire, une foire qui regroupe des passionnés de technologies, des artisans, des industriels, des amateurs, des ingénieurs, des clubs de science et des étudiants.
« Il y a de tout, du papa inventeur aux amateurs de Star Wars qui présenteront des droïdes», explique Anne Painchaud-Ouellet, coordonnatrice à l'éducation et à la visibilité de la Fabrique. C'est la fête de tout ceux qui créent des choses. «Il s'agit de la seule foire Mini Maker Faire au Québec. »
L'événement regroupe des kiosques de démonstration, des ateliers de découverte, des spectacles et des conférences autour des thèmes de la créativité et de la fabrication. Environ 1000 personnes se sont déplacées l'an dernier, mais les organisateurs s'attendent à doubler ce nombre cette année.
« Nous avons doublé le nombre d'exposants. La forge et la poterie sont de retour et il y a des artisans pour tous les goûts. Ce sera parfait pour les familles aussi », note Mme Painchaud-Ouellet.
Parmi les inventions à ne pas manquer, l'Association générale des étudiants de génie présentera notamment un canoë en béton. Les visiteurs pourront également voir plusieurs personnalités sherbrookoises s'affronter dans un concours de poterie en après-midi samedi. L'événement est gratuit, mais certains artistes offriront aux gens l'occasion d'acheter leurs créations.
Un mouvement mondial
Le Mini Maker Faire est un mouvement mondial qui se tient dans 38 pays à travers le monde en 2017. Rome, Berlin, Paris, Tokyo, Barcelone, Shenzhen, Hong Kong, Séoul, Détroit, Kansas City, Milwaukee, et San Diego ont notamment déjà organisé des foires du genre.
« Il y a vraiment des inventions et des exposants incroyables dans les foires du genre à travers le monde, souligne Anne Painchaud-Ouellet. On veut faire grandir la communauté ici pour se rendre à ce niveau-là. L'événement sert également à stimuler l'imagination et la créativité des visiteurs, mais aussi des créateurs qui pourront s'influencer entre eux. »
Anne Painchaud-Ouellet estime également que les valeurs de la création gagneraient à être diffusées.
« Il y a une rééducation à faire en matière de la création, c'est certain, mentionne-t-elle. L'intérêt est là, mais c'est toujours le temps qui manque aux gens. On veut remettre la création dans leurs priorités. »
Les artistes ouvrent leur résidence
Plusieurs artistes de la Fabrique, dont Deborah Davis, Adèle Blais, Luc Pelletier et Caarl, seront aussi en pleine création samedi. Il y aura notamment des démonstrations de gravure et de sérigraphie.
S'ajoute à cela le Hackathon où une trentaine d'artistes et de programmeurs inventeront un dispositif, une application ou une oeuvre proposant une réflexion sur la portée des avancées technologiques. Un jury évaluera les projets selon l'importance des enjeux éthiques et esthétiques reliés à la vie privée, l'intelligence artificielle, l'immortalité et le conformisme numérique.
La foire ouvrira ses portes à 10 h samedi.