Michelle Bélanger, directrice générale, croit que le report de l’ouverture des portes du MNS2 est la meilleure solution.
Michelle Bélanger, directrice générale, croit que le report de l’ouverture des portes du MNS2 est la meilleure solution.

Le MNS2 retarde l’ouverture de ses portes

La réouverture du Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke (MNS2), prévue le 10 juin en même temps que celle du Musée d’histoire et du Musée des beaux‑arts, est finalement reportée.

« C’est en faisant le tour de nos expositions avec l’équipe du musée qu’on s’est rendu compte que la visite serait tellement différente pour les visiteurs qu’ils ne pourraient profiter pleinement de ce que nous offrons », explique Michelle Bélanger, directrice générale.

La plupart des expositions du MNS2 sont très interactives, donc les gens manipulent plusieurs objets en faisant la visite, ce qui n’est pas l’idéal en temps de pandémie.

« Changer notre mission et notre façon de faire les expositions n’est pas une option, soutient Mme Bélanger. Pour que les gens vivent une expérience complète, il faut continuer à poursuivre dans la voie des activités interactives. On ne souhaite pas non plus réduire le coût d’entrée, puisqu’on ne pourrait avoir le personnel nécessaire. »

 « Le musée a besoin de mettre en place les dispositifs nécessaires afin d’o­ffrir une expérience muséale sécuritaire et de qualité pour nos visiteurs. Sans pouvoir profiter pleinement de ces dispositifs, la visite devient plutôt contemplative, et cadre moins avec la proposition du musée qui se veut un lieu riche en animations et expériences de toutes sortes », avance Suzanne Bernard, présidente du conseil d’administration, par voie de communiqué.

L’option d’utiliser des stylets ou des dispositifs pour actionner certaines stations n’est pas mise de côté. 

L’équipe du musée attend de voir comment ça va se passer pour d’autres institutions semblables, comme le Musée de l’ingéniosité J. Armand Bombardier, dont la réouverture est prévue le 22 juin.  

« Notre équipe est très créative, donc je ne suis pas inquiète de ce côté-là. Ce n’est pas impossible qu’on puisse rouvrir nos portes au courant de l’été, mais on va le faire quand on sera rassurés par rapport à l’offre qui est proposée », conclut la directrice générale.