À la tête de la troupe Théâtre-Renaissance, le vieux routier Jean-Claude Gosselin a décidé de revenir au théâtre, il y a quelques années, non pas pour s’attaquer à de nouvelles créations, mais plutôt pour revisiter des œuvres qui sont devenues des classiques au fil du temps.

Quand l’heure du verdict a sonné

Avez-vous déjà imaginé à quoi peuvent ressembler les délibérations entre les membres d’un jury appelés à se pencher sur un cas de meurtre? La pièce Douze hommes en colère, présentée cette semaine à Magog par la troupe Théâtre-Renaissance, vous entraîne justement dans les coulisses d’un procès pour parricide. Le verdict paraît clair au départ, toutefois les doutes d’un juré créeront de longs et houleux débats.

À la tête de la troupe Théâtre-Renaissance, le vieux routier Jean-Claude Gosselin a décidé de revenir au théâtre, il y a quelques années, non pas pour s’attaquer à de nouvelles créations, mais plutôt pour revisiter des œuvres qui sont devenues des classiques au fil du temps.

Or, Douze hommes en colère constitue sans nul doute un classique du théâtre américain. Cette pièce a été écrite par Reginald Rose, dans les années 1950, et a été adaptée au cinéma par la suite. Le célèbre acteur Henry Fonda faisait partie de la distribution de l’adaptation cinématographique de l’œuvre.

« C’est la troisième fois que je monte cette œuvre. L’idée avec Théâtre-Renaissance, c’est de refaire des choses qu’on a aimées dans le passé. On fait ça par passion. Dans ce cas-ci, on a un peu modifié le texte pour lui donner une saveur plus québécoise et inclure des rôles de femmes. C’est une œuvre difficile, mais on a du plaisir », explique Jean-Claude Gosselin.

À l’époque à laquelle la pièce Douze hommes en colère a été écrite, les femmes ne pouvaient pas assumer la fonction de juré aux États-Unis, ce qui explique pourquoi tous les rôles étaient masculins à l’origine. Jean-Claude Gosselin et son équipe ont décidé de changer le sexe de certains personnages afin de refléter la réalité d’aujourd’hui.

Toute l’action de la pièce se déroule à l’intérieur d’une seule pièce, en l’occurrence la salle des délibérations, et les 12 comédiens sont constamment présents sur scène.

« Pour les comédiens, ça demande une attention soutenue pendant environ 2 h 15. C’est une grosse commande. Plusieurs d’entre eux n’ont jamais fait de théâtre et s’aperçoivent que ce n’est pas si simple de créer ce type d’œuvre. Mais on en a aussi quelques-uns, comme Francis Laramée, qui ont plus d’expérience. Ça fait un bon mélange », estime Jean-Claude Gosselin.

La troupe magogoise offrira trois représentations de Douze hommes en colère, toutes à l’auditorium des Tisserands, à l’Espace culturel de Magog. « C’est une belle petite salle. Les spectateurs voient bien de partout. Ça nous convient comme lieu de diffusion. »

Vous voulez y aller?

Douze hommes en colère
Théâtre-Renaissance
31 mai et 1er juin à 20 h, 2 juin à 14 h
Espace culturel de Magog
Entrée : 15$