Chargée de projet en communications pour la Maison des arts de la parole, Audrey Bacon-Giffard souligne le caractère éclaté et coloré de la 27e édition du festival Les jours sont contés.

Les jours sont contés : voix d’ici, voix d’ailleurs

Pour donner une couleur unique à la 27e édition du festival Les jours sont contés, la Maison des arts de la parole accueille quatre artistes français. Julie Boitte, Didier Kowarsky, Frédéric Naud et Myriam Pellicane s’installent pour toute la durée de l’annuel rendez-vous qui se déploie jusqu’au 27 octobre.

« On les appelle nos enfants terribles dans la brochure. Ce sont quatre artistes de la parole qui ont chacun leur personnalité et leur univers. Ce sont des créateurs qui ont déjà travaillé ensemble ou qui se connaissent un peu par la bande. Puisqu’ils seront présents tous en même temps au Festival, ça nous permet de proposer des duos et des spectacles inédits créés tout spécialement pour notre événement. Notre spectacle de clôture, par exemple, les réunira tous les quatre à la salle le Tremplin », souligne Audrey Bacon-Giffard, chargée de projet en communications pour la Maison des arts de la parole. 

Pendant leur séjour en sol estrien, les quatre conteurs européens viendront faire vivre leurs propres histoires, mais ils se mouleront aussi aux lieux sherbrookois. 

« Je pense par exemple à Didier Kowarsky, qui animera, deux fois plutôt qu’une, une visite-conférence contée complètement décalée au Musée des beaux-arts de Sherbrooke. C’est un rendez-vous qui a un caractère particulier, parce qu’il est pensé sur mesure en fonction de l’endroit, avec cette idée d’immerger les visiteurs dans l’exposition. » 

Autre belle curiosité dans un lieu inusité : samedi 19 octobre à 20 h, dans la foulée du projet Quatre Quarts, le Théâtre des Petites Lanternes de Sherbrooke reçoit Myriam Pellicane pour une fête de quartier façon bal masqué dans le parc de l’ancienne prison Winter. Contes à la volée et ambiance d’exception seront au menu.  

Au chapitre des spectacles inédits, Bizarre.rie. s (20 octobre, 20 h, Maison des arts de la parole), avec Julie Boitte et Frédéric Naud, invitera le public à se questionner sur ce qui est politiquement correct ou non. Intruses (26 octobre, 20 h, Maison des arts de la parole), permettra d’entendre les voix de Julie Boitte et Myriam Pellicane amalgamées dans un même spectacle. 

« Une vieille licorne, de Didier Kowarsky et Myriam Pellicane, n’a pas été créé pour le Festival, mais il n’a pas tourné beaucoup au Québec jusqu’ici et on le présente à la Petite Salle du Centre culturel de l’UdeS, le 22 octobre », exprime Audrey Bacon-Giffard. 

Ce jeudi soir, c’est une voix européenne qui lance le bal. La conteuse Catherine Gaillard fait un saut de puce à la Maison des arts de la parole, où elle déballe à 20 h son tour de piste Dernier village avant l’azur, dans lequel mémoire ancestrale et actualité contemporaine s’entrelacent. 

L’événement, qui fera vivre le conte dans différents lieux de la ville et de la région, propose aussi des rendez-vous avec les conteurs québécois Simon Gauthier, Franck Sylvestre et Nadine Walsh, ainsi qu’avec le Saskatchewanais Bruce Sinclair, qui viendra conter à Sherbrooke pour une première fois. Dans tout ça, un collectif d’artistes embrasse la chouette idée de faire vivre les contes des Mille et une nuits jusqu’à l’aube, le 25 octobre. Enfin, deux activités pensées pour les enfants figurent aussi au programme des festivités.  

Julie Boitte

« Elle a un propos poétique et une façon très posée d’habiter la scène. Ses contes sont ancrés à une certaine douceur et cette douceur-là remplit la scène. »

Myriam Pellicane

« Avec son look punk bohème, elle se démarque sur scène. Elle s’inspire des contes traditionnels de manière tout à fait originale et les présente de façon complètement éclatée. Elle décortique et recoud les histoires en les mettant à sa main d’une façon unique. »

Didier Kowarsky

« J’ai eu la chance de le voir en performance. C’est une bibitte de scène! Il aborde le conte d’une façon très personnelle, en utilisant des mots auxquels on ne s’attend pas, mais qui fonctionne bien. En plus, il a une présence sur planches incroyable. »

Frédéric Naud

« C’est sa première année au Festival. Il baigne davantage dans le conte contemporain, il a une approche un peu théâtrale et il s’inspire de l’environnement et de ce qui se passe autour de lui pour tisser ses histoires. »