L’auteure-compositrice-interprète Jordane Labrie arrêtera sa tournée à Gatineau mardi soir à la salle Odyssée.

Le voyage continue pour Jordane

L’auteure-compositrice-interprète Jordane Labrie invite le public à poursuivre en poésie sa grande traversée folk du Canada, qu’elle a entamée avec son premier album «12 jours».

Après avoir roulé son spectacle une soixantaine de fois, la musicienne lance un simple en plus d’avoir repris la route. La voix envoûtante de Jordane résonnera d’ailleurs ce mardi dans le foyer de la salle Odyssée.

« C’était naturel de continuer dans ce désir d’amener les gens en voyage. Compléter 12 jours après avoir fait autant de spectacles avec d’autres chansons, avec de nouvelles idées, c’était logique », explique Jordane pour justifier la sortie de son simple.

Celle que l’on a pu découvrir au cours de La Voix VI a en effet dévoilé vendredi dernier sa reprise de Quand le soleil dit bonjour aux montagnes, un premier extrait de son mini-album Les chansons-polaroïds à paraître le 24 janvier prochain.

« C’est un classique du country qu’on a amené dans mon style : le folk. Cette chansons s’inscrit dans une tradition et fait honneur aux femmes comme Renée Martel et Lucille Starr qui l’ont déjà reprise avec succès. C’est aussi de m’inscrire dans cette passation féminine, parce que la place des femmes en musique doit être soulignée et qu’on doit continuer de les mettre de l’avant. »

Le mini-album qui comportera quatre chansons est dans la continuité de 12 jours paru un an plus tôt. « Il y a des chansons qui datent de la même période de composition et on a encore eu la collaboration de Jeannot Bournival (réalisateur de Fred Pellerin) cette fois-ci comme compositeur », précise Jordane Labrie. Le complice de Fred Pellerin avait déjà arrangé et réalisé 12 jours.

Le titre de l’EP —Les chansons-polaroïds — se veut une référence aux photos qui saisissent des moments authentiques et imparfaits. « Il y a cette envie d’avoir une musique qui est la captation d’un moment dans toute son authenticité », explique Jordane Labrie.

Tournée sans retour

Les choses semblent bien sur les rails pour la jeune musicienne de 26 ans originaire des Escoumins, elle a entamé début octobre la deuxième partie de sa tournée. « Il reste au moins une vingtaine de dates, mais ça continue de s’accumuler et je pense qu’on va encore avoir un gros été avec cette tournée », lance ravie l’artiste.

Plus de neuf mois depuis le lancement de son premier album de compositions originales, qui a cumulé plus de 500 000 écoutes sur les plateformes numériques, la chanteuse et son acolyte Clément Desjardins devaient faire progresser le spectacle.

« C’était important de continuer à le faire vivre, qu’il ne soit pas figé dans le temps. C’est ce qu’on a fait en ajoutant des chansons, dont certaines de l’EP à paraître. Elles sont encore en phase avec l’idée d’être inspiré par de grands espaces, le mouvement et les relations interpersonnelles. »

Les grands espaces, la contemplation, le mouvement, et les relations interpersonnelles, c’est ce qui a inspiré 12 jours. Un album qu’elle a composé en 12 jours lors d’un voyage en train d’est en ouest du pays.

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RENCONTRES ENRICHISSANTES

Sa participation à La Voix VI l’an dernier, après la sortie de son album, a permis à Jordane Labrie de croiser la route de Serena Ryder. Une rencontre qui l’a menée à assurer la première partie de la tournée québécoise de l’artiste torontoise. Un mandat qu’elle a accompli avec brio, puisque le gérant de Serena Ryder lui a proposé une collaboration. « On travaille sur un projet en anglais pour lequel on a eu une chanson inédite de Serena », confie-t-elle.

La jeune musicienne a également participé à l’émission torontoise The Launch aux côtés de Bryan Adams. « C’était une fierté d’être la seule francophone de toute l’histoire de l’émission. Mais surtout de travailler avec des artistes comme Bryan Adams, qui conservent une authenticité, c’est inspirant et c’est ce à quoi j’aspire », conclut Jordane.