La conservatrice du Musée d’histoire de Sherbrooke, Karine Savary, et sa grand-maman et résidente du CHSLD Vigi Shermont, Olivette Chapdelaine, se sont rappelé bon nombre de souvenirs, mardi.
La conservatrice du Musée d’histoire de Sherbrooke, Karine Savary, et sa grand-maman et résidente du CHSLD Vigi Shermont, Olivette Chapdelaine, se sont rappelé bon nombre de souvenirs, mardi.

Mille mots et mille souvenirs au Musée d'histoire

Si les images valent mille mots, elles peuvent également valoir mille souvenirs. C’est dans cette optique que le Musée d’histoire de Sherbrooke rend disponible ses photos d’époque pour les CHSLD et les résidences pour personnes âgées. Les résidents peuvent donc se rappeler de doux moments avec leurs proches.

Le CHSLD Vigi Shermont a été le premier à bénéficier du projet Une image, 1000 souvenirs. Une vingtaine de clichés d’antan sont affichés dans le corridor principal de l’établissement. Olivette Chapdeleine, qui aura 99 ans en janvier, apprécie l’exposition qui a été lancée mardi.

« Je suis très heureuse, dit celle qui a longtemps habité à Compton. Ça nous donne une leçon d’histoire. L’hiver, les chemins étaient fermés. Il fallait aller à Sherbrooke avec le cheval et la sleigh. Ça prenait une heure et quart environ pour se rendre à la gare! » se remémore la dame, en regardant la photo de la vieille gare qui est devenue une microbrasserie aujourd’hui.

La récréologue Pascale Goulet-Boudreau assure que ce genre d’initiative apporte beaucoup de bien aux résidents. « Souvent, les gens ne savent pas trop comment interagir avec les personnes âgées qui ont des problèmes cognitifs. Avec ces photos, ça fait ressortir des souvenirs qui n’ont pas nécessairement de lien avec la ville de Sherbrooke. Ça peut seulement être la robe d’une dame sur un cliché », mentionne-t-elle, ajoutant qu’elle travaille sur cette exposition depuis environ un an.

Roulement

La conservatrice au Musée d’histoire de Sherbrooke, Karine Savary, aimerait voir un roulement des photos dans les différents établissements. « L’objectif est d’ouvrir la banque de photographies à toutes ces institutions gratuitement. Elles sont de toutes les époques. Il y a des barbiers, des usines, du culturel et du sport », commente celle qui est également la petite-fille de Olivette Chapdeleine.

« Ça fait chaud au cœur. [...] Une image vaut 1000 mots, donc c’est de s’asseoir avec ses parents ou ses grands-parents et de commenter. On se souvient de différentes choses, ça peut partir rapidement! » dit-elle, le sourire aux lèvres.

Habituellement, la collection d’archives du Musée n’est pas à la disposition de tous. « Ces personnes ne peuvent pas se déplacer pour venir à nos activités et n’ont pas de réseaux sociaux, donc ça leur permet de les voir différemment », exprime la conservatrice.

La banque de photos disponibles et en circulation sera en ligne sur le site web du Musée bientôt. Les établissements souhaitant participer au projet peuvent contacter l’organisation par courriel à info@mhist.org.