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La Soirée d'ouverture des 50e Prix Junos était animée par Angeline Tetteh-Wayoe, de CBC Music.
La Soirée d'ouverture des 50e Prix Junos était animée par Angeline Tetteh-Wayoe, de CBC Music.

Le Québec sur la banquette arrière des Junos

Mario Boulianne
Mario Boulianne
Le Droit
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Pour le 50e anniversaire des prix Junos, on a décidé de faire les choses en grand. Deux événements dont une soirée d’ouverture vendredi soir et un «gros gala» à la télé nationale, dimanche.

La Soirée d’ouverture était particulièrement attendue par les artistes et artisans du Québec qui étaient en nomination dans les 37 catégories en lice. 

Au final, seulement six artistes de la Belle province ont reçu la statuette tant convoitée. Sur la longue liste des nommés lors de cette soirée, le Québec ne comptait que pour 18,9 % des nommés dans cette fête de la musique canadienne.

C’est l’Ontario qui obtient la plus grande représentation avec 42,5% des nominations.

Le duo rock d’Oshawa Crown Lands a offert une prestation et a remporté le Juno de la Révélation de l'année — groupe.

Parmi les grands gagnants de la soirée, soulignons la réussite de The Weeknd, avec trois Junos, Wondagurl, Crown Lands et Tenille Townes.

Cette soirée d’ouverture virtuelle, présentée sur les plateformes de diffusion en continu de la CBC, avait des airs de hors-d’œuvre face au «gros gala» qui sera présenté dimanche, à heure de grande écoute, sur les ondes anglophones de la société d’État.

Malgré tout, l’ambiance était conviviale grâce à l’animation d’Angeline Tetteh-Wayoe, de CBC Music, et avec des prestations comme celle de TOBi, lauréat de l’enregistrement Rap de l’année, lors du numéro d’ouverture.

Ammoye, Kirk Diamond, TÖME, le duo rock d’Oshawa Crown Lands, les vedettes du country canadien Lindsay Ell et MacKenzie Porter ainsi que la Québécoise Klo Pelgag ont tour à tour offert une performance.

«Ça aurait été très intéressant de présenter notre travail lors du grand gala du dimanche, mais je suis vraiment contente d’avoir offert cette performance surtout avec tous les moyens qu’on m’a donnés pour la réaliser», disait Klo Pelgag lors d’un point de presse avec les médias francophones.

Klo Pelgag a interprété <em>Mélanine</em>, de son album <em>Notre-Dame-des-Sept-Douleurs</em>, lors de la Soirée d'ouverture de la 50e remise des prix Junos.

Mince récolte

En parlant de Klo, elle a reçu un des premiers Juno de la soirée, celui de Graphisme de l’année pour la pochette de l’album Notre-Dame-Des-Sept-Douleurs.

«C’est un gros travail d’équipe, cette pochette, a confié Julien Hébert, l’un de deux graphistes impliqués dans le design. C’est tellement agréable de pouvoir travailler avec une équipe comme celle de Klo qui a ce souci artistique plutôt que commercial.»

On peut dire sans trop de chauvinisme que la récolte québécoise fut plutôt mince. 

Outre l’équipe de Klo Pelgag, le Montréalais Kaytranada a reçu le Juno pour l’enregistrement Dance de l’année alors que la Nigérienne et Montréalaise d’adoption, TÖME, est repartie avec une statuette pour l’enregistrement Reggae de l’année.

L’Orchestre symphonique de Montréal a retenu l’attention du jury pour leur enregistrement des Œuvres pour violons et orchestre. L’OSM reçoit ainsi le Juno pour l’album classique de l’année — grand ensemble, un enregistrement qui était dirigé par Kent Nagano avec la collaboration d’Andrew Wan.

«C’est un bel honneur pour l’OSM qui, depuis des années, s’efforce à rejoindre un public encore plus large, d’expliquer maestro Nagano. D’ailleurs, je n’ai qu’à me retourner vers la salle lors de nos concerts pour constater que le public qui vient nous écouter représente l’ensemble de la population montréalaise. Au Québec, ce qui m’a tout de suite plu, c’est l’importance que l’on accorde à la musique de tous les genres. La culture québécoise est une culture musicale qui s’adresse aux gens d’ici.»

Louis-Jean Cormier a reçu le Juno de l'Album francophone de l'année.

Album francophone

Enfin, Louis-Jean Cormier a mis la main sur un Juno, son troisième en carrière, dans la catégorie de l’Album francophone de l’année pour Quand la nuit tombe

Se présentant avec le chandail du Canadien sur le dos, Cormier trouve important que la musique francophone rayonne ailleurs au pays.

«On a tous envie que notre musique voyage, disait-il en point de presse. Avec la pandémie, c’est encore plus important et une vitrine comme les Junos nous permet de présenter notre travail, en français, au reste du Canada.»

Avec lui dans cette catégorie, on retrouvait en nomination Klo Pelgag, 2Frères, Les Cowboys fringants et Pierre Lapointe.

Comme dernier salut aux artistes québécois, Kaytranada est reparti avec le Juno pour l’enregistrement Dance de l’année.

Le Montréalais d’origine haïtienne avait d’ailleurs remporté le Grammy pour le meilleur enregistrement Dance ainsi que pour le meilleur album Dance/Electronic lors de la dernière remise de ces prix en mars dernier.

Et enfin, le compositeur et chef d’orchestre montréalais Samy Moussa a reçu le Juno pour la Composition classique de l’Année.

Lindsay Ell et MacKenzie Porter ont offert une prestation en direct de Nashville.

Le 50e gala

Pour le gala de dimanche soir, on remettra une dizaine de prix dont le Choix du public, où l’on retrouve Les Cowboys fringants, la Chanson de l’année, l’Album de l’année et l’Artiste de l’année. Le prix pour l’engagement humanitaire sera remis au groupe The Tragically Hip et on intronisera également Jann Arden au Temple de la renommée de la musique canadienne.

Le gala débute à 20 h, sur les ondes de CBC. Pour en savoir plus, on peut se rendre sur le site web des prix Junos.