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La salle du théâtre Granada
La salle du théâtre Granada

Nouveau confinement : le milieu culturel plutôt compréhensif

Viatka Sundborg
La Tribune
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Sherbrooke — Déjà durement touché par les mesures sanitaires, le milieu culturel estrien accueille sans surprise le nouveau confinement. Le réseau de la culture se dit majoritairement compréhensif de la situation et des nouvelles mesures imposées par le gouvernement Legault. 

Mario Trépanier, directeur général et artistique du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke, révèle qu’ils s’attendaient à de telles mesures. 

« C’est toujours difficile et c’est beaucoup de travail pour rien, mais en même temps c’est notre réalité depuis le mois de mars », souligne M. Trépanier. 

La santé avant tout, c’est ce que prône Philibert Belanger, directeur général et artistique de la Petite boite noire. « J’espère sincèrement que les gens vont prendre ce confinement au sérieux dans l’espoir de rouvrir notre industrie culturelle », souhaite M. Belanger. Il en profite du même coup pour souligner la générosité du public et son engagement en plus de remercier les organismes qui viennent en aide aux plus petits diffuseurs. 

Que feront les employés?

Pour diverses raisons, certains diffuseurs comme le Centre culturel de l’Université de Sherbrooke, le Centre d’art de Richmond ou la Petite boite noire ne sont pas confrontés aux enjeux entourant le maintien des salaires. Toutefois, des dirigeants de salles comme le Granada ou encore le Vieux clocher de Magog sont très inquiets quant à la situation d’incertitude dans laquelle leurs employés sont plongés. 

Suzanne-Marie Landry, directrice générale et artistique du Granada, affirme que sans plan de relance à long terme, plusieurs employés pensent à une réorientation de carrière. 

« En haute saison, nous avons plus de 90 employés au Granada. Pour le moment, tous ses emplois sont incertains », affirme-t-elle. 

Bernard Y. Caza, directeur général et artistique du Vieux clocher de Magog, abonde dans le même sens. Il ajoute que certains talents de l’industrie culturelle seront à jamais perdus en raison des directives imprévisibles du gouvernement sur la réouverture des centres culturels.

« Il est toujours possible de reporter une programmation, ce qui est impossible c’est de laisser autant de gens dans l’attente » conclut-il. 

Une insulte pour la culture

Lors de son dernier point de presse, le premier ministre François Legault a affirmé que la diffusion des parties de hockey ainsi que la poursuite des tournages télévisuels et cinématographiques étaient essentielles afin de divertir le peuple québécois.

Cette affirmation a choqué Marie-Eve Bourdages, directrice générale et artistique du Centre d’art de Richmond. « Le gouvernement Legault est un gouvernement acculturel », affirme-t-elle.

Le discours politique tenu par le premier ministre est quant à madame Bourdages dénué de toute reconnaissance pour le monde culturel.