Les coups de coeur de Pierre Hébert

Pierre Hébert arrive à la fin d'un cycle. La tournée de son premier spectacle solo s'est officiellement terminée au festival Juste Pour Rire. Le grand jeu des animaux, qu'il animait à Télé-Québec, a été retiré des ondes après une saison, à cause de cotes d'écoute décroissantes. « Il manquait un peu de folie », admet-il. Et l'émission jeunesse Vrak la vie, qu'il coécrit et dans laquelle il joue, tirera sa révérence après six saisons. Les 30 derniers épisodes seront tournés cet automne.
« Je sens que je vais brailler ma vie lors du dernier jour de tournage. J'avais quatre ans d'âge mental sur ce show. Tout ce qu'on a réussi à faire, avec aussi peu de moyens, est incroyable. Nous avons fait le choix de terminer maintenant, alors que la série fonctionne encore bien. On savait que si on en faisait une de plus, ce serait une de trop », estime le Sherbrookois d'origine, nouveau propriétaire d'une maison à Candiac.
Le prochain chapitre de sa carrière est déjà en train de s'écrire. Notamment dans la cour de ses parents, dans le secteur Deauville, entre la piscine et le barbecue, où l'humoriste - le seul membre de sa famille à ne pas gérer l'argent des autres pour le Groupe Investors- a commencé cet été à pitonner des idées pour son deuxième one-man-show.
« Après avoir promené un spectacle pendant trois ans et demi et l'avoir présenté environ 150 fois, ça fait du bien de travailler sur du nouveau matériel. J'ai trouvé ma ligne directrice, que je ne veux pas révéler encore. J'ai vécu plein de choses dans les quatre dernières années. J'ai commencé ma carrière, je me suis marié, je suis parti en voyage, je suis tombé malade. Je suis vraiment entré dans la vie adulte. Disons que ça va teinter le spectacle... » révèle le diplômé en psychologie, qui a aussi animé deux Comedy Club au Grand Rire de Québec en juin et collaboré à l'écriture du spectacle Les Morissette.
Cet automne, il fera un pas de plus dans la vie adulte - et tout un! - en devenant papa. On peut imaginer que ça l'inspirera, lui qui s'imagine déjà complètement gaga...
<p>Manoir des sables</p>
Il aime...
Cette table où prendre une bouchée :
« Chez Louis pour dîner et chez Auguste pour souper. J'ai commencé à aller Chez Louis quand je travaillais au bingo Le Baron. Nous allions toujours y finir nos soirées. Je prends généralement un burger Maxi Louis, avec des hot dogs, qui sont les meilleurs en ville. Auguste a ouvert peu après mon départ de Sherbrooke, mais j'adore son style bistro... et sa poutine inversée. Ça manquait à la ville, un resto chic mais pas trop vieillot. »
Cette terrasse où prendre un verre :
« Je n'aime pas les discothèques, et à Sherbrooke, je n'avais jamais trouvé une place relaxe, pas trop mononcle. J'ai vite adopté la microbrasserie Siboire. J'aime l'ambiance. C'est un peu ironique, parce que je ne bois pas vraiment de bière. Je préfère les drinks de filles. Tant qu'il y a une paille, du jus et un peu d'alcool, je suis content. »
Ce lieu où prendre l'air :
« Le club de golf Manoir des sables, à Orford. Ce n'est pas très loin d'où mes parents habitent. J'aime y aller avec eux tôt le matin ou tard le soir. Je ne suis pas un très bon joueur, mais au moins je ne me fâche plus. Plus jeune, je lançais mes bâtons. »
Cette boutique où faire des emplettes :
« J'ai découvert récemment Les Petits Ziboo, à Magog. C'est une boutique de trucs pour bébés, avec des produits antiallergènes et bons pour l'environnement. J'ai gagné un paquet-cadeau dans une soirée-bénéfice, et j'avais trouvé ça super cute. Il y a des toutous, des doudous, des cache-couche... Plusieurs produits sont faits ici, à la main. La propriétaire tient à sa boutique, elle est fière. Je sens que je vais être un père assez gaga. Je voudrais tout acheter! »
Ce village où errer :
« J'ai toujours aimé aller faire des tours de machine à North Hatley. Quand j'ai commencé à fréquenter ma blonde, qui vient de la région montréalaise, je l'y ai emmenée. On peut juste marcher dans le village, arrêter prendre un verre au Pilsen. Il ne se passe pas grand-chose, il n'y a pas de trafic, c'est tranquille. Depuis que j'habite à Montréal, j'apprécie plus ce qui me manque là-bas. »
<p><em>La canicule des pauvres</em>, de Jean-Simon Desrochers</p>
Il partage
Ce livre qui le suit cet été :
« J'aime les livres urbains, et dernièrement, j'ai beaucoup aimé La canicule des pauvres, de Jean-Simon Desrochers. Comme le titre le dit, l'histoire se passe pendant un épisode de canicule. On y suit les habitants d'un même immeuble à logements de Montréal. Les personnages sont dark, sales, mais vraiment bien décrits. L'auteur réussit à nous faire ressentir la lourdeur du temps, la chaleur intense, et comment elle affecte la vie des gens. J'ai aussi aimé la biographie autorisée de Lance Armstrong, Cycle de mensonges, de Juliet Macur. C'est fascinant de voir comment le champion cycliste a réussi à manipuler tout le monde. »
Cet album qui joue dans sa voiture :
« Je viens de découvrir Himalaya mon amour, d'Alex Nevsky. En musique, je suis toujours en retard de deux mois sur la vague populaire. J'ai acheté l'album après avoir entendu une seule chanson, et je l'adore. L'habilleuse sur le plateau du Grand jeu des animaux m'a aussi fait découvrir le groupe allemand Milky Chance. Je fais beaucoup de route cet été, et j'aime me changer les idées avec cette musique folk, vraiment bien faite. »
Cette série qu'il dévore lors des jours de pluie :
« J'aime les drinks de filles, mais j'aime aussi les séries de filles! J'ai adoré les trois saisons de Once Upon a Time, une série de Disney pour les adultes. Tous les personnages de contes pour enfants sont enfermés ensemble dans une ville du Maine et mènent une vie normale, sans savoir qu'ils ont vécu des aventures féériques auparavant. C'est original. L'image est belle. On se laisse vraiment prendre au jeu. »
Cette application qu'il utilise compulsivement :
« Encore une fois, mon côté féminin ressort. Je ne me passe plus de l'application Ma grossesse aujourd'hui de Baby Center. Ça permet de vivre les neuf mois de façon amusante. Chaque jour, on apprend un fait cocasse ou instructif sur la croissance du bébé. Aujourd'hui, je peux lire que mon bébé a maintenant la taille d'un poivron! Eh ben... »