Les temps figés d'ailleurs

Guy Tremblay ne peut se résigner à passer à la photo numérique. Même si cette technique est beaucoup plus facile et offre tellement plus de possibilités, le photographe estrien éprouve encore trop de plaisir à s'enfermer dans sa chambre noire pour découvrir le fruit de son long et patient travail.
« J'ai eu ma première chambre noire à l'âge de 13 ans. Aujourd'hui, j'ai 55 ans, et la magie est la même. Il y a quelque chose dans le côté tactile du procédé que je n'arrive pas à remplacer. Le noir et blanc du numérique n'est pas pareil non plus. Si j'abandonnais les épreuves argentiques, j'aurais l'impression de laisser tomber l'expertise de toutes ces années. »
« Oui, j'ai de plus en plus de mal à trouver les produits nécessaires. Oui, quand je pars en voyage, mon matériel de photographie pèse plus lourd que ma propre valise et je dois toujours garder le compte de mes films. Mais toutes ces contraintes me forcent à travailler différemment. Et je connais très bien les limites de ma technique. J'utilise aussi des plaques de sélénium, qui rendent les clichés beaucoup plus durables. »
Texte complet dans La Tribune de lundi.
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