Pascal Allard est revenu en force avec son deuxième album country éponyme, bien fidèle au son de sa ville natale de Drummondville.

Pascal Allard : le retour du son de Drummond

La musique country n’a plus de secrets pour Pascal Allard, l’homme qui « voulait marier Renée Martel », même s’il n’a que 40 ans. Celui qui considérait les chanteurs country comme des superhéros dans sa jeunesse est en mission d’honorer ses prédécesseurs, ceux de sa ville natale de Drummondville comme ceux du sud de la Californie et du Texas.

« Le country, ça a toujours été les histoires du monde autour de chez nous. Tous les grands ont raconté les histoires d’où ils viennent, des personnes qu’ils rencontrent. Ma grand-mère avait une belle phrase pour résumer l’essence du country : elle disait que c’étaient les livres d’histoires pour les gens qui ne savaient pas lire », philosophe celui qui vient de lancer son deuxième album solo.

« Les gens ont besoin de faire raconter leurs histoires. C’est ce que les chanteurs country d’ici devraient faire au lieu de regarder du côté de Nashville. Il faut redevenir fier et envoyer promener les tendances au lieu de les copier. »

C’est d’ailleurs ce qu’a fait une des plus grandes inspirations de Pascal Allard, soit Gaston Mandeville, qu’il considère comme un des pionniers. « Il chantait en français et il racontait les histoires d’ici au lieu de faire comme les Américains. C’est ça que je veux faire, chanter mes chansons et raconter les histoires de mon coin, pas copier ce qui est populaire », insiste le cowboy en runnings.

Le son de Drummond

Les plus grands ambassadeurs de Drummondville sont des chanteurs et des musiciens, explique l’auteur, compositeur et interprète. Ils ont un son propre à eux, qui n’est pas le même qu’ailleurs en province, estime-t-il.

« Renée Martel, la famille Bessette, Gaston Mandeville, Brigitte Boisjoli et j’en passe... On est un peu les Californiens de la musique country au Québec. On met beaucoup de voix, un côté funny avec le sourire en coin et on est romantiques. Ça se rapproche du Bakersfield Sound de Buck Owens et de Glen Campbell », explique-t-il pour caractériser le son propre à sa ville natale.

« Drummondville, c’est comme un village western où les gens se promènent en chemise des Beach Boys. La majorité des gens ont des jobs plates, donc ils veulent des chansons pour les mettre de bonne humeur quand ils sortent de la shop et que la semaine est finie. Ce sont des personnes joyeuses et accueillantes, ce qui transpire dans la musique. »

Une communauté qui se soutient

Pascal Allard est revenu à ses racines en 2017 avec l’album Je voulais marier Renée Martel après avoir réalisé un opus pop en 2009 sous le nom de Peya. Malgré ses complets colorés et ses baskets aux pieds, il est constamment appuyé dans ses démarches par l’ensemble de la communauté country québécoise.

« Le milieu du country est synonyme d’entraide. Beaucoup d’artistes m’ont aidé et m’aident encore à propager ma musique aux quatre coins du Québec. Irvin Blais a même distribué de mes CD dans des stations de radio en Gaspésie sans que je le sache. Gildor Roy et Kaïn ont été fantastiques. C’est une belle communauté qui se tient, qui se souhaite du succès mutuel », confie-t-il.

Pascal Allard a réussi à toucher Renée Martel, son amour d’enfance, et à gagner son respect. À son grand bonheur, il assurera la première partie de sa nouvelle tournée, qui débute en hiver 2019.

« Je suis extrêmement chanceux. Je vais pouvoir l’observer et apprendre de l’une des meilleurs dans l’industrie. C’est vraiment un cadeau et une fierté pour moi, je suis très heureux de l’annoncer », conclut le chanteur, prêt à redonner de la fierté au genre musical qu’il affectionne tant et à conter les histoires de son coin afin d’assurer leur pérennité.

 Vous voulez y aller?

Souper-spectacle avec Pascal Allard

Samedi, 13 octobre, 20 h 30 (souper table d’hôte, 19 h)

Maison de l’arbre, Saint-Venant-de-Paquette

Entrée : 45 $