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Mylène Rioux
Mylène Rioux

Le Salon du livre a une nouvelle directrice générale

Karine Tremblay
Karine Tremblay
La Tribune
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Le Salon du livre de l’Estrie a une nouvelle directrice générale : Mylène Rioux prendra la barre de l’organisme au début du mois de juillet.

Pour celle qui a été aux commandes du Centre d’éducation populaire (CEP) de l’Estrie pendant huit ans avant de faire un bref passage en CPE, ce mandat littéraire est en quelque sorte un retour à ses premières amours.

« J’ai étudié en littérature avant d’amorcer ma vie professionnelle dans le milieu communautaire. J’embrasse donc ce nouveau défi avec beaucoup de bonheur parce qu’il me permet de rallier faire toutes les affaires que j’aime, soit les livres, les gens, la gestion et l’événementiel », note Mme Rioux. 

Il est encore trop tôt pour dire quelle formule sera priorisée pour la prochaine édition du rendez-vous automnal, mais la nouvelle capitaine a déjà quelques idées de la couleur qu’elle aimerait lui apporter. 

« Pour plusieurs littéraires purs et durs, les salons du livre sont vus comme des événements mercantiles, comme une foire du livre. C’est certain qu’avec le profil que j’ai, je comprends ces différents enjeux et j’ai envie de rallier tous les acteurs du milieu. J’aimerais créer un salon du livre qui réconcilie toutes les sphères du milieu de l’édition », note celle qui souhaite aussi mousser l’offre destinée aux lecteurs adolescents.

« Au fil de mes années au CEP, j’ai participé à plusieurs tables de concertation où on parlait souvent de l’enjeu de la lecture chez les ados et de la difficulté à les amener vers les livres. C’est un axe que j’aimerais développer, une clientèle que j’aimerais rejoindre, en passant par la bande dessinée ou par les ateliers d’écriture, par exemple », dit la Sherbrookoise de 40 ans.


« Lorsque j’ouvre un livre, il y a cette idée de prendre une pause, de voyager dans un autre univers. »
Mylène Rioux

Celle qui est aussi mère de deux enfants a l’amour de la lecture bien ancré dans le cœur. 

« J’ai toujours trouvé que la vie était plus intéressante dans la fiction que dans la réalité (rires). Lorsque j’ouvre un livre, il y a cette idée de prendre une pause, de voyager dans un autre univers. Avec les années qui passent et le rythme quotidien qui, on dirait, va toujours plus vite, la possibilité de s’arrêter et de prendre le temps de plonger dans les pages est particulièrement réconfortante. Je suis aussi très sensible au style, à la beauté des mots. J’aime qu’on me raconte une histoire, mais j’aime qu’on me la raconte bien. Il y a quelque chose qui est pour moi de l’ordre de l’art et de la contemplation dans la littérature. Cela dit, je lis de tout, je m’intéresse à plein de choses. »

Cet appétit pour les livres est évidemment présent à la maison. 

« Ma fille, qui est une grande, grande lectrice, est ravie que j’amorce un nouveau chapitre professionnel au Salon. Elle m’a d’ailleurs déjà demandé si elle pouvait être ma conseillère particulière pour tout ce qui concerne la littérature jeunesse », confie Mme Rioux en riant. 

Avec son parcours au CEP, où elle a œuvré pendant 12 ans au total, cette dernière a également une sensibilité particulière à l’égard des immigrants. 

« J’aimerais leur donner davantage accès au Salon, leur donner envie de venir le visiter, peut-être en faisant des parcours pensés sur mesure, par exemple. Ce sont quelques-unes des idées qui m’habitent, mais ce n’est rien de très concret encore puisque je n’ai pas encore commencé à siéger au CA. »

Récipiendaire d’un mérite estrien en 2020 (catégorie engagement), Mylène Rioux a également remporté le Prix Jacques-Poisson en 2019, lequel venait souligner ses efforts de défense et de promotion de la langue française. Passionnée par le domaine culturel, elle a souvent mis de l’avant des projets mariant les arts et la littérature à la mission d’alphabétisation du CEP. Elle succède à Émilie Pinard, qui a été directrice générale du SLE pendant cinq ans avant de quitter pour le poste de chef de division des événements à la Ville de Sherbrooke.