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L’exposition « Le temps suspendu » constitue l’étape finale du projet de médiation culturelle coordonné par les artistes Nadia Loria Legris et Anne-Marie Auclair. Ces dernières ont animé plusieurs ateliers artistiques auprès d’élèves du secondaire et de personnes aînées.

Le temps suspendu : un dialogue intergénérationnel [PHOTOS ET VIDÉO]

Émilie Pinard-Fontaine
Émilie Pinard-Fontaine
La Tribune
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 Jusqu’au 20 juin prochain, la Maison des arts et de la culture de Brompton (MACB) présente l’exposition Le temps suspendu, fruit du projet de médiation culturelle entre des élèves de l’École secondaire de Bromptonville et des dames de la résidence pour personnes autonomes La Diligence.

« L’idée de départ, c’était vraiment de créer un sentiment d’appartenance entre la communauté de Brompton et la Maison des arts, mais aussi de lancer un projet intergénérationnel, pour qu’il y ait vraiment des échanges entre différents groupes de la communauté », précise Nadia Loria Legris, artiste et coordonnatrice du projet.

Cette initiative de la Ville de Sherbrooke, pour le projet de médiation culturelle VitaCité 2, s’annonçait très festive, avec pour prémisse un repas partagé. Elle a cependant été transformée lorsque la pandémie s’est mise de la partie.

« Nous avons utilisé la correspondance pour créer des liens entre les gens, malgré l’isolement des groupes », poursuit Mme Legris.

Le projet s’est donc articulé autour de plusieurs ateliers offerts aux élèves et aux personnes aînées. « Nous avons commencé par rencontrer les jeunes de l’école secondaire, nous leur avons présenté le projet, les encres (qui rappellent l’aquarelle)... » explique Anne-Marie Auclair, artiste pour le projet.

En effet, les différents groupes ont entretenu une correspondance à la fois écrite et artistique sur de grands napperons peints avec de l’encre végétale faite à la main.

« Le fait de travailler avec des matières que chacun peut avoir autour de soi crée un sentiment de posséder tout ce qui est nécessaire pour créer. On n’est pas obligé d’aller acheter. C’est encore plus pertinent, je trouve, avec la pandémie, parce que les magasins étaient fermés. En même temps, l’aspect intergénérationnel permettait d’aller chercher le savoir-faire des aînées [qui] utilisaient des matériaux en leur possession pour faire de la teinture, pour créer », précise Mme Legris.

Exposition diversifiée

« Ce que les participants ont vécu, c’est une expérience, ce ne sont pas seulement des œuvres. C’était une situation particulière. Il fallait démystifier les matériaux qui ont été utilisés, mais aussi le contexte », mentionne Nadia Loria Legris.

« Il y a certaines pièces de la MACB qui sont surtout consacrées aux œuvres collectives, puis il y a une pièce et un corridor en haut qui sont réservés aux œuvres des deux artistes, mais en réaction au projet », mentionne Rosalie Tellier, directrice de la MACB.

L’exposition se clôt avec l’œuvre de Luc Saint-Jacques, engagé par la Ville de Sherbrooke pour créer une œuvre synthèse des six médiations culturelles des centres culturels d’arrondissements.

Un vernissage aura aussi lieu le dimanche 6 juin lors duquel les artistes seront présentes. Afin de respecter les mesures sanitaires en place, l’événement sera partagé en deux plages horaires débutant respectivement à 14 h et à 15 h. Il est important de réserver, les places étant limitées.