Le Centre des arts de Richmond quittera le Couvent Mont Saint-Patrice. Plusieurs acteurs importants de la municipalité s’inquiètent de ce départ, puisque le Centre des arts assurait la survie des organisations l’entourant.

Le Centre d’art de Richmond quittera le Couvent Mont Saint-Patrice

Après plus de 25 ans au même endroit, l’organisme quittera faute de place.

En entrevue avec La Tribune, le président du conseil d’administration, Dominic Pearson, affirme que de rester au Couvent Mont Saint-Patrice pourrait nuire à la pérennité de l’organisme.

« En y restant, il n’y a aucune possibilité d’expansion. La décision a été prise avec les membres du conseil d’administration. Nous avons saisi une occasion unique », révèle M. Pearson.

La salle située au couvent compte plus de 185 places.

« Le nombre de places nous restreint dans nos spectacles. Certains nous disent de faire plus de spectacles, mais ce n’est pas si simple. Ce n’était pas une décision facile à prendre », explique le président de l’organisme.

Il souligne cependant que le départ du Centre d’art de Richmond du Couvent Mont Saint-Patrice aura quelques répercussions pécuniaires.

« Nous devons penser à nous et nous devons nous prioriser. Il y aura assurément une perte de revenus pour le couvent, mais les gens d’affaires à l’administration seront en mesure de louer l’espace rapidement. Le Centre d’art de Richmond est un organisme bien établi dans la municipalité et nous devons assurer sa pérennité », ajoute M. Pearson.

Au mois de mai, dès la fin de la saison, le Centre d’art de Richmond quittera immédiatement pour le Centre Sainte-Famille.

Déception

Du côté du Couvent Mont Saint-Patrice, plusieurs se disent déçus de la décision du Centre d’art de Richmond. Benoit St-Pierre, président du conseil d’administration du Mont Saint-Patrice, souhaite que l’organisme reconsidère sa décision.

« C’est sûr qu’on est déçu. Le Couvent Mont Saint-Patrice a été créé à la demande du Centre d’art il y a quatre ans. Ils considéraient que le principal problème était la gestion du bâtiment. Depuis, nous avons mis sur pied un conseil d’administration et nous avons réalisé plusieurs projets. Les projets avancent bien. Néanmoins, sans crier gare, on nous annonce que le Centre d’art quitte. Il y a un trou. Nous perdons un loyer de 20 000 $ par année. Il faut trouver des locataires, mais ça ne se bouscule pas aux portes », déplore-t-il en précisant que le Centre d’Art représente 20 pour cent du loyer et qu’il y a un 30 pour cent de libre actuellement.

À cela, il ajoute que ce sont aussi les autres organisations du bâtiment qui sont mis en péril.

Guy Boutin, conseiller municipal au district numéro 4, déplore que le Centre d’art de Richmond ne prenne pas en considération les organisations qui le côtoient.

« On est capable de travailler en collaboration. Il faut faire partie d’une communauté. Il faut que le plus grand pense aux plus petits. C’est ça une communauté », affirme M. Boutin.

Assemblée générale

Mercredi soir avait lieu l’assemblée générale du Centre d’art de Richmond qui s’est transformé en rencontre d’information.

Le Couvent du Mont Saint-Patrice a invité ses membres à s’y présenter pour y manifester leurs inquiétudes.

« C’était une rencontre d’informations. Il y avait plusieurs locataires, on les a écoutés et on les a consolés du mieux que l’on pouvait. Ça fait parler leur cœur, mais c’est une décision d’affaires pour nous », a déclaré M. Pearson à la suite de la rencontre.