C’est tout l’univers de l’école des Enfants-de-la-Terre que nous fait découvrir la photographe et vidéaste Emmanuelle Roberge, avec son documentaire Un chemin vers l’avenir, qui sera lancé le 11 mars à la Maison du cinéma.

Les Enfants-de-la-Terre dans l’œil d’une cinéaste

Une cour d’école en pleine campagne, des élèves qui fréquentent la même institution jusqu’en deuxième secondaire, des parents qui réalisent plusieurs heures de bénévolat par année. C’est tout l’univers de l’école des Enfants-de-la Terre que nous fait découvrir la photographe et vidéaste Emmanuelle Roberge, avec son documentaire Un chemin vers l’avenir, qui sera lancé le 11 mars à la Maison du cinéma.

La Watervilloise voit son premier « vrai » court métrage comme un hommage à cette école qui fête ses 30 ans, tandis que la pédagogie Waldorf qui y est mise de l’avant devient centenaire. Elle est allée à la rencontre de membres du personnel, mais aussi d’anciens élèves et de parents dont les enfants ont fréquenté l’établissement. 

Pendant près de 20 minutes, on découvre un lieu où la nature est omniprésente et où l’apprentissage se fait sous forme de blocs intensifs. 

« On a décidé de faire un film qui présente l’école sous différents aspects », explique-t-elle. Emmanuelle Roberge l’avait déjà dit à La Tribune : le fait que sa fille ait fréquenté cette école a changé sa vie et son parcours scolaire. La fillette avait auparavant fréquenté deux autres écoles. Elle est maintenant en troisième secondaire. 

« Je suis arrivée d’autres écoles. Il y en a une où, comme parent, on n’avait pas le droit de rentrer dans la cour, c’était interdit. Entre ça, qui pour moi était assez difficile, et arriver ici où on est amené à travailler ensemble, à aller dans la cour pour travailler, pour bâtir cette école-là et en faire un lieu stimulant pour les enfants, la différence est assez extrême. »

Emmanuelle a cumulé près d’une centaine d’heures de tournage, mais souligne qu’elle en aurait encore long à raconter, si bien qu’elle n’exclut pas un deuxième film sur le même sujet, notamment avec le groupe de fondateurs. « Ça me parle beaucoup comme histoire, 30 ans plus tard, avec les rebondissements qu’il y a eu. Toutes ces 30 années-là, mais aussi encore aujourd’hui comment c’est bâti... Ce sont des parents et des professeurs qui s’investissent avec beaucoup d’engagement et d’amour. Il y a une force là et un engagement qu’on ne voit plus beaucoup dans notre société. Ça me paraît très important de le souligner... Il resterait tant de choses à dire. »

Même si sa fille ne fréquente plus l’établissement, Emmanuelle Roberge y demeure attachée. « On reste invités aux fêtes », dit-elle en soulignant qu’elle y est retournée à Noël. « J’ai quand même toujours un sentiment d’appartenance. J’ai une amie qui est un ex-parent de l’école, qui m’a dit qu’on devrait faire des projets d’ex-parents. Elle suggérait qu’on trouve un projet des anciens », raconte-t-elle en souriant. 

Le film sera présenté à la Maison du cinéma le 11 mars. Les billets sont déjà en vente.