Gagnant de la 5e saison de La voix et portrait craché de son père, Patrick Bourgeois, Ludovick Bourgeois ne peut cacher ses origines.

Les origines assumées de Ludovick Bourgeois

Gagnant de la 5e saison de La voix et portrait craché de son père, Patrick Bourgeois, Ludovick Bourgeois ne peut cacher ses origines. Loin semble en être sa volonté, lui qui a mis son défunt parent bien au centre du spectacle qu’il a présenté à Sherbrooke mardi.

Lors qu’il chante Donne-moi ma chance, T’es dans la lune, Fais attention et Snob avec le cœur qu’il y met, on le croirait habité par le chanteur des B.B.

Juste avant que le jeune Bourgeois ne chante les notes de son père, une vague d’émotion s’était emparée de la salle. Un écho à la chanson Sur ton épaule, composée par Ingrid St-Pierre au sujet du deuil qu’il a vécu l’automne dernier. « Ingrid a réussi à mettre des mots sur cette situation-là, qui n’est pas nécessairement facile », a partagé Ludovick au public.

En geste de support, la foule entière s’est levée de son siège après cette chanson. « T’as jamais été aussi grand qu’à présent, même allongé dans ton lit blanc », disent les paroles.

Assuré par ses trois musiciens de haut calibre, Ludovick a performé sans prétention. Bien que timide du déhanchement, il a affiché un charisme bourré d’authenticité. Mèches de cheveux au visage, grimaces espiègles et guitare en main, il a provoqué plusieurs cris d’admiration de la part des spectatrices.

« Écoutez, j’ai un album, alors je ne peux pas jouer deux fois mon album », a-t-il blagué avant d’interpréter Drops of Jupiter de Train, qui lui avait mérité la victoire en demi-finale lors de son passage à La voix.

Présence moindre

On constate toutefois chez lui, étrangement ou évidemment, une présence légèrement moindre sur scène lors des extraits provenant de son album. Ludovick a en effet le défi de partager avec son public un disque qui n’est pas la raison première de sa popularité.

Or, dans la peau de Bon Jovi (Wanted Dead or Alive), de Coldplay (Yellow) ou de Bryan Adams (Summer of 69), il s’évade. Force est d’admettre que des classiques du genre représentent un succès quasi assuré en spectacle, particulièrement lorsqu’un guitariste comme Martin Bachand, aussi mentor de Ludovick, est impliqué.

« À la basse et à la voix mielleuse » (comme le dit Ludovick), Jean-François Langevin est lui aussi au cœur de l’enthousiasme qu’expriment les spectateurs.

La complicité entre Ludovick est ses deux acolytes aux cordes est palpable. Les trois musiciens se réunissent fréquemment en milieu de scène, jouant d’un commun accord au rythme de la « machine de drum » Maxime Lalanne.

Malgré la difficulté d’animer une foule assise, cette dernière s’est levée à plusieurs reprises pour danser au son du jeune auteur-compositeur-interprète.

Elle ne s’est pas non plus fait prier pour chanter. Tous ont par exemple entonné, ne serait-ce que silencieusement, la chanson d’Éric Lapointe Terre promise.

En contrôle de sa Voix, Ludovick a terminé en intimité avec sa pièce Dreams on hold comme premier rappel, accompagné par Bachand seul à la guitare acoustique.