Philibert Bélanger est le directeur général et artistique de l’OSBL culturel et salle de spectacles La Petite Boîte noire.

Petite Boîte noire cherche locataire

La Petite Boîte noire (LPBN) pourrait se retrouver devant un avenir incertain si elle ne déniche pas de nouveau partenaire de location à long terme.

Le départ de Swing Sherbrooke en septembre créera un trou considérable dans les revenus du lieu de diffusion. L’école de danse, qui déménagera dans un nouveau lieu, louait les locaux de LPBN du lundi au jeudi pour y donner ses cours et y tenir des soirées sociales.

« C’est certain que ça nous fragilise. Peut-être pas à court terme, mais si je me projette dans un an, peut-être que la situation sera plus inquiétante. C’est certain qu’on pourra respecter nos engagements pour la programmation de l’automne. Je ne veux pas alarmer mes partenaires », explique Philibert Bélanger, directeur général et artistique de la Petite Boîte noire.

Philibert Bélanger a bon espoir que la communauté répondra à l’appel pour aider à la pérennité de la salle de spectacles.

« Il y a différentes avenues. C’est dans nos plans pour l’automne de faire une campagne de financement. Peut-être, aussi, une soirée-bénéfice où des artistes bien établis voudraient se produire pour peu, car ils respectent ce genre d’endroit. Les petites salles sont essentielles à l’écosystème des arts de la scène, ce sont les portes d’entrée pour les artistes émergents. »

L’OSBL culturel n’en est pas à sa première lutte pour sa survie, souligne-t-il, en rappelant l’incendie de l’ancien local de la Wellington Sud en 2015. « Je suis prêt à faire ce qu’il faut. On s’est toujours montrés très combatifs. Déjà, il y a un grand esprit de famille et de communauté. Les trois quarts des gens qui travaillent ici sont bénévoles. Sherbrooke nous a démontré, dans le passé, qu’elle tenait à nous. »

La passion est effectivement de mise pour celui qui ne pourrait se permettre de vivre uniquement avec le poste de directeur général et artistique.

« Tenir une salle de spectacles non subventionnée, c’est déjà un défi en soi. On ne semble pas correspondre aux critères demandés pour l’obtention de financement gouvernemental ou municipal. »
La Petite Boîte noire recherche donc de nouveaux locataires qui souhaiteraient y tenir différents événements et activités. La salle est libre du dimanche au mercredi.  

Swing en transition

Pascale Rousseau, chargée des communications chez Swing Sherbrooke, assure que son organisme était en très bons termes avec la Petite Boîte noire et qu’elle n’est pas insensible à sa situation.

« On était sous-locataires de la Petite Boîte noire depuis quelques années. On aimait beaucoup l’endroit, mais on devait partager les horaires. Ça coupait beaucoup de possibilités. Pour nos événements sociaux, qui demandaient plus d’espace, on devait se tourner vers la location d’autres salles, donc des coûts additionnels. »

L’école de danse déménagera sous la Brûlerie Faro, dans un espace adjacent aux Grands-Ducs de Wellington. Le local, dont elle sera la principale locataire, sera mieux adapté à ses activités.

La communauté de Swing Sherbrooke se réjouit de cette nouvelle étape, qui signifie aussi que le nombre de danseurs pourra continuer de croître.