Paul Deslauriers, Sam Harrison et Greg Morency s'amènent au Sherblues ce soir.

Paul Deslauriers Band : blues à feu vif... et doux

Pendant 25 ans, Paul Deslauriers a bourlingué sur toutes sortes de scène. Prodigieux et convoité guitariste, il a accompagné France D'Amour, Céline Dion, Nicola Ciccone, Amanda Marshall, même Garou. C'est d'ailleurs en tournée avec le chanteur sherbrookois qu'il a rencontré son bassiste Greg Morency. Parallèlement, le musicien originaire de Cornwall a toujours eu son propre groupe, écrit ses propres chansons et donné ses propres spectacles. Jusqu'en 2014, où le Paul Deslauriers Band (PDB), avec la parution d'un album homonyme, est devenu une affaire beaucoup plus sérieuse.
À preuve, en 2015, le PDB a été choisi par la Société blues de Montréal pour représenter le Québec au 32e International Blues Challenge (IBC) à Memphis... et il a terminé deuxième sur 119 candidats. Et en janvier dernier, le trio revenait de Toronto avec deux prix Maple Blues, ceux d'Artiste blues de l'année et du Spectacle blues électrique de l'année. Greg Morency a raclé la feuille d'érable bleue du bassiste de l'année pour la deuxième année de suite, tandis que le batteur Sam Harrison revenait avec le trophée du batteur de l'année.
« Ces deux derniers prix sont attribués par l'industrie, mais les deux autres sont décernés par le public. C'est vraiment une belle reconnaissance pour nous. Je suis bien heureux de ce qui arrive depuis deux ans! » commente le musicien, dont le trio a aussi lancé un deuxième opus l'an dernier, Relentless.
Quant à l'IBC (que la chanteuse Dawn Tyler Watson, proche collaboratrice de Paul, a remporté cette année), il a ouvert les portes du circuit des salles américaines au Paul Deslauriers Band. En septembre prochain, le groupe ira même en prestation trois soirs à Las Vegas.
« L'IBC est un événement où tous les gens de l'industrie se retrouvent. Tu as donc la chance de jouer devant des personnes qui peuvent faire de grosses différences pour les artistes. Ça a vraiment propulsé notre carrière à l'international. On se produit régulièrement aux États-Unis maintenant, dont plusieurs festivals importants. On était allés là sans attente, car il y avait énormément de talent sur place, mais on était déjà ravis d'avoir été choisis pour représenter le Québec. Une fois rendus là-bas, on a essayé d'être le meilleur Paul Deslauriers Band possible, de rester fidèles à nous-mêmes », rapporte le musicien.
Non pas que le groupe n'avait jamais enregistré de rondelle avant 2014. Sur son album solo Ripping the Red (2007), Paul était accompagné par Greg et Sam. En 2013, le trio a produit Enter the Gate, avec le joueur de sitar Anwar Kurshid. Pour sa part, Paul en est à dizaine d'albums, dont deux avec Dawn Tyler Watson.
Grande chimie
« Mais cela fait 17 ans que Greg, Sam et moi jouons ensemble. Même si chacun a ses projets à gauche et à droite, on essayait toujours de trouver des excuses pour se réunir. Il y a une grande chimie entre nous. Il y a donc trois ou quatre ans, on s'est associés en affaire au sein du PDB. Ça a été notre façon de nous dire : c'est vraiment ça qu'on veut faire. On a tout mis nos efforts à temps plein sur le groupe... et les résultats ont suivi. »
Le spectacle que promène le Paul Deslauriers Band se compose donc des pièces des deux plus récents albums.
« Une soirée blues-rock par un power trio, dans le sens classique du terme. Chacun des trois musiciens a sa place, avec beaucoup de spontanéité et d'improvisation. Ça rappelle, de façon moderne, des groupes comme Cream, Led Zeppelin ou The Jimi Hendrix Experience, tous des trios guitare-basse-batterie. On ramène l'âme de cette époque-là. Mais il y a quand même des moments plus doux et délicats parmi ceux plus musclés. Tout se joue dans la nuance. Les gens n'auront pas une heure et demie d'ampli à broil », résume-t-il en riant.
Vous voulez y aller?
Grande scène du Sherblues, 20 h
Liverpool 23 h 
Entrée gratuite
Également au programme
Angel Forest
Scène Rythme & Blues, 17 h 
Boquébière, 23 h
Quinn Sullivan
Grande scène du Sherblues, 21 h 15