Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Le fondateur et directeur créatif du BEAM, Pierre-Philippe Côté.
Le fondateur et directeur créatif du BEAM, Pierre-Philippe Côté.

Le BEAM prend officiellement place à Saint-Adrien

Lilia Gaulin
Lilia Gaulin
initiative de journalisme local, La Tribune
Article réservé aux abonnés
Afin de souligner notamment la fin des travaux de restauration à l’église de Saint-Adrien, le Bureau estrien de l’audiovisuel et du multimédia (BEAM) a procédé à son lancement officiel virtuel mercredi en après-midi.  

En fonction déjà depuis quelques années, le BEAM met au cœur de ses priorités le développement des entreprises créatives en permettant notamment la location d’équipements et de studios d’enregistrement tout en offrant des services de soutien aux productions audiovisuelles tant nationales qu’internationales.  

Les activités du BEAM peuvent être divisées en deux volets : le hub créatif et bureau estrien du cinéma et de la télévision.  

Le hub créatif offre des espaces de travail partagé aux travailleurs indépendants pour favoriser la mise en commun de l’expertise de professionnels créatifs notamment grâce à son Sanctuaire 5.1, un grand studio d’enregistrement, de mixage et de postproduction. 

« L’objectif premier du hub créatif est de réunir des membres pour structurer l’offre en termes de talents et d’expertise sur le territoire, puis de donner cette structure qui va nous permettent de se rassembler, de travailler ensemble et développer des compétences, des projets et des idées. », a mentionné le codirecteur créatif du BEAM, Alexis Pinard, lors du lancement en ajoutant qu’il a eu un coup de cœur pour Saint-Adrien et pour l’espace de travail qu’offre le BEAM. 

L’organisme agit également comme bureau estrien du cinéma et de la télévision en offrant la location d’équipements audiovisuels et multimédias. Des courts ou des longs métrages peuvent être réalisés tout comme des vidéoclips, des séries télé, des captations en direct ou des vidéos corporatives.  

La directrice des opérations, Valléry Rousseau, souligne que la région a beaucoup à offrir en matière de lieux de tournage. « On s’est vraiment rendu compte qu’il y avait tellement de potentiel pas juste des paysages, mais des endroits insolites comme la mine. […] On s’est rendu compte que personne ne faisait la promotion de l’Estrie sauf de Sherbrooke. » 

« Milieu de tous les possibles »

Le fondateur et directeur créatif du BEAM, Pierre-Philippe Côté, explique que le projet a vu le jour à la suite d’un constat de besoins en région. « Il y a plusieurs réalisateurs et producteurs qui me contactaient parce qu’ils cherchaient des lieux inusités pour tourner [en région] », explique celui qui caractérise Saint-Adrien comme « le milieu de tous les possibles ». « On a réussi à sauver l’église et en même temps créer un projet structurant et mobilisant pour l’industrie culturelle en Estrie », ajoute-t-il.   

La culture est un levier de développement pour celui qui porte le surnom de Pilou. Il fait d’ailleurs référence à l’initiative de diversification économique de la MRC des Sources. « Je pense qu’on était vraiment rendu à un moment où on pouvait considérer l’établissement de compagnies ou d’organisations qui feraient de la culture en région, mais de calibre international », soutient-il. 

Pierre-Philippe Côté voit grand pour l’avenir. Il espère que d’autres initiatives régionales semblables à la philosophie du BEAM voient le jour dans les prochaines années.  

« Le futur dépend des actions qu’on va poser dans le présent. […] On souhaite créer un futur possible souhaitable pour nos enfants à travers l’art et la culture », note-t-il.  

Le BEAM est également ouvert aux personnes provenant de divers horizons. Deux ingénieurs de la coopérative ALTE ont d’ailleurs établi leur bureau dans l’église de Saint-Adrien.