L’artiste Steve Saint-Pierre propose dans le hall du Granada sa nouvelle exposition En scène, constituée principalement de portraits d’artistes ayant donné un spectacle au mythique théâtre.

Les artistes aux couleurs de Steve Saint-Pierre

Lorsqu’il n’est pas à son lieu de travail ou encore en train de répéter avec ses deux groupes de musique, l’artiste accompli Steve Saint-Pierre trouve le temps de peindre. Depuis les trois derniers mois, il travaille jour et nuit sur sa nouvelle exposition En scène, une série de portraits représentant quelques légendes de la musique ayant enflammé la scène du Granada.

C’est après un quart de travail, en discutant avec des collègues, que le peintre a eu cette idée de portraits de chanteurs et musiciens ayant visité le Granada dans les 90 dernières années, de Louis Armstrong à Charlotte Cardin, de Gilles Vigneault à Cœur de pirate.

« Le choix des sujets était très ardu. J’ai cherché dans toutes les archives du Granada et j’ai questionné plusieurs personnes qui ont dirigé la salle », souligne celui qui compte aujourd’hui 20 ans de pratique artistique.

Steve Saint-Pierre s’est aussi donné comme défi de faire l’écoute de la discographie complète de chaque artiste qu’il peignait.

« Ça faisait partie de mon défi. Selon moi, pour faire le portrait de quelqu’un, il faut connaître son histoire et ce qu’il a fait, enchaine-t-il. Il y en a même que j’ai eu la chance de découvrir, comme Maurice Chevalier. Il y a eu un gros processus de recherche pour cette exposition. Je voulais représenter l’âme dans mon mouvement, sans nécessairement danser avec le pinceau, comme si le sujet était dans sa musique. »

La touche Saint-Pierre

Bien que les œuvres de Steve Saint-Pierre soient des portraits, il a quand même ajouté sa petite touche personnelle.

« J’ai respecté ma facture visuelle, qui est très psychédélique, linéaire et éclatée », affirme-t-il, en précisant que ses œuvres ont beaucoup de formes et de détails, à la limite des effets d’optiques.

D’ailleurs, le peintre incorpore à ses œuvres plusieurs formes géométriques. C’est une façon pour lui de faire des rappels entre les différents tableaux.

À première vue, certains auraient tendance à croire que le créateur s’est compliqué la vie avec ces œuvres remplies de détails.

« Je fais confiance à ma gestuelle. C’est là que je vais chercher mon plaisir. C’était tout un défi à produire. Quand j’avais terminé le portrait en tant que tel, je me laissais un peu plus aller avec les textures et les superpositions. C’est dans les mouvements et l’automatisme que je vais chercher mon plaisir. »

L’exposition En scène de Steve Saint-Pierre est affichée dans le hall du Théâtre Granada jusqu’au 12 juillet.