Passionné et désireux d'offrir une littérature de qualité aux lecteurs, Michel Vézina publie Pépins de réalités, un livre au style hybride qui raconte une histoire pas comme les autres et qui pousse à la réflexion.

Le fruit du travail et de la passion de Michel Vézina

Passionné et désireux d'offrir une littérature de qualité aux lecteurs, Michel Vézina publie Pépins de réalités, un livre au style hybride qui raconte une histoire pas comme les autres et qui pousse à la réflexion.
Travailleur acharné, il s'est donné corps et âme pour livrer un ouvrage digne de sa grande passion pour la littérature.
« Je déteste le mot ''inspiration'', dit l'auteur. Ça n'existe pas. Il n'y a que le travail. Quand on veut vraiment créer une oeuvre, on met ses tripes sur la table et on s'arrache les cheveux. Je n'ai pas d'inspiration, j'ai des idées, je travaille et je me pose des questions auxquelles je tente de répondre le mieux possible avec ce livre. Je ne crois pas que ce soit un livre divertissant ou qui participe à l'abrutissement global. Il faut le lire avec une certaine intelligence, avec une volonté de se faire déranger et provoquer dans ses certitudes. C'est avant tout un ouvrage qui pose des questions au lieu de répondre. »
Les questions qu'il pose sur papier touchent des sujets très sensibles, dont la mort.
« Personnellement, j'ai toujours eu très peur de mourir, mais en même temps je suis fasciné par ça. Beaucoup de mes proches ont décidé du quand et du comment ils allaient quitter ce monde. Je n'envisage pas la mort d'une manière morbide. Plutôt comme une manière de me pousser vers l'avant et de profiter de toutes les petites choses de la vie », dit l'ancien saltimbanque qui a élu domicile à Gould.
Représenter le réel et la beauté des choses : voilà la mission que se donne l'auteur dans cet ouvrage.
« L'une des fonctions de l'art, c'est de nous donner des outils pour développer nos imaginaires, ouvrir des perspectives. La peinture a eu à se renouveler avec l'arrivée de la photographie. Avec l'avènement de la télévision, qui veut représenter le réel, les romanciers, au lieu de se redéfinir, ne tentent que de l'imiter. Je trouve ça triste, car je crois que la littérature peut aller plus loin », déplore le copropriétaire du Salon Pub Librairie et du Buvard.
En présentant une oeuvre au style particulier, qui se situe aux frontières du roman, de la poésie et de l'essai, il tente, à sa manière, d'aller plus loin : « C'est avec la volonté de décloisonner un peu la manière de raconter les histoires que j'ai employé ce style. Je n'ai plus envie de faire des romans comme tout le monde le fait. Je veux me baser sur le réel en insufflant de l'inventivité. »
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