Le mercure à la baisse n’a pas refroidi les ardeurs des artistes et des festivaliers présents sous le pont McVetty-McKenzie, pour la sixième édition de La nuit du pont couvert de Lingwick.

Le pont couvert prend vie le temps d’une nuit

Le pont couvert McVetty-McKenzie de Lingwick est devenu vivant dans la nuit de samedi à dimanche, vibrant au rythme des musiciens qui ont performé sous son toit ainsi qu’aux pas des spectateurs qui ont dansé sur son tablier.

L’imposant pont suspendu de 63 mètres de long, reliant les berges de la rivière au Saumon depuis 126 ans déjà, a revêtu ses habits de jeunesse le temps d’accueillir la sixième édition de La nuit du pont couvert. La soirée a commencé en force avec un spectacle de la reine du ragtime, Mimi Blais, qui a caressé avec fougue les touches de son piano au plaisir des spectateurs.

«Je n’avais jamais vu Mimi Blais performer en personne et je ne connaissais pas sa musique, a confié Audrey Thibault, qui en était à sa première présence au festival. C’est tellement impressionnant de voir à quelle vitesse elle joue sans faire une seule fausse note. Je comprends encore mieux pourquoi elle se fait appeler la reine du ragtime, son talent parle par lui-même. Ç’a été une belle découverte.»

Le chanteur Danty Tchernish Carcajou Nicolas ainsi que les groupes Coyote Bill, We are Wolves, The Sainte Catherines et Hugo Mudie & The White Goldens ont mis tour à tour le feu aux poudres sur scène en faisant bouger la foule grâce à leurs hymnes dynamiques jusqu’au petit matin. 

«J’étais venue pour voir We are Wolves, mais j’ai fait plusieurs découvertes intéressantes au cours de la soirée, confie quant à elle Jessica Moreau. Le spectacle de Coyote Bill était excellent, ce sont des musiciens très talentueux que je ne connaissais pas avant. Les artistes se sont tous complétés les uns les autres, il n’y a pas eu de mauvais spectacle, selon moi.»

Pour les organisateurs de l’évènement, cette sixième Nuit du pont couvert a été un franc succès. Le beau temps a joué en leur faveur et les artistes de renoms qui garnissaient la programmation ont attiré des gens de contrées lointaines, de manière à établir un record d’achalandage. 

«On a tellement eu une belle édition, tous les participants étaient très respectueux et on a eu du beau temps, annonce Émilie Dostie, cofondatrice de l’évènement. Tout a bien été. Dès que le Benoit Paradis Trio a commencé à jouer, les gens se sont rassemblés et une ambiance agréable s’est tout de suite installée.»

L’artiste peintre Arnold a été inspiré par l’ambiance du festival lingwinckois.

Recueil souvenir

Un recueil de poésie a d’ailleurs été écrit au cours de la nuit avec les contributions des artistes et des festivaliers, sous la supervision de l’écrivain Michel Vézina, et qui sera présenté à l’édition prochaine. Le recueil compilera les souvenirs et les inspirations des participants pour une deuxième année après avoir introduit la formule en 2018.  

Fidèle à son habitude, la tenue de l’évènement a généré une quantité minimale de déchets destinés à l’enfouissement. Rappelons qu’en raison de son orientation environnementale adoptée dès ses débuts, le festival s’est vu récompensé par le Conseil québécois des évènements écoresponsables, obtenant une mention des jurés pour le prix de l’évènement le plus responsable dans sa gestion des matières résiduelles.

«Les gens nous aident à remplir nos objectifs environnementaux, c’est naturel pour eux comme pour nous, explique la cofondatrice. Le lieu est tellement beau que les gens sentent le besoin de le respecter. On n’a trouvé aucun butch de cigarettes, les gens gardaient le même verre toute la soirée. C’est dans nos valeurs, c’est vraiment essentiel pour nous.»