L’affichage d’un nouveau poste à la direction générale et à la conservation au Musée des beaux-arts de Sherbrooke n’implique pas l’abolition de l’actuel poste de conservateur, explique Raymond-Mathieu Simard, nouveau président du conseil d’administration.

MBAS: le poste de conservateur ne disparaîtra pas

Les doutes quant à l’avenir du poste de conservateur au Musée des beaux-arts de Sherbrooke (MBAS) sont dissipés : le récent affichage du poste de directeur général et conservateur en chef ne signifie absolument pas l’abolition de celui qu’occupe actuellement Sarah Boucher comme conservatrice de l’établissement de la rue Dufferin.

C’est ce que précise le président du nouveau conseil d’administration de l’établissement, Me Raymond-Mathieu Simard, après la première rencontre du CA qui a eu lieu mardi soir. 

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« Le poste a été affiché ainsi parce qu’on a regardé ce qui se passait dans les autres musées. La direction générale est souvent assortie d’un titre à la conservation en chef parce que ça donne un droit de veto à la personne en poste quant au choix ou à l’achat d’une œuvre, par exemple. Mais ça ne provoque en aucun cas la disparition d’un poste à la conservation. Tous les membres du CA sont d’accord là-dessus », explique Me Simard. 

Plusieurs candidatures ont été reçues pour l’emploi de directeur-conservateur. Une première vague d’entrevues a déjà eu lieu.

« On a eu plusieurs c. v. intéressants. Le comité de sélection est à voir s’il est en mesure de faire passer des tests de psychométrie à certains candidats entre Noël et le jour de l’An. À la suite des tests, une deuxième série d’entrevues aura lieu », note Me Simard.

Plan de cinq ans  

Celui-ci a vu son titre de président du CA confirmé par l’assemblée. L’exécutif est aussi composé de Jean-Baptiste Le Pesant (1er vice-président), Nadia Duplessis (2e vice-présidente), Pierre Bernard (trésorier) et Martin Houle (secrétaire). 

« Cette première rencontre a été positive. Les anciens membres ont transmis beaucoup d’informations à ceux nouvellement en poste. On a regardé les règlements généraux encore en vigueur ainsi que les nouveaux qui ont été proposés en assemblée générale, la semaine dernière, mais qui n’ont pas été ratifiés. L’atmosphère était agréable, les gens en place ont le désir de s’engager. Tous, nous avons le souci d’établir un plan stratégique de développement du MBAS pour les cinq prochaines années. Et il est clair que ce développement passe par l’harmonie des relations de travail », dit Me Simard. 

Rappelons que les derniers mois ont été tendus au sein de l’établissement muséal. Dans la foulée de leur syndicalisation, les employés du MBAS ont dénoncé publiquement un contexte de travail difficile et abusif. Trois plaintes officielles ont d’ailleurs été déposées à la CNESST et sont en cours d’enquête.

L’actuelle directrice, Cécile Gélinas, a annoncé son départ à la retraite en janvier. 

L’achalandage au Musée aurait par ailleurs été bon ces derniers temps. « Je n’ai pas les chiffres précis, mais la fréquentation des groupes scolaires a augmenté. L’exposition de Clémence DesRochers présentée cette année a aussi été très populaire et a généré beaucoup de visites », dit Me Simard.