Jean Beaudoin a publié sa deuxième histoire en deux tomes pour faciliter le travail des éditeurs. Même s’il n’a publié son premier roman qu’à sa retraite, l’auteur de Nantes a toujours aimé jouer avec les mots, et ce, depuis sa tendre enfance.

L’inspiration des longues soirées d’hiver

C’est par une longue soirée d’hiver que Jean Beaudoin a eu l’inspiration nécessaire pour écrire sa toute nouvelle histoire, Le médaillon de Thérésa. Elle raconte l’histoire d’un jeune Allemand qui tombe amoureux d’une religieuse polonaise, avec qui il aura des enfants. Plusieurs problèmes surviendront à la suite de cette union atypique, accentuée par l’arrivée de la Deuxième Guerre mondiale, explique l’auteur.

« Je me suis inspiré d’une série télé que je trouvais formidable, Les oiseaux se cachent pour mourir. C’est en la regardant que j’ai réalisé qu’un jour, je voulais écrire une histoire de la même sorte. Mes idées sont rentrées dans l’ordre et en l’espace de trois à quatre heures, j’avais fait tout le plan pour le roman », raconte M. Beaudoin.

L’histoire des jeunes amoureux est ponctuée de revirements de situation et d’embuches, poursuit le fils de cultivateur. « J’aime quand il y a de l’aventure et des rebondissements dans mes histoires. Les romans à l’eau de rose qui stagnent pendant des pages et des pages, ça ne m’intéresse pas! C’est pourquoi j’ai décidé que l’histoire allait se dérouler en Allemagne pendant la Deuxième Guerre, pour ajouter un élément dramatique au récit. »

Une passion de longue date

Même s’il a attendu jusqu’en 2010 pour publier son premier roman, Jean Beaudoin aime écrire depuis sa tendre enfance. « J’ai toujours écrit. J’aimais écrire des pensées, des réflexions, des rimes que je trouvais de bonne allure. C’est seulement à ma retraite que j’ai écrit mon premier roman, Survivre aux saisons de l’amour. Ma foi catholique joue aussi un rôle dans mon amour de l’écriture. C’est pourquoi j’ai incorporé une religieuse à ma plus nouvelle histoire », explique-t-il.

La parution des deux livres est la concrétisation de sept ans de travail pour Jean Beaudoin, lui qui prend son temps pour élaborer de bons dialogues. « Il ne faut pas se précipiter et écrire ça trop vite », confie-t-il. « Si on veut faire durer le mystère, ça prend de bons dialogues. »

L’auteur originaire de Sainte-Cécile-de-Whitton n’a pas perdu de temps pour se remettre au travail, alors que l’idée pour son prochain roman est déjà bien claire dans sa tête.

« J’en ai un autre en cours au moment où l’on se parle. Cette fois-ci, l’histoire va se dérouler sur la Côte-Nord, sur une réserve indienne près de Baie-Comeau. Ça va s’intituler Nicolas et le loup. Sa jeune sœur va être victime d’un meurtre sur la réserve et son petit frère sourd-muet de dix ans va essayer d’élucider le mystère. Ça sera très intéressant! » assure-t-il, précisant que le roman devrait être prêt d’ici quelques années.