La prestation du 16 février de Charles-Antoine Gosselin a dû être annulée à la salle de spectacles Guy-Veilleux de Cookshire-Eaton.

Redémarrage difficile pour la salle Guy-Veilleux de Cookshire-Eaton

Pas facile de relancer les activités à la salle Guy-Veilleux de Cookshire-Eaton après que l’ancienne administration, Loisirs Cookshire, eut connu d’importants déboires. Par manque de subventions et de commanditaires, les dirigeants de la salle de spectacle ont dû reporter la prestation de Charles-Antoine Gosselin, prévue pour le 16 février.

C’est à contrecœur que le nouveau directeur général de la salle Guy-Veilleux, Marc Longpré, a confirmé la nouvelle. « Malheureusement, notre organisme n’est pas encore subventionné et lorsque la prévente ne donne pas les résultats escomptés, on préfère ne pas courir de risques. Nous attendons toujours de recevoir l’appui de commanditaires clés. Le spectacle sera remis à une autre date plus tard dans l’année. »

Sans blâmer l’ancienne administration de la salle Guy-Veilleux ni montrer du doigt qui que ce soit, M. Longpré reconnaît que les déboires qu’a connus Loisirs Cookshire n’aident certainement pas la cause de la nouvelle équipe qui s’engage bénévolement.

« C’est sûr qu’on part de loin, mais on travaille avec acharnement là-dessus. Ça se peut que les histoires du passé ralentissent les ardeurs des commanditaires et l’arrivée de subventions, mais je ne crois pas que ce soit seulement ça. Il y a beaucoup à faire et notre équipe est composée entièrement de bénévoles. On en a beaucoup dans notre assiette. Notre premier objectif est de faire une année sans déficit, particulièrement à cause de ce qui est arrivé par le passé. On ne veut pas courir ce risque », explique-t-il. 

Trois spectacles sont à l’affiche au cours des prochains mois, dont un spectacle d’humour du duo Ben et Jarrod ainsi qu’un spectacle d’hypnose présenté par les Somnifrères, fils du populaire Mesmer. 

« Même si c’est avec regret qu’on reporte le spectacle de Charles-Antoine Gosselin, on estime qu’on s’en va dans la bonne direction. On n’est pas mal pris, mais, comme vous pouvez imaginer, ce n’est jamais facile d’amener la culture en région rurale, surtout sans subventions. On aime mieux être prudent pour éviter de connaître un revers majeur et on continue d’avancer pas à pas », conclut M. Longpré.