Steve Lussier veut investir 500 000 $ supplémentaire, sur quatre ans, pour aider les artistes et les créateurs d’ici.

Lussier promet 500 000 $ pour les artistes et les créateurs

Steve Lussier entend consacrer 500 000 $ supplémentaires, sur quatre ans, aux créateurs et aux artistes de Sherbrooke. Il veut notamment faire appel aux artistes d’ici pour réaliser l’animation commerciale du centre-ville et des pôles commerciaux des arrondissements.

« Nous avons beaucoup d’artistes qui proviennent de l’extérieur, mais il faut faire vivre les artistes d’ici. Il nous manque de l’attractivité. Il n’y a pas d’artistes dans les pôles commerciaux. Moi je trouverais ça l’fun d’aller magasiner et d’avoir des artistes à la porte. C’est ça notre culture à Sherbrooke. Il faut s’en servir. On a des gens qui sont montés très haut. Imaginez s’il y avait eu ce fonds-là quand Garou a commencé et en avait besoin », annonce M. Lussier.

Le candidat à la mairie entend récupérer les sommes qu’il retranchera pour l’éclairage des murales et les réinvestir dans les artistes locaux. « L’éclairage nocturne, nous mettrons un bémol et je transférerai les fonds pour les artistes. Nous avons un comité qui a été formé pour distribuer les fonds que nous avons déjà. Nous introduirons du nouvel argent et c’est eux qui décideront comment le répartir. Nous mettrons des artistes dans le comité pour nous assurer que l’argent va aux bonnes places. »

Steve Lussier rapporte que le répertoire culturel de la Ville de Sherbrooke recense 694 artistes. En plus de l’embauche de ces artistes pour les pôles commerciaux, il propose la création d’un programme d’acquisition d’œuvres d’art exclusif aux artistes locaux, un soutien aux artistes de la Grande virée artistique, le maintien de la production des murales, un soutien adéquat pour la diffusion, la visibilité et la publicité des artistes et des organismes d’art d’ici.

Le candidat à la mairie déplore par ailleurs que la Ville investisse dans des infrastructures et des événements qui profitent aux artistes de l’extérieur. Il cite notamment la place Nikitotek, le parcours photo du parc Jacques-Cartier, les programmations du Centre culturel et du Granada, de même que la Fête du lac des Nations.

Enfin, il dénonce que la stratégie de développement culturel de la Ville de Sherbrooke ne consacre « que quelques lignes à l’aide aux artistes ».

M. Lussier mentionne avoir lui-même investi dans une artiste de Sherbrooke en devenant le gérant de la chanteuse Martine Bolduc dans le passé.