Les Deuxluxes lors de leur passage à la spéciale de Noël de Belle et Bum, en décembre dernier.

L'expérience totale des Deuxluxes

Elle a une formation en musique classique, il a acquis son expérience en piano jazz et, pourtant, ils sont aujourd'hui les Deuxluxes, l'un des groupes qui rockent le plus à travers la province.
« Pourquoi on s'est tourné vers le rock? Je n'en ai aucune idée, constate Anna Frances Meyer. Tout est un amalgame de ce qu'on a établi et de nos influences à la fois rock et jazz. On a trouvé une tonalité qu'on aime bien. On essaie de sortir du monde du rock en boîte, de la fameuse recette. »
Malgré leur choix de s'en tenir à la langue de Shakespeare et leur musique qui égratigne, les Deuxluxes ont reçu un accueil plus que favorable depuis leur fondation. Leur nouvel opus, Springtime Devil, lancé l'automne dernier, a obtenu nombre d'éloges. Le duo a d'ailleurs été appelé à participer à la plupart des émissions culturelles télé et radio, en plus de créer la chanson titre d'Infoman 2016, le 31 décembre dernier.
Étienne Barry explique en partie cet engouement pour leur projet musical par une livraison de grande qualité et un souci méticuleux du détail.
« On mise sur une expérience totale, tant dans le son que dans l'habillement, l'esthétisme et les vidéoclips. On essaie de se dépasser chaque fois et je crois que les gens aiment vraiment ça. »
Un orchestre de deux
Les Deuxluxes ne seront donc que deux sur scène lors de leur spectacle de ce soir et demain à Drummonddville et Sherbrooke, mais donneront probablement l'impression qu'ils sont beaucoup plus nombreux. Étienne Barry agira à titre d'homme-orchestre, maniant à la fois guitare et percussions, en plus de chanter.
« À deux, on réussit à faire beaucoup de choses en même temps. On ne veut pas sonner comme deux, on travaille très fort afin de pousser ce qu'on est capable de faire toujours plus loin », explique Anna Frances.
En plus des chansons de Springtime Devil, le duo montréalais interprétera quelques pièces de Traitement Deuxluxe, son premier microalbum, et offrira quelques inédites qui se retrouveront sur le prochain opus, prévu pour 2018.
« On vient de revenir du chalet, on y a passé quelques jours à tester de nouvelles chansons. On en a cinq ou six qu'on a hâte de présenter aux gens. On n'est pas du genre à rester bien longtemps sur un projet, on est très créatifs », indique la chanteuse et guitariste.
À la conquête de l'Amérique
En décembre 2016, les Deuxluxes ont effectué une petite virée en Amérique du Sud, en compagnie de deux autres formations québécoises. Ils se sont entre autres arrêtés à Santiago au Chili, à Buenos Aires en Argentine et à São Paulo au Brésil. L'objectif était de défricher un marché inexploité par la chanson québécoise.
« Ça a été une super expérience. On faisait très exotique. On a réussi à faire tourner des têtes. Le but était de créer des liens avec les gens là-bas afin de permettre à d'autres artistes québécois d'aller y jouer, comme une espèce de mission d'exploration », précise Étienne Barry.
Il semble que l'entreprise ait été couronnée de succès puisque le duo partira pour le Mexique en mai . D'autres concerts sont à prévoir de ce côté du continent d'ici la fin de l'année. Après Drummondville, Sherbrooke et Jonquière, les Montréalais prendront le chemin d'Austin au Texas pour une série de quatre spectacles. Ce sera une première pour le jeune duo, qui ne sait pas trop à quoi s'attendre.
« Les États-Unis, c'est super compliqué! C'est pour ça que plusieurs choisissent l'Europe. On a réussi à avoir des shows au Texas, mais on ne présume de rien, on y va avec un esprit très ouvert. On verra bien », conclut Anna Frances Meyer.
Vous voulez y aller?
Les Deuxluxes
Jeudi 9 mars, 20 h
Maison des arts, Drummondville
Entrée : 29 $
Vendredi 10 mars, 21 h
La Petite Boîte noire, Sherbrooke
Entrée : 15 $