Les œuvres d’art de la Maison de la culture John-Henry-Pope sont officiellement déménagées depuis peu dans l’édifice centenaire du Victoria Hall, où se trouve désormais la Galerie d’art Cookshire-Eaton. Gilles Denis est heureux d’ouvrir les portes de ce nouvel espace situé au 125, rue Principale Ouest, à Cookshire-Eaton.
Les œuvres d’art de la Maison de la culture John-Henry-Pope sont officiellement déménagées depuis peu dans l’édifice centenaire du Victoria Hall, où se trouve désormais la Galerie d’art Cookshire-Eaton. Gilles Denis est heureux d’ouvrir les portes de ce nouvel espace situé au 125, rue Principale Ouest, à Cookshire-Eaton.

Plus d’espace... et de projets à la Galerie d’art Cookshire-Eaton

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
Les œuvres d’art de la Maison de la culture John-Henry-Pope sont désormais déménagées quelques mètres plus loin, dans l’édifice centenaire du Victoria Hall, où se trouve depuis peu la Galerie d’art Cookshire-Eaton. Le propriétaire des deux bâtiments historiques de la rue principale, Gilles Denis, explique avoir fait ce choix dans le but de développer l’offre culturelle dans la région.

Le bâtiment de trois étages construit en 1875 par la loge maçonnique de Cookshire répondait parfaitement aux aspirations de l’homme d’affaires de 73 ans, bien connu dans le Haut-Saint-François. Quelques travaux de restauration ont permis l’ouverture du premier étage où sont exposées temporairement les œuvres de l’artiste multidisciplinaire Grégoire Ferland. Toutefois, le sous-sol, le troisième étage ainsi qu’une scène intérieure seront exploités progressivement à leur tour.

« Les arts, c’est bon pour le développement économique et touristique de la région, mais aussi pour la qualité de vie des citoyens », affirme celui qui demeure à Cookshire-Eaton depuis plus de 30 ans et qui possède l’épicerie locale. 

« Ma mission n’est pas seulement de restaurer de vieux bâtiments historiques : c’est surtout de les animer et de les faire vivre. Je le fais par conviction », mentionne Gilles Denis lors de l’inauguration de la nouvelle galerie d’art, le 6 septembre.

Locaux de répétition pour les musiciens, salle d’enregistrement, spectacles, captation vidéo, sentier de randonnée artistique : les projets fusent dans la tête de celui qui désire profiter pleinement des années qu’il lui reste à vivre.

« Je suis un gars de HEC. Ma femme Suzanne, qui est décédée aujourd’hui, raffolait des arts. Moi, j’ai choisi de mettre à contribution mes connaissances en administration et en gestion pour que l’on découvre les nombreux artistes talentueux qui se cachent dans les régions. Il faut des gens d’affaires pour développer la culture », croit-il.

Donner sans compter

Assise à ses côtés, Myriam Genest-Denis ajoute que les projets de son père sont toujours mis sur pied avec beaucoup de cœur. « Ce n’est pas vrai que c’est un gars de HEC. Il a toujours eu une vision de développement communautaire et c’est ce qu’il fait encore aujourd’hui avec les arts. Il s’implique énormément et il souhaite que ce soit bon de vivre ici », confie la musicienne professionnelle.

Elle précise que la famille a toujours pu compter sur l’aide et le soutien de précieux amis et partenaires. « On a toujours été capable d’aller chercher des bénévoles formidables pour nos idées parce qu’ils savent que mon père ne fait pas ça pour l’argent ni le prestige personnel. Il le fait vraiment pour que les gens soient heureux. »

Devant le témoignage de sa fille, Gilles Denis confirme ne pas compter le temps et l’argent investis dans le développement culturel de la région. « Je suis d’avis que, lorsque tu donnes, tu reçois un jour en retour. Si je n’avais pas acheté l’ancien presbytère anglican [où se trouvait la première galerie d’art], ce serait un stationnement aujourd’hui », mentionne-t-il.

La famille Genest-Denis a acquis plusieurs œuvres au fil des ans. Certaines sont d’ailleurs mises en valeur sur les murs du commerce familial qui a durement été touché par un incendie d’origine criminel en début d’année. D’autres se trouvent en location dans différents commerces et espaces publics de la région grâce à l’artothèque de la galerie.

« Pourquoi entreposer toutes ces œuvres alors qu’elles peuvent être mises à la vue de tous? » Voilà la mission de Gilles Denis.

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