Sabrina Pariseau (Magda), Maïa Pons-van Dijk (Zoé), Marianne Lamarche (Ève) et Guillaume Boulianne-Blais (Robin) de la troupe du Potluck présenteront leur pièce de théâtre d’été La vraie nature à la salle du Parvis.

L’été en plein bois

Un rendez-vous dans les bois (« sans moustiques! ») pour traiter de famille, de survie, de mort et de sororité en toute légèreté. La pièce La vraie nature, jouée du 12 juillet au 25 août à la salle du Parvis, promet une comédie ficelée selon les codes du théâtre d’été, mais sans s’être contrainte aux pièges de l’exercice.

La troupe de théâtre du Potluck maintient encore une fois que la création d’un théâtre d’été 100 pour cent sherbrookois est plus que possible, et ce, pour 21 représentations.

Écriture, mise en scène, scénographie, graphisme, décor... Les passionnés du groupe collaborent pour la quasi-entièreté de la pièce, comme ils l’ont fait pour leurs deux projets précédents. Ils ont même relevé le défi de l’autoproduction pour cette nouvelle œuvre qu’ils ont hâte de présenter à leur public, aussi large et diversifié soit-il.

Dans La vraie nature, les jumelles Ève (Marianne Lamarche) et Zoé (Maïa Pons-van Dijk) s’aventurent dans les mythiques bois de Stoke, à la recherche de la « fameuse chute » et d’un peu de ressourcement, après que leurs parents eurent perdu la vie de façon loufoque. Pour les accompagner, elles font appel à Robin, un guide « pas des bois du tout » (Guillaume Boulianne-Blais) et roi de l’humour de situation, au dire de la troupe. Plus tard, un sage et mystérieux personnage (Sabrina Pariseau) s’ajoutera au groupe pour l’assister dans sa tumultueuse quête.

La vraie liberté 

Elle aussi en mouvance, la troupe se permet de faire évoluer l’œuvre au fil des représentations.

« Tout le monde apporte quelque chose, et c’est meilleur chaque fois, d’où le nom Potluck! » dit Sabrina Pariseau, qui est reconnue dans la région comme improvisatrice active, entre autres en tant que membre des Rouges de l’Abordage.

« On a un très fort noyau d’improvisation, on fait pratiquement que de l’écriture de plateau » dit Guillaume Boulianne-Blais, qui a lui aussi joué au sein de la ligue d’improvisation sherbrookoise.

L’étudiant à l’École supérieure de théâtre et ses consœurs se souviennent, un (grand) sourire en coin, de l’épisode de la chauve-souris qui s’était invitée dans la pièce Cache-cash, l’an dernier.

« La pièce se jouait dans une banque, alors on a intégré la chauve-souris et on s’est mis à parler de trous dans le vieux plafond et de rénovations à faire, raconte-t-il. On a improvisé une scène au complet, c’est un de mes meilleurs souvenirs de théâtre! C’est une belle liberté, on ne se prend pas au sérieux et le plaisir avec le public est communiqué. »

« Le quatrième mur est aussi très facilement franchissable », ajoute Sabrina Pariseau.

Pour les craintifs, on nous assure que ces bêtes ne sont pas chose courante à la salle du Parvis.

Moments ralentis

Les habitués du Potluck noteront une particularité dans l’écriture de La vraie nature : l’ajout de moments plus ralentis, qui permettent de calmer le rythme et de prendre conscience du deuil dont il est question.

« Ce n’était pas à négliger, mais je pense que les gens vont aimer ça. On a une certaine façon de l’aborder et ça n’enlève rien à la légèreté de la pièce » note Maïa Pons-van Dijk, qui est graphiste de profession.

La nouvelle recrue, Marianne Lamarche, est pour sa part finissante à l’École supérieure de théâtre.