L’aéroport de Sherbrooke offrait un cadre idéal à la projection du court-métrage 24 Heures, de Jimmy Larouche; c’est là que les premières et dernières scènes du film ont été tournées. L’œuvre a été présentée dans le cadre du Festival CinéVue.

Le court-métrage tourné à l’aéroport de Sherbrooke en avril a été projeté samedi

Lui est québécois, elle est française. Ils ont longtemps formé un couple. Après deux ans sans s’être vus, les anciens amoureux décident de passer 24 heures ensemble. Après tout, ça ne fera de mal à personne, non?

Le court-métrage 24 Heures, racontant l’histoire des retrouvailles entre ces deux « intenses », réalisé par Jimmy Larouche, a été présenté durant la soirée Ciné Tarmac samedi soir à l’aéroport de Sherbrooke. Le lieu était tout indiqué pour ce faire puisque les scènes d’ouverture et de fermeture du film y ont été tournées.

L’aéroport de Sherbrooke avait été transformé en aéroport international en avril, le temps du tournage de quelques scènes. Quelque 120 figurants de la région avaient participé au projet, au grand bonheur de l’équipe, qui s’était étonnée de la facilité avec laquelle le recrutement s’était fait. « C’est niaiseux parce que les scènes avec les figurants durent environ 45 secondes, mais le tournage a duré toute une journée. Les gens ont été tellement généreux, on avait fait ça avec les moyens du bord! » s’est exclamé Karl Farah, coscénariste et acteur principal du film.

Plusieurs figurants s’étaient d’ailleurs déplacés pour cette soirée organisée dans le cadre du Festival CinéVue afin de voir l’œuvre à laquelle ils ont ajouté leur petite pierre.

Pas de mal?

Dès les premières scènes, on s’en doute : deux flammes qui se retrouvent après ce long interlude ont amplement le temps en 24 heures de se brûler. Et c’est ce qui va arriver : le fait que madame (Sandrine Quynh) soit maintenant mariée ne change rien à la chimie entre les deux ex-amoureux, qui revient pratiquement aussitôt.

Entre un hot-dog dans une cantine, une scène de sexe dans une ruelle montréalaise et une baignade dans une rivière glacée, quelques flash-back nous expliquent la genèse de cette histoire d’amour et en évoquent la fin.

Parlant de fin, celle du court-métrage nous laisse avec l’envie d’en savoir plus, de connaître ce qui arrivera aux deux personnages. Questions auxquelles les réponses pourraient venir un jour.

« Dans ma tête, ce court-métrage-là, c’est l’acte un d’un long métrage qui en aurait trois. On va travailler fort pour que les deux autres actes puissent se faire. On va peut-être même revenir à l’aéroport? » a lancé Jimmy Larouche.

Le Festival CinéVue se poursuit la fin de semaine prochaine avec des projections à Magog, Orford et Sherbrooke. La programmation complète est disponible à www.cinevue.ca.