Dans son exposition Légèreté, présentée au Centre culturel Yvonne L. Bombardier, Vanessa Alarie présente autant des œuvres abstraites que figuratives.

Le papier réinventé de Vanessa Alarie

Explorant autant l’abstrait que le figuratif, Vanessa Alarie use de finesse et de précision dans son exposition Légèreté, présentée au Centre culturel Yvonne L. Bombardier. Jusqu’au 22 avril prochain, ses œuvres en papier découpé, qui rappellent la dentelle, occupent les murs du deuxième étage de l’espace artistique valcourtois.

Les trois séries choisies pour le Centre culturel sont les œuvres abstraites, les œuvres figuratives et une sculpture format géant nommé Eurythmie.

« En fait, Eurythmie est plus petite que certaines de mes autres créations de grand format. J’ai l’habitude de travailler dans des espaces où les plafonds sont à 2,5, voire 3 mètres. Par contre, cette pièce est plus large, plus dodue », mentionne Vanessa Alarie.

Ses œuvres figuratives encadrées représentent des animaux en noir sur fond blanc afin accentuer le contraste visuel. « Quant aux œuvres abstraites, elles ressemblent à des nuages. J’ai utilisé le blanc sur fond noir. Elles sont plus organiques et intemporelles, moins détaillées que les animaux. La sculpture est temporaire et éphémère, puisqu’elle est impossible à déplacer d’un endroit à un autre », précise Vanessa Alarie.

Créée in situ, Eurythmie est suspendue dans l’espace muséal. Un jeu d’ombres et de lumière vient enrichir l’œuvre en lui conférant une profondeur qui amène le visiteur à découvrir sans cesse de nouvelles formes insérées minutieusement dans autant de détails.

« Plusieurs formes se dévoilent lorsque le visiteur s’aventure dans les différentes facettes de l’œuvre », ajoute l’artiste.

Les blessures du papier

L’artiste sherbrookoise d’origine pratique une technique de soustraction de la matière, une façon de faire qui lui est propre.

« Je dessine d’abord le motif sur la feuille pour ensuite découper et enlever le papier, lequel est plus épais qu’un papier d’imprimante. Plusieurs artistes fonctionnent par addition alors que moi, je fonctionne par soustraction. Je vois cela comme de la dentelle dans l’espace. Avec mes œuvres en trois dimensions, je joue avec les ombres pour compléter l’œuvre et susciter la contemplation », explique Vanessa Alarie, très heureuse de présenter ses créations dans son coin de pays.

Selon Vanessa Alarie, une des difficultés avec le papier dans une création en trois dimensions est de trouver la façon de lui faire occuper l’espace. « Dans le découpage, le risque est le paper cut, c’est-à-dire de se couper avec le papier. En fait, je n’ai jamais eu de pépin avec mes exactos. Je me suis surtout blessée à même le papier. »

L’artiste habite maintenant Montréal et travaille au Jardin botanique, dans le pavillon du Japon et de Chine.

« Je m’inspire de la nature qui m’entoure, des papillons aux poissons, en passant par les fleurs que l’on retrouve dans la collection des serres. J’aime beaucoup l’art oriental. »

Éventuellement, les œuvres de Vanessa Alarie seront offertes sur sa boutique en ligne Etsy. « J’essaie de rendre mon art le plus accessible possible. Les gens peuvent acquérir les pièces encadrées, plus faciles à installer à la maison. J’aime aussi beaucoup recevoir les commentaires des gens. »