Après avoir lancé un deuxième album, Blind, en mai dernier, Jeffrey Piton donnera deux prestations lors du prochain Sherblues & Folk.

Quand le folk de Jeffrey Piton s’impose

Une participation à La voix n’équivaut pas à recevoir un billet aller simple vers la gloire et la fortune. Jeffrey Piton, qui s’est rendu jusqu’aux quarts de finale du télé-crochet en 2013, en est pleinement conscient. Mais il est forcé d’admettre que, six ans plus tard, il profite toujours de l’expérience acquise lors de sa participation au rendez-vous télévisuel.

« J’y ai appris des choses. Les enseignements reçus m’ont beaucoup aidé dans ma carrière, en ce qui concerne la gestion du stress et les spectacles. Ça m’a permis aussi de rencontrer David Laflèche, un gars avec qui je suis vraiment heureux de collaborer encore aujourd’hui. Ma participation m’a donné un bon élan. »

L’auteur-compositeur-interprète ajoute que, malgré tout le fla-fla entourant l’émission, l’équipe qui la produit en est une de réels passionnés, avec qui il fait toujours bon travailler. « Vu de l’extérieur, le côté spectaculaire est très présent. C’est différent lorsqu’on le vit de l’intérieur », assure-t-il.

Depuis 2013, Jeffrey Piton a lancé deux albums. Son plus récent disque, Blind, est encore tout chaud. Il est composé principalement de chansons en anglais, mais en compte également deux dans la langue de Molière.

« En 2015, j’avais fait mon premier album en français. J’ai par contre décidé de donner une plus grande place à l’anglais cette fois-ci. Ce n’est pas nouveau pour moi, parce que j’ai commencé en chantant dans cette langue », remarque-t-il.

De l’aveu même de l’artiste,  les chansons de Blind sont empreintes d’une sonorité très pop. On entend toutefois aussi de forts accents folk, incarnés notamment par des envolées bien assumées de pedal steel.

« J’ai une nouvelle fois travaillé avec David Laflèche. Mais j’ai réalisé moi-même la moitié du disque dans mon studio à la maison. J’ai effectué beaucoup d’essais-erreurs. Ça a été une belle expérience. J’aime particulièrement peaufiner mes chansons grâce à la technique. »

Guitare-voix malgré lui

Lorsqu’on demande à Jeffrey Piton quelles sont ses influences musicales, il énumère des noms tels Radiohead, Coldplay et City and Colour. Et il ajoute du même souffle avoir un penchant pour la musique électro et instrumentale.

« J’écoute pas mal de folk. Mais, habituellement, ce n’est pas le style musical que je fais jouer le plus. Le folk, c’est ce qui sort quand je compose. Je n’ai pas le contrôle sur ce que j’écris comme musique. C’est toujours des airs guitare-voix qui me viennent », admet-il.

À ses débuts, l’auteur-compositeur-interprète se racontait beaucoup dans ses chansons. Il a cependant élargi ses horizons.

« Les thèmes que j’aborde dépendent de l’inspiration que j’ai. Ce qui est sûr, c’est que je parle plus des gens autour de moi dans mes tounes aujourd’hui. Je trouve que ça m’emmène ailleurs de moins me concentrer sur ce que je vis. »

Même s’il ne cracherait pas sur le succès, Jeffrey Piton assure qu’il fait d’abord de la musique pour le plaisir. Il a d’ailleurs un emploi permanent chez un distributeur d’instruments de musique.

« Je n’ai pas un calendrier hyper occupé pour le moment en tant qu’artiste. Mais je ne suis pas complexé de ça. La réaction des gens à mon disque a été bonne et des spectacles se rajoutent à mon agenda tranquillement. Je ne suis pas gêné de mentionner que j’ai un autre emploi. Ça me permet d’aborder tout ça de façon plus calme. »

JEFFREY PITON
BLIND
POP FOLK ANGLO
Groupe Artifice

Vous voulez y aller?

Jeffrey Piton en solo
Vendredi 5 juillet, 18 h
Café Bla-Bla
Entrée gratuite

Samedi 6 juillet
Voiture 2 de l’Orford Express (départ de Magog à 18 h)
Entrée : 99 $ (souper-spectacle)