La chanteuse Emma Marlowe du Boogie Wonder Band a entonné avec passion des chansons qui ont marqué l’histoire samedi soir à Chartierville. Le groupe a rapidement fait lever la foule de plusieurs centaines de personnes situées sous le chapiteau.

Le disco fait danser Chartierville!

Le Boogie Wonder Band a fait vivre un véritable retour dans le temps aux nombreux amateurs du disco qui étaient présents, samedi soir, au festival Musique aux Sommets de Chartierville. Ils ont couvert en tout et partout 45 des plus grands succès de l’époque, au son des instruments des musiciens de l’Orchestre symphonique de Sherbrooke et des cris de la foule dansante.

Parés de leurs habits scintillants et affichant un sourire à un million de dollars en exécutant leurs chorégraphies planifiées au quart de tour, les 10 membres du Boogie Wonder Band ont seulement eu besoin de quelques chansons pour faire lever les centaines de personnes rassemblées sous le chapiteau.

« On va chanter et on va danser ensemble ce soir! On laisse nos problèmes de côté, car c’est le temps de faire la fête! s’est exclamé en début de spectacle un des chanteurs du groupe, Apollo Johnson. Ce soir, on va faire de la musique comme elle devrait être. »

Le mercure a rapidement grimpé et la foule composée de gens de tous âges a tantôt sauté, tantôt dansé au son des hymnes légendaires tels Daddy Cool, Hot Stuff, Celebration, Dancing Queen, Funky Town et I Will Survive, pour n’en nommer que quelques-uns.

Pendant que le Boogie Wonder Band brillait de mille feux à l’avant-plan, l’Orchestre symphonique de Sherbrooke a su attirer les regards et les applaudissements par sa brillante performance qui complétait à merveille le répertoire du groupe à succès. Le groupe lui a d’ailleurs rendu hommage et l’a remercié pour l’invitation.

Des souvenirs

La fièvre du disco n’a vraisemblablement jamais quitté Manon Hébert, de Lac-Mégantic, qui avait encerclé il y a longtemps sur son calendrier la date de la venue du Boogie Wonder Band à Chartierville.

« Dès que le spectacle a été annoncé, je savais que je ne pouvais pas manquer ça, avoue-t-elle. Après avoir découvert le disco quand j’étais adolescente, je n’ai jamais autant aimé un autre genre musical. C’est tellement positif, ça donne envie de danser, on sent l’amour dans l’air! J’ai dansé toute la soirée, c’était un excellent spectacle. Je le recommande à tout le monde, surtout aux fanatiques du disco. On a passé une super belle soirée. »

Serge Paquette a fait près de deux heures de route pour assister à la performance du légendaire groupe montréalais, qui a 23 ans d’expérience sur scène. L’opportunité était parfaite pour lui de les voir en action, eux qui multiplient les spectacles aux États-Unis.

« Je suis monté de Beauceville pour venir voir ça aujourd’hui, affirme fièrement l’homme, amateur de disco avoué. Quand j’entends les chansons partir, tellement de souvenirs me reviennent en tête. Je retombe dans les années 80, en train de danser dans les bars avec mes amis et des femmes… c’était le bon temps! Le groupe a été à la hauteur de mes attentes, ils ont beaucoup de talent et leurs costumes sont splendides. »

La formule symphonique avec l’OSS a charmé Michel Plante, de Sherbrooke, qui ne s’attendait pas à ce que les deux genres se marient aussi naturellement.

« Je n’avais jamais réalisé que la majorité des arrangements musicaux du disco étaient faits avec des instruments de musique classique, avoue-t-il. Le mélange se faisait super bien, on aurait dit qu’ils jouent régulièrement ensemble. Ça donnait une saveur spéciale au disco que je n’avais jamais entendu avant, ils ont vu juste avec cette combinaison. »