Rachel Hardy-Berlinguet (basse), Stéphanie Trapeaux (voix), Stéphanie Gagnon (guitare) et Valérie Cormier (batterie) forment le groupe de blues The SoulSisters.

Les SoulSisters, des filles qui «jouent fort»

La formation née en 2014 est composée de Valérie Cormier à la batterie, de Rachel Hardy-Berlinguet à la basse, de Stéphanie Gagnon à la guitare et de Stéphanie Trapeaux au chant. La moitié du groupe réside à Québec tandis que l’autre est de Victoriaville. Mais cela ne nuit en rien au temps de répétition ni à la complicité. Elles louent même un chalet une fois par année pour se plonger dans la musique.

« C’est la musique qui nous a réunies. Ç’a cliqué rapidement, on a tripé sur les mêmes affaires quand on était adolescentes. Sur le plan de la personnalité, ça fonctionnait bien ensemble », raconte Stéphanie Gagnon.

Toutes étaient donc bien d’accord de se diriger vers le blues, une musique qui donne beaucoup de liberté selon elles.

« Parfois, on ne sait pas comment la chanson va finir. Ça dépend de notre humeur! Ça peut être doux, fort, vite… »

Le quatuor ne donne pas sa place en spectacle, interprétant des reprises des plus grands : Hendrix, Joplin, BB King, Clapton, Ike et Tina Turner notamment. Leur incontournable? « Voodoo Child de Jimi Hendrix! Celle-là, on l’enlèvera jamais du spectacle! » affirme la guitariste.

L’essence du blues

Il est important pour les filles de conserver l’essence du blues. Loin d’elles l’idée de réinventer la roue, même si elles se plaisent à ajouter quelques harmonies vocales.

Depuis l’automne, les SoulSisters se sont toutefois mises à l’écriture. La guitariste et la chanteuse ont ainsi pondu quatre compositions qu’elles interprètent maintenant en spectacle.

« Il est trop tôt pour voir si on a une ligne directrice. Pour l’instant, c’est une pièce à la fois. On en a une plus rock, une autre un peu tribale et une autre avec des influences de folk », explique Stéphanie Gagnon.

Le groupe aimerait évidemment que ces chansons aboutissent à un premier album. Elles pensent aussi y greffer quelques pièces de leur répertoire de scène, car l’âme du blues réside aussi dans la spontanéité des prestations devant public, selon la musicienne.

Les filles et les blues

Dans le blues, il n’est pas rare de voir des chanteuses et parfois des pianistes, mais les groupes exclusivement féminins sont peu nombreux. « Oui, ça surprend. Mais il y a une belle ouverture, un bel accueil. Les gens sont contents de voir des filles qui s’assument, confie Stéphanie Gagnon. Et les gens se souviennent de nous! »

Il faut dire que les SoulSisters ont aussi le don de créer un lien spécial avec le public. Dès le début du spectacle, elles interprètent une chanson a cappella. Pour capter l’attention et forcer l’écoute du public. Après, l’humour et l’interaction ponctuent les interventions entre les pièces.

Avec le rêve d’un album en tête, les SoulSisters espèrent simplement pouvoir proposer leur musique un peu partout et dans tous les festivals de blues, et montrer que les filles, « ça joue fort aussi ».