Le groupe français IAM a enflammé la scène du Théâtre Granada, mercredi. La salle était remplie d’amateurs du rap de 1997.

Le temps passe, les souvenirs restent

Même après 20 ans, les adolescents de 1997 se rappellent les paroles des chansons de la formation IAM, textes qui auront marqué les fans par leur dureté et leur authenticité. Les mains dans les airs, les têtes qui bougeaient au rythme de la musique; les amateurs de rap/hip-hop ont eu droit à un spectacle généreux et enflammé mercredi.

C’est une salle pleine en admission générale qui attendait le groupe légendaire au Théâtre Granada. IAM est en tournée pour célébrer les 20 ans de son album L’École du micro d’argent. Ce troisième album aura fait connaitre la formation sur la scène internationale, avec plus d’un million d’exemplaires vendus à ce jour. D’ailleurs, c’est la chanson du même nom qui a ouvert le bal.

Les membres originaires de Marseilles ont débarqué sur scène accoutrés de masques d’argent. Ils ont rapidement motivé la foule, et celle-ci les accompagnait déjà pour le premier refrain.

Les années passent, mais les souvenirs restent. Le public reconnaissait les classiques dès les premières notes, et il l’a bien fait paraître. Akhenaton (Philippe Fragione) a remercié les Sherbrookois réceptifs à maintes reprises.

IAM est reconnu comme l’un des meilleurs piliers du rap français, et mercredi, il a fait honneur à son titre. Les Marseillais ont enchaîné les morceaux populaires tels que Nés sous la même étoile, qui traite des classes sociales, Bouger la tête, dont les fans ont bien écouté les paroles et se sont balancés le corps jusqu’à la fin de la chanson, et Elle donne son corps avant son nom, qui a suscité la première ovation de la soirée.

Le chanteur Shurik’n (Geoffroy Mussard) a vite assuré qu’il avait l’intention de garder l’audience réveillée jusqu’à la fin.

La formation a aussi interprété les immanquables Demain, c’est loin, Chez le Mac et La Saga, ainsi qu’une chanson de l’album solo de Shurik’n, Samourai.

Il n’y a aucun doute, les titres à succès du groupe, formé en 1989, n’ont pas seulement laissé leur marque impérissable en France. Les textes finement écrits, également responsables du succès que la mélodie l’est, sont restés bien ancrés au Québec. Principalement, ce sont les amateurs du rap de 1997, style de musique qui était émergent à l’époque, qui remplissaient la salle.

Le quintette sera à l’Olympia de Montréal le 29 juin et au Centre Vidéotron de Québec le 30. Leur spectacle met la table pour le neuvième Festival Sherblues & Folk, qui se déroulera du 4 au 7 juillet.