Edmond, Kelya, Zoé, Oli et Léo ont participé au camp de la galerie d’art Foreman.

Mélanger art et technologie

Faire de l’art avec une tablette numérique, c’est ce qu’ont appris sept jeunes de six à neuf ans qui ont fréquenté le camp de jour de la galerie d’art Foreman de l’Université Bishop’s. Durant la semaine, les jeunes ont eu l’occasion d’apprendre les rudiments du stop motion, grâce aux activités organisées par Sporobole.

Le responsable des programmes éducatifs et adjoint administratif chez Sporobole, Erik Beck, a travaillé quelques heures par jour avec les jeunes du camp afin de réaliser des mini-clips. « C’est quelque chose qui est inné chez eux, sourit M. Beck. On veut apporter une dimension créative. Les appareils électroniques sont souvent faits pour consommer : on écoute des vidéos, on fait du Snapchat ou on lit des textos. Cependant, on est rarement créatifs avec nos appareils », analyse-t-il.


« J’ai toujours l’espoir qu’il y a une personne dans la gang qui va avoir aimé ça et qui va faire un projet artistique avec son appareil. Ils vont peut-être impliquer papa et maman là-dedans !  »
Erik Beck, responsable des programme éducatif chez Sporobole

Cependant, travailler avec les enfants n’est pas toujours facile. « Les enfants aiment voir des résultats immédiats. Quand on dessine, on voit notre trait de crayon. Le stop motion, ça prend un peu plus de temps », indique le passionné. 

« Ils ont fait de beaux projets, ajoute-t-il. Ils ont eu la patience qu’il fallait. On a travaillé environ deux heures par jour, ce qui donne de beaux petits clips de 15 ou 20 secondes », explique-t-il, ajoutant que le montage a été réalisé par son équipe.

L’objectif de M. Beck ? Donner la piqûre des arts numériques à un seul jeune. « J’ai toujours l’espoir qu’il y a une personne dans la gang qui va avoir aimé ça et qui va faire un projet artistique avec son appareil. Ils vont peut-être impliquer papa et maman là-dedans ! », affirme-t-il.

La directrice et conservatrice de la galerie d’art Foreman, Gentiane Bélanger, assure que ce camp est un succès. « On a un historique de partenariat avec Sporobole. C’est la deuxième année qu’on fait ça avec eux. Ça fait une semaine néo-médiatique. Nous touchons une grande diversité de médias. On a bricolé, produit, créé. Il y a un engouement pour la diversité des pratiques d’art qui sont montrées dans le cadre du camp », commente-t-elle.

Parfois, l’art sort des pinceaux et des crayons. « Tout le monde aime dessiner ou faire de l’aquarelle, mais ils comprennent maintenant qu’on peut faire de l’art dans la forêt ou faire de l’art avec son téléphone. L’éclatement des techniques et des approches ouvrent les horizons des jeunes. Ils adorent ça », résume-t-elle.