Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
L’enseignante et cofondatrice des cabarets Littérature et autres niaiseries Marie-Dominique Billequey chapeaute le volet littéraire de l’original projet Les boites à poésie. Lancée par Sondès Allal, l’initiative citoyenne se déploiera sur le territoire sherbrookois dès le mois de juin.
L’enseignante et cofondatrice des cabarets Littérature et autres niaiseries Marie-Dominique Billequey chapeaute le volet littéraire de l’original projet Les boites à poésie. Lancée par Sondès Allal, l’initiative citoyenne se déploiera sur le territoire sherbrookois dès le mois de juin.

Porteurs de crayon et de poésie

Karine Tremblay
Karine Tremblay
La Tribune
Article réservé aux abonnés
Ça a commencé il y a quelques jours, sur la toute neuve page Facebook PAPS — La boite à poésie. Chaque jour, une nouvelle photo dévoile le visage de l’un. e des 38 artistes qui vont faire fleurir du beau dans les boites à poésie qui « pousseront » dans le paysage sherbrookois en juin. 

La directrice artistique de la Maison des arts et de la parole, Sophie Jeukens, l’enseignante et autrice Véronique Grenier, l’auteur-compositeur Raf Rioux et l’artiste Mega Nan sont quelques-uns des porteurs de crayon et de poésie dont on connaît désormais l’identité. 

Portée par la rassembleuse Sondès Allal, l’initiative citoyenne se veut une façon de briser la solitude, de tisser des liens à travers les mots des uns et des autres. C’est l’enseignante et cofondatrice des cabarets Littérature et autres niaiseries, Marie-Dominique Billequey, qui chapeaute le volet littéraire du projet. 

« C’est Sondès qui m’a écrit il y a quelques mois pour que je m’implique dans cette aventure. Ça me rejoignait parce que j’aime faire éclater les frontières, mêler les différentes formes d’art, comme je le fais avec les soirées Littérature et autres niaiseries », dit celle qui a lancé l’invitation à des créateurs de tous horizons. 

« J’ai demandé à des poètes, des musiciens, des auteurs-compositeurs, des psychologues, des journalistes, des gens investis dans le milieu communautaire. »

Tout le monde a dit oui. 

Pendant l’été, leurs mots viendront nicher dans les boites à poésie. 

« Ça devient un projet où les sphères communautaires et artistiques se marient dans un mouvement où la poésie devient très tangible. »

Comme elle se déploie aussi hors du cadre habituel, elle rejoint et touche d’autres cœurs.    

« Il y a un côté un peu punk de sortir de la tour d’ivoire, d’aller directement dans la rue. C’est chargé symboliquement. On a hâte que les gens découvrent et s’approprient le projet. »

Parce que les boites, avec leurs crayons, leur papier, seront là aussi pour eux. Comme une invitation. 

« Tout le monde pourra écrire, dessiner, faire ce qu’il veut de son bout de papier. Les boites deviendront un lieu de tous les possibles. »

Un lieu pour dire, pour partager. Pour créer refuges, bouées, éclats de lumière, berceuses, traits d’union. Pour tisser, au fil des mots, de précieux liens de solidarité.