Les 13 participants de la Course des régions pancanadienne 2017 et la directrice générale de l'événement, Josée Labrie, propulsent le documentaire à l'avant-plan dans cette nouvelle édition. Les documentaires réalisés par les concurrents porteront sur leur coin de pays et seront dévoilés le 25 octobre prochain, au Théâtre Granada.

Le documentaire en vitrine pancanadienne

La Course des régions pancanadienne réunit 13 cinéastes qui réaliseront chacun un documentaire sur un sujet qui leur est cher. C'est la preuve d'une belle relève selon la directrice générale de l'événement, Josée Labrie, alors que des documentaristes ont récemment sonné l'alarme concernant le genre.
Pour cette deuxième édition pancanadienne de l'événement, les jeunes cinéastes âgés de 18 à 35 ans de partout au Canada présenteront une création de six minutes mettant en valeur leur coin de pays.
Ils auront aussi la chance d'être jumelés à un professionnel de l'Inis (Institut national de l'image et du son) durant les six semaines de création, un mentorat attendu par tous les candidats.
Parmi ceux-ci, neuf viennent de différentes régions du Québec et quatre de la francophonie canadienne.
Le comité organisateur craignait de recevoir moins de candidatures pour cette édition axée sur le documentaire, comparativement à l'an dernier où la fiction était à l'honneur.
« Finalement, on a reçu une trentaine de candidatures. Le milieu du documentaire se questionne beaucoup parce qu'il y a plus de cinéastes qui s'intéressent à la fiction. Donc, on se demandait si on allait avoir assez de candidatures et finalement on est étonné, on a une belle cohorte », estime Josée Labrie.
« Les conditions, le financement, ce n'est pas facile, mais il y a une relève qui s'intéresse à ce genre et nous, en tant qu'organisation, on avait la responsabilité de s'occuper aussi du documentaire », poursuit-elle.
Au chapitre canadien, le Nouveau-Brunswick, les Territoires du Nord-Ouest et la Colombie-Britannique seront représentés.
« La Course est bien connue au Québec, mais dans le reste du Canada, il reste du travail. Déjà, on a eu plus de candidatures que l'année dernière. On a établi des partenariats avec des institutions reconnues, il y a de la place pour continuer à se développer et se faire connaître au Canada », laisse entendre Mme Labrie.
Pour elle, la présence de créateurs d'ailleurs est l'occasion de découvrir des images et des paysages qu'on ne verrait pas autrement.
Justin Beaulieu représentera l'Ouest canadien avec un projet portant sur la cueillette de fruits dans la vallée de l'Okanagan. Selon lui, le documentaire est un art plus libre et véridique, ce qui le stimule énormément.
« J'ai l'impression que ce concours s'adresse à moi. Je suis aspirant cinéaste, j'espère faire ça de ma vie et percer. En plus, on m'offre une vitrine pour parler de quelque chose qui me tient à coeur, j'ai saisi l'opportunité », dit le jeune homme de 34 ans.
Cette année, le concours est présenté par Unis TV. Il sera possible de suivre le parcours des réalisateurs grâce à des vlogs (journal de bord vidéo) tout au long de l'aventure.
Les documentaires seront présentés lors de la Soirée de Première le 25 octobre prochain au Théâtre Granada.
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Joffrey Corboz représentera l'Estrie à la Course des régions pancanadienne.
L'Estrien Joffrey Corboz plongera dans le paradigme énergétique
C'est le cinéaste Joffrey Corboz qui représente l'Estrie. Activiste dans l'âme, aventureux et un peu casse-cou, il a choisi de présenter un documentaire sur le nouveau paradigme énergétique du Québec.
La Course était l'occasion pour le jeune homme de 31 ans de relever des nouveaux défis : « Faire un documentaire sur le sujet de mon choix qui représente ma région, c'est un peu faire la paix avec l'univers du cinéma. Ça fait quelques années que je fais ça comme gagne-pain, dans le milieu communautaire, corporatif... Là c'est vraiment un projet personnel où je mets mes idées de l'avant. »
Le cinéaste apprécie d'ailleurs l'esprit d'équipe entourant la Course des régions pancanadienne, tout comme le mentorat d'un professionnel.
Pour lui, le documentaire est le véhicule par excellence pour faire bouger les choses. Il permet de mettre de l'avant des nouvelles manières de penser et d'exposer les nuances sur une foule d'enjeux.
« Pour ce projet, je veux amener les gens à repenser notre consommation énergétique en repassant les événements de Lac-Mégantic et du train. Je veux essayer de voir comment la société peut prendre de nouveaux rails, voir comment on pourrait contourner - comme la voie de contournement à Mégantic - nos vieilles habitudes pour revoir nos façons de consommer », explique-t-il.
Nomade une bonne partie de sa vie, Joffrey Corboz réside présentement à Coaticook, mais désire s'établir à Sherbrooke, un beau milieu culturel et artistique selon lui.
Et quelle est sa signature en tant que vidéaste? « Je suis assez casse-cou, aventurier, j'aime aller au front. Quand l'esprit d'aventure et la caméra peuvent se rallier, c'est quelque chose que j'aime beaucoup! »