Le festival Songe d’été en musique est né au fil des ans grâce à l’amour que Harris Becker (à gauche), tenant un luth de la Renaissance, éprouve pour les régions de Lambton et de Lac-Mégantic. Avec lui, le porte-parole du Festival, Tom Quigley.

Remercier une région par la musique

Paraphrasant une ouverture et une musique de scène très célèbres de Mendelssohn, composées et jouées pour la comédie de Shakespeare Le songe d’une nuit d’été au XIXe siècle, le Songe d’été en musique n’est cependant pas un rêve. C’est une école de musique et un festival d’été à leur 13e année, nés à Lambton, et qui se sont étendus par la suite dans la région de Mégantic.

Tout a commencé par hasard, de façon presque improvisée : une Américaine, Karen Davis, résidante de Manhattan où elle enseignait en organisation internationale à l’Université de New York, a acheté une propriété dans le 4e rang, à Lambton, en 1976, pour en faire une résidence d’été. Elle y a invité ses amis de la ville à venir pour les vacances. Et ces derniers sont tombés amoureux de la région.

Parmi eux, Harris Becker, guitariste et professeur de renommée internationale, venu à Lambton dès 1977 et à répétition par la suite, « à cause de la beauté des paysages, des villages et de la tranquillité aussi », admet le principal intéressé.

« Pendant Songe d’été en musique, il en vient plusieurs, de ces sommités que l’on ne serait pas censé côtoyer. Ce sont des rencontres improbables, car ce serait impossible pour nous de les engager. Ce festival, c’est un bel accident de l’histoire, une belle anomalie, un trésor. C’est pour ça que tout un groupe de personnes de Lac-Mégantic s’y investit. On ne veut pas que ça s’arrête! » confie un passionné enthousiaste, Tom Quigley, porte-parole du festival.

« Quand Harris Becker est venu à Lambton au début, il a rencontré les responsables du Moulin Bernier, à Courcelles, et ils se sont vus d’année en année, avec Pauline Jobin, entre autres, qui s’est investie dans Songe d’été en musique. Des guitaristes lui ont demandé des cours particuliers. C’est comme ça que tout a commencé. Des liens se sont tissés au fil du temps. Aujourd’hui, c’est un bouillonnement extraordinaire quand tous ces passionnés se rassemblent… »

Authentiques à Mégantic

Tom Quigley nomme les Pierre Poulin, Gilles Matte, Line Blais, Michel Laflamme, membres du conseil d’administration créé il y a trois ans, avec Christina Montalto et M. Becker, de New York, sans oublier les professeurs de la polyvalente Montignac Alexandre Mongeon et Sylvain Coderre, avec lesquels ils travaillent aussi.

« Les musiciens de New York adorent le public de la région, qui a des réactions authentiques à leurs yeux, par rapport à la grande ville où il y a 150 concerts par année. Ces mentors émérites aiment leur faire découvrir des choses nouvelles. Il y a même des échanges de courriels durant l’année, où tous ces gens communiquent, les Américains pour encourager les jeunes musiciens qu’ils ont connus durant le festival. »


« Les musiciens de New York adorent le public de la région, qui a des réactions authentiques à leurs yeux. »
Tom Quigley, porte-parole du Festival

Dès le jeudi 26 juillet, une kyrielle d’activités (cours de musique, ateliers, concerts...) se met en branle, chaque jour jusqu’au 5 août. Outre Lac-Mégantic et Lambton, les municipalités de Stratford, Saint-Romain, Stornoway, Notre-Dame-des-Bois et Lac-Drolet seront visitées par l’événement.

Citons en particulier le spectacle précédant le festival, Airs d’opéra et guitare espagnole, présenté au parc des Vétérans le 26 juillet, dans la série Entre chien et loup : 15 chanteurs d’opéra offriront chacun une pièce, entre deux œuvres de musique instrumentale.

Surprises à l’Astrolab

« Une nouveauté cette année, c’est la venue de Frank Cassara, une sommité mondiale en percussions, qui va donner un concert intime à la Chapelle du rang 1, le dimanche 29 juillet, puis une classe de maître », indique M. Quigley. Le percussionniste de même que le pianiste Jeffrey Marcus seront aussi à la polyvalente Montignac le mardi 31 juillet, à 20 h.

Signalons également le concert d’ouverture, Artesian Guitar Quartet, voix et flûte, à l’église de Stornoway, le samedi 28 juillet à 20 h, et, le 1er août, des prestations surprises à l’ASTROLab du Mont-Mégantic, par des étudiants du Festival. Sans oublier le concert de la Chorale du festival, sous la direction de Sharon A. Hansen, à l’église Saint-Vital de Lambton, le samedi 4 août à 20 h.

On pourrait continuer à énumérer comme ça, mais le festival serait chose du passé avant qu’on ait terminé! Renseignements au midsummermusiquebec.com.