L’un des faits d’armes du Salon du livre de l’Estrie a été la présence de l’Association des libraires du Québec qui offrait un service de prescription de livres.

Plus de 15 000 visiteurs au Salon du livre

Pas moins de 15 316 visiteurs se sont rendus au Centre de foire de Sherbrooke de jeudi à dimanche pour le 39e Salon du livre de l’Estrie. Il s’agit d’une légère augmentation vis-à-vis l’an passé, mais c’est sans compter les 3132 jeunes dans les écoles ou CPE qui ont reçu la visite d’animateurs du Salon.

« C’est un gros succès, la population a été au rendez-vous et les ventes ont été bonnes, explique Marie-Ève Cardin, responsable des communications et de la programmation de l’événement. On veut que les gens se détachent de l’idée qu’un salon du livre ce n’est qu’une grande librairie, c’est beaucoup plus que ça parce que nous avons eu plus de 400 auteurs présents. On veut les rendre accessibles pour les Estriens. Et lorsqu’on voit nos salles d’animation pleines, c’est signe qu’on se rapproche de ça. »

L’un des faits d’armes a été la présence de l’Association des libraires du Québec (ALQ) qui offrait un service pour le moins intriguant. Les gens pouvaient se faire prescrire des livres en répondant à quelques questions concernant leur goût littéraire.

« Nous sommes le premier Salon du livre régional auquel l’ALQ participe, ils ne font habituellement que l’Outaouais, Montréal et Québec. Il y a eu des files d’attente, c’est bon signe. »

« J’ai eu une prescription pour cinq livres, je vais sûrement en lire au moins trois, mentionne Carolanne Gagnon-Lambert, Estrienne d’origine, qui vient chaque année au Salon du livre de l’Estrie. Le but est de rencontrer des auteurs et de découvrir des livres. Ce n’est pas simplement d’acheter des romans. »

« Un vent de fraîcheur »

Le Salon du livre proposait plusieurs nouvelles activités cette année qui ont su ravir les gens.

« J’ai déjà été bénévole pour le Salon par le passé et j’ai vu une grande différence cette année. Il y a toute sorte de nouvelles activités », lance Carolanne Gagnon-Lambert.

« On est une nouvelle équipe depuis deux ans et on travaille fort pour renouveler l’ambiance du Salon du livre, souligne Marie-Ève Cardin. On veut que ce soit une expérience littéraire complète ».

« Certains éditeurs délaissaient le Salon du livre de l’Estrie pour différentes raisons, admet-elle. On est donc en mode séduction et il faut faire nos preuves et leur montrer que le Salon du livre de l’Estrie est un incontournable, qu’il y a un achalandage important. Je suis contre l’idée que les gens de régions n’aient pas accès à une grande variété de livres. On veut que les gens qui entrent au Salon trouvent tous les livres qu’ils cherchent. »

« Il y a un dynamisme et un vent de fraîcheur à Sherbrooke, raconte Manon Trépanier qui possède une librairie à Longueuil. J’avais adoré mon expérience l’an dernier, les deux animations auxquelles j’ai participé font partie des beaux moments de ma carrière. Et c’est encore mieux cette année. Les lecteurs de Sherbrooke sont des passionnés. »

Déjà de grands projets sont envisagés pour les 40 ans du Salon du livre de l’Estrie en 2018.

« On veut être présent partout en Estrie et que la ville de Sherbrooke vibre au rythme du Salon du livre l’année prochaine, résume Marie-Ève Cardin. On veut aussi être perçue comme un salon littéraire à grandeur humaine où on peut faire le tour sans être épuisé. On veut rester avec des quantités raisonnables et que les gens aient le temps de participer à la plupart des activités proposées. »