Une vingtaine d’enfants ont eu droit à un avant-goût de la programmation des Avaleurs d’étoiles samedi à l’occasion du lancement officiel qui se déroulait au Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke. Claire Jean, cofondatrice de Muses et Chimères, et Christine Bolduc, cofondatrice de Muses et Chimères et directrice artistique des Avaleurs d’étoiles, sont allées à la rencontre des enfants.

Les yeux remplis d’étoiles

Les tout petits auront droit à des activités de toutes les couleurs pour la prochaine saison des Avaleurs d’étoiles. Marionnettes, contes, théâtre, danse, théâtre d’ombres, et musique seront au menu autant à Sherbrooke qu’à Coaticook et Waterville. Une vingtaine d’enfants ont même eu droit à un avant-goût samedi à l’occasion du lancement officiel qui se déroulait au Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke.

Les Avaleurs d’étoiles, un projet de Productions Muses et Chimères, proposera donc cette année une série de neuf spectacles pour les enfants de 3 à 7 ans à raison d’une fin de semaine par mois. Le prochain rassemblement aura lieu le samedi 21 septembre à 10 h. Chaque spectacle est suivi par un atelier participatif et un verre de lait au chocolat.

« On fait venir les artistes pour deux jours et c’est une mini tournée, explique Christine Bolduc, codirectrice des Productions Muses et Chimères et directrice artistique du projet des Avaleurs d’étoiles. Le samedi matin, ils sont au Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke. Ils font le dimanche matin au Pavillon des arts et de la culture de Coaticook et le dimanche après midi au centre communautaire de Waterville. »

Pour sa troisième année, le projet des Avaleurs d’étoiles propose quelques nouveautés comme des spectacles de danse.

« La danse pour la petite enfance, on ne voit pas ça souvent, souligne Christine Bolduc. Il n’y a pas souvent de spectacles de marionnettes à Sherbrooke. On a beaucoup d’artistes de la région et même un conteur de la Martinique et quelques artistes de Montréal et Québec. »

« Je suis très fière parce que je pense que c’est notre plus belle programmation, assure Mme Bolduc. Cette année, on a eu de l’aide du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada. Ça nous permet d’avoir des productions un peu plus grosses même si on reste toujours dans la petite forme. »

Sensibiliser à l’art

Mme Bolduc ne s’en cache pas. L’un des objectifs des Avaleurs d’étoiles est de mettre les tout-petits en contact avec les œuvres d’art des musées.

« Ça permet à des familles qui ne fréquenteraient pas le musée d’investir ces lieux qui nous appartiennent en tant que communauté, explique-t-elle. Les enfants viennent et côtoient les œuvres des expositions permanentes. Il y a un contact qui se fait. »

Fanny Luquet, responsable des communications au Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke, abonde dans le même sens.

« Ça s’adresse aux 3 à 7 ans, donc de jeunes enfants qui ne sont pas forcément habitués d’aller au musée et pour qui c’est peut-être un peu compliqué d’y aller parce qu’il ne faut pas toucher les œuvres d’art. Les parents n’oseront donc pas y aller. Ce n’est pas grave un enfant qui court dans un musée au contraire ça le rend vivant et c’est ça ça qu’on recherche. »

Une juste valeur

Pour la troisième année des Avaleurs d’étoiles, tous les artistes seront rémunérés « justement » ce qui était plus difficile à faire lors des saisons précédentes.

Et pour la première fois, les organisatrices arrivent à se verser un petit salaire.

« C’était aussi un de nos buts de faire travailler les artistes et de les rémunérer justement, insiste Mme Bolduc. On prend soin de l’accueil des artistes, ils sont logés à la Bulle, une résidence pour artistes à Sherbrooke. Si on veut avoir des artistes professionnels avec des productions de qualité, il faut payer à la juste valeur. C’est précieux pour un artiste. »

L’amélioration des conditions de travail des artistes est justement un objectif du projet.

« On commence à se prendre un peu d’argent pour les milliers d’heures qu’on a mis là-dessus », résume Mme Bolduc.