Au cours du festival Les jours sont contés, François Lavallée offrira un service de réveil téléphonique, inspiré de ce qui se fait dans les hôtels. Ainsi les gens sont invités à s’inscrire, laisser leurs coordonnées et l’heure de réveil désirée. Par la suite, François Lavallée leur téléphonera pour les réveiller avec un court conte.
Au cours du festival Les jours sont contés, François Lavallée offrira un service de réveil téléphonique, inspiré de ce qui se fait dans les hôtels. Ainsi les gens sont invités à s’inscrire, laisser leurs coordonnées et l’heure de réveil désirée. Par la suite, François Lavallée leur téléphonera pour les réveiller avec un court conte.

Les jours sont contés autrement et intimement

Mélanie Noël
Mélanie Noël
La Tribune
Le festival de contes Les jours sont contés est de retour, du 15 au 25 octobre, avec une formule réinventée.

« Le contexte actuel nous a forcés à inventer une formule différente et on est arrivé avec une proposition originale. Par exemple, dans les nouveautés cette année, le conteur François Lavallée offrira pour deux jours un service de réveil téléphonique, inspiré de ce qui se fait dans les hôtels. Ainsi les gens sont invités à s’inscrire, à laisser leurs coordonnées et l’heure de réveil désirée. Par la suite, François Lavallée leur téléphonera pour les réveiller avec un court conte », explique la direction artistique de l’événement, Sophie Jeukens. 

Sept spectacles en présence et une balade contée sont prévus au cours des dix jours de l’événement. « On est dans un art vivant où le contact avec le public est super important. Alors, pour nous, c’était primordial de faire le festival le plus possible en présence plutôt que virtuellement », souligne Mme Jeukens, mentionnant que des activités numériques ont aussi été ajoutées pour permettre aux artistes européens de conter à distance.

« On accueille normalement des artistes de toute la francophonie, mais cette année, la participation des artistes de l’étranger a été annulée et l’offre d’artistes québécois et canadiens a été bonifiée. Pour ceux qui viennent de loin, c’est-à-dire Anne Borlée, Catherine Pierloz, Fred Duvaud, Muriel Revollon, on prépare un projet vidéo », note la directrice artistique. 

Les spectacles seront présentés à la Maison des arts de la parole, à la Petite Salle du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke, au Pavillon des arts de Coaticook et au Camillois à Saint-Camille.

Seize haut-parleurs

Aussi, du 15 au 25 octobre, le balado Filles de Cassandre, de Céline Jantet, sera diffusé en continu à travers seize haut-parleurs dans la salle principale de Sporobole, centre en art actuel.

« Cette aventure dystopique au paroxysme de la crise écologique fera aussi l’objet d’une prestation en direct avec la conteuse et le concepteur sonore Étienne Legast, le jeudi 22 octobre », précise-t-on.

Lorsque la pandémie a éclaté en mars, la quasi-totalité de la programmation était terminée. « On a décidé d’attendre le plus tard qu’on pouvait, pour voir ce qu’il serait possible de faire à l’automne. Puis en juin, on a décidé, à la lumière de ce qui s’annonçait possible, d’aller de l’avant. » 

« On invite les gens à réserver leur place rapidement, car normalement, on affiche souvent complet et présentement, notre capacité est réduite. On s’attend donc, malheureusement, à ce que des gens intéressés doivent être refusés », conclut Mme Jeukens, précisant que, par exemple, la salle de la Maison des arts de la parole, qui peut normalement accueillir 60 personnes, ne peut qu’en contenir 18 en temps de pandémie.