Le Musée de l’ingéniosité J. Armand Bombardier présente sa nouvelle exposition Nature inspirante, Techno inspirée en première canadienne. Sur la photo, on aperçoit Moana Lebel (fondatrice de l’Institut du biomimétisme), Élisabeth Warren (responsable, collections et expositions), et Carole Pauzé (directrice du Musée de l’ingéniosité).

Le biomimétisme à l'affiche du Musée Bombardier

Depuis la nuit des temps, les êtres vivants s’adaptent à leur environnement afin d’optimiser leur fonctionnement. Le Musée de l’ingéniosité J. Armand Bombardier s’en est inspiré dans sa nouvelle exposition temporaire intitulée Nature inspirante, Techno inspirée : le biomimétisme et le transport. Présentée en grande première canadienne mercredi, cette initiative du Musée demeurera un an à Valcourt avant de sillonner le pays.

Pour la première fois, le Musée de l’ingéniosité et le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke mettent leurs forces respectives en commun, soit la technologie et la nature, pour offrir aux visiteurs une expérience unique en son genre.

« Comment s’inspirer de la nature qui évolue et s’adapte depuis des milliards d’années? Voilà le thème abordé et transposé sur des moyens de transport actuels. Nous avons des choses à apprendre sur l’économie d’énergie et le souci de diminuer la pollution engendrée par nos déplacements », explique Élisabeth Warren, responsable, collections et expositions au Musée de l’ingéniosité J. Armand Bombardier.

L’exposition s’adresse aux 9 à 12 ans, mais la découverte de ce nouvel univers intéressera assurément les gens de tous les âges. Les visiteurs découvriront que les structures d’alvéoles d’abeilles sont utilisées pour les ailes d’avions où on préconise un minimum de matériaux pour un maximum de solidité, qu’un verre très résistant s’inspire de coquillages et que le système de propulsion d’une motomarine s’inspire de celle du calmar.

Les visiteurs seront à même de constater de quelle façon certaines technologies innovatrices en transport s’inspirent de concepts présents depuis des milliers d’années chez certains animaux. C’est ce qu’on appelle le biomimétisme.

Approchée dans le processus de cette aventure hors du commun, la fondatrice de l’Institut du biomimétisme de Montréal Moana Lebel s’émerveille de toutes ces similitudes dont l’humain pourrait s’inspirer dans la création et l’élaboration de nouvelles technologies.

« Le biomimétisme est de s’inspirer du génie extraordinaire de la nature pour innover, intégrer la notion de développement durable et changer nos façons de faire », explique la biologiste de formation et formée également en développement durable. Moana Lebel est aussi l’auteure du premier livre québécois sur le thème du biomimétisme.

Pour la directrice du Musée, l’exposition rejoint certainement le côté innovateur présent dans les expositions de l’établissement muséal.

« Cela apporte de la variété et une façon différente de voir le transport. L’exposition transmet un message que l’on souhaite partager qui est d’axer nos actions vers le développement durable et de faire attention à la façon dont on utilise les ressources autour de nous. La nature innove et continue de s’adapter. C’est ce que les humains doivent faire pour perdurer. Le biomimétisme est une notion qui gagnerait à être connue d’un plus grand nombre de personnes », déclare Carole Pauzé, directrice du Musée de l’ingéniosité J. Armand Bombardier en ajoutant qu’« on gagnerait à prendre exemple sur la nature ».

Une douzaine d’exemples du genre avec près d’une trentaine de spécimens naturels et technologiques sont présentés aux visiteurs qui sont invités à participer à des essais interactifs pour comprendre réellement en quoi consistent les similitudes entre les objets.

La visite se termine par une création personnelle mariant nature et technologie, s’inspirant de l’exposition en cours.