Le peintre Jacques Barbeau, qui a marqué la scène artistique estrienne, est décédé mercredi à l'âge de 82 ans.

L'Estrie perd un de ses peintre chéris

Le peintre Jacques Barbeau, qui a marqué la scène artistique estrienne, est décédé mercredi à l'âge de 82 ans. Il a été professeur en arts au Cégep de Sherbrooke en plus de participer à la création du Musée des beaux-arts de Sherbrooke en 1982.
« C'était un membre fondateur du musée, souligne Cécile Gélinas, directrice du Musée des beaux-arts. Dix amateurs d'art avaient décidé lors d'un souper de doter Sherbrooke d'un Musée des beaux-arts et Jacques Barbeau en faisait partie. »
M. Barbeau a ensuite fait partie du conseil d'administration du Musée pendant de nombreuses années.
Jacques Barbeau s'est également fait connaître au Cégep de Sherbrooke où il a enseigné pendant plus de 20 ans.
« Tous ceux qui l'ont eu comme professeur s'en souviennent, poursuit Cécile Gélinas qui a rencontré Jacques Barbeau il y a 18 ans. Il était très apprécié par ses étudiants et il a adoré sa carrière en enseignement. »
Jacques Barbeau assistait d'ailleurs souvent aux expositions de ses anciens étudiants.
Un artiste original
« Jacques Barbeau se démarquait des autres artistes parce qu'il créait ses propres techniques artistiques, explique Céline Maheu qui a plutôt connu M. Barbeau dans les dernières années. Il a fait des tableaux très prisés. »
Il a conservé son amour pour l'art jusqu'au bout. Il est même allé cette année, malgré la maladie, au Musée des beaux-arts de Montréal pour voir une exposition. Il a également peint deux toiles dans la dernière année, une intitulé Juliette pour sa femme et l'autre pour son neveu.
« Il était un homme simple avec un sens de l'humour très présent, mentionne Catherine Barbeau, la fille de Jacques. Je retiens aussi son sentiment de liberté. »
« Je retiens sa gentillesse, souligne pour sa part Céline Maheu, qui a réalisé quelques oeuvres en compagnie de Jacques Barbeau. Il était très ouvert aux autres. »