La salle du Tremplin accueillera le rappeur Manu Militari le 2 avril pour inspirer les jeunes qui fréquentent les organismes communautaires. Plusieurs personnes ont participé à ce projet dont Aude Rousseau-Rizzi et Laura Lefebvre, étudiantes en médecine, Audrey Gaudreault, intervenante de milieu, Lou-Philip Brouillard, résident du Tremplin 16-30, Joanie Pomminville-Proulx, stagiaire en 3e année du Tremplin 16-30, Rachel Higgins et Rim El-Hawli, étudiantes en médecine.

Manu Militari au Tremplin

L’artiste hip-hop Manu Militari sera en spectacle à la salle du Tremplin le 2 avril. Il donnera également une conférence à l’attention de jeunes qui fréquentent les organismes communautaires de l’Estrie.

Le rappeur Manu Militari, connu notamment pour ses pièces Un ours mal léché et Je me souviens, viendra donc à la rencontre des jeunes de l’Estrie pour parler de son parcours atypique et de l’impact de l’art dans sa vie. La conférence sera gratuite pour les jeunes qui utilisent les services des organismes communautaires.

« Il a tout un parcours de vie à partager et, dans les dernières années, il a beaucoup voyagé, explique Francis Poulin, directeur du Tremplin 16-30 de Sherbrooke. Il va parler des éléments de résilience qui lui permettent de continuer à fighter dans la vie. Les artistes issus du hip-hop sont vraiment des livres ouverts. Ils sont capables de parler en métaphore d’affaires difficiles. Il y a juste le hip-hop qui le fait aussi bien. »

« L’idée, c’est de créer des liens, poursuit M. Poulin. Comment une personne qui vit quelque chose peut-elle trouver des personnes pour l’écouter et l’aider? Ce n’est pas nécessairement ce que Manu Militari va dire, mais plus ce qu’il est comme artiste qui va permettre d’entrer dans une zone où on n’est pas tout seul à avoir un parcours de vie intense. »

En ce qui concerne le spectacle qui suivra la conférence, 70 billets seront réservés pour les jeunes qui fréquentent les organismes communautaires et 60 billets seront en vente pour le grand public.

« On a approché Septième Ciel [la Maison de disques indépendante spécialisée dans le hip-hop québécois] et le nom de Manu est arrivé rapidement, souligne M. Poulin. Ça fait aussi longtemps qu’il n’est pas venu à Sherbrooke. Donc, en tant que salle de spectacles, on est choyé. »

De futurs médecins s’engagent

Sept étudiants de la faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke ont joint leurs efforts au projet. Il s’agit pour eux d’une façon de faire connaître le rôle que l’art peut jouer dans la santé des gens.

« C’est une façon de sortir un peu du cadre, mentionne Aude Rousseau-Rizzi, étudiante en médecine. L’art est perçu comme un aspect qui peut aider une population, surtout sur le plan individuel. Ça devient populaire, mais ce n’est pas encore reconnu et c’est important de sensibiliser les étudiants en médecine par rapport à ça. »

« On croit que la culture et l’art, c’est un facteur de bien-être, résume Francis Poulin. On ne serait pas une société en santé si on n’en avait pas. Ça ramène la profession à un endroit où elle a toujours été. Soigner, c’est tisser des liens, s’aimer et se dévoiler. »